UNE PREMIERE FOIS

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Je sortais avec Céline depuis quelques semaines, deux mois tout au plus quand, à l'occasion d'un week-end, elle m'invita chez ses parents qui étaient partis dans leur maison de campagne dans les Landes. C’était un mois de juin très chaud et comme la matinée était bien avancée, je maudissais le poids de mon équipement photo que j’avais trimbalé depuis la gare.

Comme elle travaillait à la clinique de la ville, elle avait en garde la maison familiale pour quelques jours. Nous disposions, pour nous ébattre, d'un vaste terrain de jeu : un grand jardin et de pas mal de pièces présentant de décors variés que j’espérais mettre à profit pour faire quelques photos.

Céline s'était révélée une maîtresse extraordinaire dès la première nuit que nous avions passé ensemble. Malgré son peu d'expérience, elle acceptait mes caresses avec une curiosité et un plaisir non feint. Et mes caresses, elle me les rendait de ses mains et de sa bouche pour mon plus grand plaisir, compensant son inexpérience par une aptitude à prendre du plaisir comme jamais encore je n'en avais vu.

Elle avait découvert avec moi le plaisir que la bouche d'un homme peut procurer à une femme, les plaisirs que la bouche d'une femme peut dispenser à un homme et tout ce qui pouvait procurer du plaisir l'intéressait.

Elle ne semblait pas avoir de tabous et lorsque je lui proposais de faire quelques photos chez ses parents elle accepta de bonne grâce de se transformer en modèle. Nous avions acheté pour l'occasion de la jolie lingerie qui complétait agréablement celle qu'elle possédait déjà. J'avais décidé de faire quelques clichés érotiques en lingerie dans le salon où la décoration évoquait les photos de David Hamilton et, si la séance se passait bien, de réaliser, par la suite, quelques photos de nu.

Je lui avais demandé de se maquiller, ce qu'elle ne faisait pas pour aller travailler, de se chausser de talons hauts et de se vêtir des sa lingerie favorite. Je la plaçais dans un canapé de rotin, au milieu de nombreux cousins et commençais à emmagasiner les clichés. Elle se révélait à moi sous un autre jour : celui d'une exhibitionniste qui, bien qu'assez timide encore, prenait les poses les plus aguichantes qui soient.

Je l'amenais tout doucement à se dévêtir d’avantage. Alors que nous avions commencé par de la lingerie dévoilée par les pans d'un beau peignoir entrouvert, je lui demandais d’abord de quitter le peignoir puis de dégrafer son soutien-gorge. Lorsqu’enfin elle ne conserva que son serre-taille, ses bas couleur chair et ses chaussures à talons, je pris quelques photos puis, délaissant mon appareil, je m’approchais doucement d’elle pour la prendre dans mes bras.

Nous avons fait l’amour tendrement mais intensément. Une étreinte assez rapide pour calmer notre ardeur et qui nous permettrait de consacrer plus d’attentions à nos prochains ébats. Après plusieurs jours sans nous voir du fait de son travail et des vingt-cinq kilomètres qui nous séparaient, nos retrouvailles étaient toujours marquées par l’impatience, par la volonté d’assouvir au plus vite nos envies. Ces étreintes étaient bien souvent aussi brèves qu’intenses. C’est par la suite que nous trouvions nos marques et que nous nous donnions le plus de plaisir, expérimentant de nouvelles caresses ou des situations inédites. J’avais trouvé en Céline la maîtresse idéale, sans a priori sur l’amour et sans limites sur sa capacité à prendre et donner du plaisir.

Comme nous étions en sueur tous les deux après cette séance de photo un peu particulière, c’est tout naturellement que nous nous sommes dirigés vers la salle de bain. Une douce lumière provenant d’un vasistas nous dispensait d’allumer une lampe. La couleur verte des carrelages et la clarté diffuse donnaient à la scène un côté un peu surréaliste.

Nous avons investi la baignoire et, après avoir réglé la température de l’eau à notre convenance, nous avons commencé à nous savonner copieusement l’un l’autre. Céline adorait que je m’occupe d’elle et particulièrement sous la douche. Elle adorait sentir mes mains couvertes de savon sur son corps particulièrement lorsque je m’attardais sur seins, ses cuisses et son sexe.

Son sexe était encore tout trempé lorsque mes mains s’attardèrent sur ses cuisses et sa courte toison blonde. J’étais debout dans son dos et pour mieux la caresser je me plaquais contre elle lui faisant sentir contre ses fesses mon membre en train de se dresser. La situation m’excitait au plus haut point et de la sentir glissante et trempée de nos plaisirs mêlés me mettait toujours dans tous mes états. Mon sexe était maintenant tendu à l’extrême et mes doigts déclenchaient chez Céline des vagues de frissons ne laissant aucun doute sur ce qu’elle ressentait à être ainsi caressée. Je sentais venir l’orgasme et je dus la retenir pour qu’elle ne glisse pas sous l’effet du plaisir.

Je lui murmurais à l’oreille qu’elle était splendide dans son plaisir et qu’elle m’excitait follement.

A ces mots, elle se frotta un peu plus contre moi et posa sa tête sur mon épaule pour bien marquer son plaisir de m’entendre dire de telles choses.

Elle m’offrait ainsi son cou et ses lèvres que je picorais durant quelques instants pendant qu’elle s’emparait de mon sexe placé entre ses fesses.

Encouragé par ce premier orgasme, je lui susurrais doucement que ses fesses me faisaient une envie folle depuis notre première nuit.

Si Céline avait expérimenté et aimé qu’un de mes doigts s’insinue dans cette porte étroite nichée au creux des ses fesses, c’était en général lorsqu’elle me chevauchait. Jamais encore ses fesses n’avaient été pénétrées plus avant mais je savais qu’elle y songeait maintenant comme quelque chose pouvant lui donner un nouveau plaisir et qu’elle ne refuserait pas d’essayer.

Je lui demandais donc si elle m’autorisait à la caresser à cet endroit-là.

Elle me donna son accord à condition que je sois très doux car elle avait un peu peur d’être très fragile. L’ayant assuré de mon extrême attention, j’enduisis mes mains de gel douche et entamais mes caresses sur les deux globes de ses fesses. Je la savonnais copieusement et m’approchais tout doucement de ce petit trou qui me faisait tant envie. Je commençais par en faire doucement le tour pour qu’il s’habitue à la présence de mon doigt. Je sentis une légère crispation lors du premier contact mais, au fur et à mesure des caresses, je sentais que Céline se détendait et m’ouvrait petit à petit la porte.

J’introduisis en premier mon petit doigt bien savonné qui pénétra sans aucune difficulté comme je l’avais déjà fait par moment pendant les folles chevauchées qu’elle s’offrait sur mon ventre. La sensation n’était pas totalement nouvelle pour elle mais elle se crispa un peu lorsque je commençais aller et venir entre ses fesses.

Je la rassurais en lui murmurant quelques mots doux et elle détendit très vite, semblant prendre un plaisir certain à être ainsi le centre de toutes mes attentions. Je lui demandais alors de se pencher un peu en avant. Je retirais mon doigt pendant qu’elle s’exécutait.

J’avais maintenant une vue unique sur mon nouveau terrain de jeu dont je pris possession d’un index plus autoritaire mais surtout plus gros. La réaction de Céline ne se fit pas trop attendre : le premier moment de surprise passé, elle se laissa aller à cette sensation qui semblait tant lui plaire. Pour mieux me confirmer dans mon impression, je sentais les muscles de ses fesses se détendre en même temps qu’elle me gratifiait de ses premiers gémissements.

Je retirais doucement mon index déclenchant une contraction des muscles dans l’intention de me retenir. Je résistais à la tentation de me réintroduire en elle et achevais de me retirer.

Je sentis sa déception dans le regard qu’elle me lança lorsqu’elle tourna la tête vers moi. Je la rassurais d’un sourire et posais mon majeur en plus de mon index sur son petit trou.

Je pénétrais très doucement en elle car elle n’avait jamais encore été prise par quelque chose d’aussi large. Tout se passa fort bien car elle était maintenant totalement détendue. Je commençais à remuer tout doucement en elle, alternant les allez-retours et les mouvements de ciseaux pour l’ouvrir encore d’avantage.

Céline semblait apprécier de plus en plus le traitement qu’elle subissait, ses gémissements étaient là pour me le confirmer. Elle accompagnait maintenant mes mouvements de coups de fesses qui me faisaient pénétrer en elle chaque fois un peu plus. J’étais obligé de contorsionner ma main pour pouvoir aller bien au fond d’elle et les articulations de mes doigts étaient soumises à rude épreuve tant par la position que par la pression qu’exerçaient les muscles de Céline.

Soudain, alors que j’étais sur le point de me retirer pour me masser la main, Céline se mit à trembler comme jamais je ne l’avais vu faire encore. Elle se baissa encore un peu façon à agripper les rebords de la baignoire pour ne pas tomber et, tremblant toujours, elle laissa monter lentement son orgasme.

Jamais encore, elle n’avait crié avec tant de force. Peut être jusqu'à présent s’était-elle retenue par crainte des voisins dans nos petits studios toulousains ; peut être se lâchait-elle enfin dans la grande maison vide que nous occupions ? Quelle que soit la réponse à cette question, ses cris résonnaient dans la salle de bain et mes doigts entre ses fesses en étaient les seuls responsables. Ses " Ho oui " faisaient écho à ses " Encore " en des crescendo successifs qui semblaient ne jamais vouloir prendre fin.

Elle s’arrêta pourtant au bout d’une minute ou deux, peut être moins mais le temps ne semblait ne plus avoir la même composition lorsque nous faisions l’amour. J’aurais voulu que cela dure plus longtemps encore tant son plaisir me donnait de satisfaction mais il me fallait bien me retirer avant qu’elle ne défaille.

Je la laissais se remettre un peu avant de rincer son corps plein de mousse et de l’envelopper dans une grande serviette de bain. Je la séchais doucement en la serrant contre moi et, sentant son corps sans force contre le mien, je compris combien elle était épuisée. Je plaçais alors ses bras autour de mon cou et la soulevais pour l’emmener dans la chambre où nous avions décidé de nous installer.

Je la glissais nue dans le lit et, à peine avais-je rabattu les draps sur elle qu’elle s’endormit comme une enfant.

Auteur:Céline