Corinne 3

3ème partie

Nathalie fit monter Corinne dans sa voiture et démarra. Cette dernière se sentait bizarrement comme prise en faute alors qu'elle n'avait rien à se reprocher. elle n'osait pas croiser le regard de sa chef et sentait qu'elle avait intérêt à ne pas la décevoir. Ce week end était en effet une chance pour elle et c'est là sûrement que se déciderait son sort dans la société.

Nathalie était plus séduisante que jamais, et sa sensualité débordait, faisant contraste avec la réserve de Corinne. Nathalie s'était déchaussée pour conduire et sa conduite pieds nus était symbolique de la liberté naturelle qui émanait de cette femme et que Corinne admirait.

Les deux femmes ne parlèrent pas beaucoup durant le trajet, sauf quand Nathalie posa affectueusement la main sur le genou de Corinne en lui disant : " Tu verras tu vas te plaire, mais je t'en prie décoince toi" , et sa main posée sur le genou quelques secondes et qui, en le quittant, avait légèrement remonté le long de la cuisse, avait considérablement troublé Corinne qui s'était sentie soudain comme possédée par sa patronne, et avait ressenti une envie bizarre de se jeter à ses pieds, elle si réservée, une envie subite, incontrôlée, et vite étouffée, car le carcan de son éducation bien bourgeoise était bien ancré en elle depuis toute petite.

Elles arrivèrent enfin et Corinne découvrit avec émerveillement une maison de maître du XIXème dans un parc arboré. Corinne se détendit un peu et se dit qu'elle avait une chance inouïe et qu'il ne fallait pour rien au monde rater cette opportunité de devenir en quelque sorte la "chouchoute" de cette femme influente et en plus agréable quand elle le voulait. Elle savait pourtant être odieuse et hautaine avec ceux qu'elle avait dans le "collimateur".

Et pour rien au monde Corinne n'aurait voulu faire partie de ceux-là, tellement cette femme savait être dure et inflexible quand elle le décidait.

Elles descendirent de la voiture, Nathalie fit faire le tour de la demeure à Corinne et ils arrivèrent à une image de rêve, une piscine oui mais une piscine entourée d'une végétation luxuriante dans un cadre digne des plus grands châteaux. Corinne en était subjuguée. Nathalie dit : "Je vais chercher l'apéritif déshabille toi et installe toi je reviens".

"Mais je n'ai pas de maillot Madame".

Le regard de Nathalie glaça Corinne :"Tu ne vas tout de même pas me dire que tu as besoin d'un maillot, nous sommes entre nous ici, si tu veux faire partie de mon équipe, il ne doit y avoir aucune pudeur entre nous, je reviens dans 5 minutes et j'espère que tu seras nue"

elle pivota et partit. Corinne sentit que sa remarque avait créé une distance avec Nathalie, le ton avait changé, et Corinne se rendit compte qu'elle ne supportait pas que sa maîtr... pardon sa chef soit en froid avec elle, et qu'elle ferait n'importe quoi pour lui faire plaisir.

Et elle qui était d'une pudeur sans égale, et malgré la gêne qui s'était insinuée dans son esprit avec cette dernière parole :"J'espère que tu seras nue", qui n'avait plus rien à voir avec des phrases d'une patronne à son employée, et qui la troublait profondément jusque dans sa chair, elle se surprit à de dévêtir entièrement

et à s'allonger tout en espérant que sa chef serait contente d'elle quand elle reviendrait.

Mais pourquoi donc en pensant à Nathalie, le mot de maîtresse avait il surgi dans son esprit?
Elle souriait en y pensant et se souvenait d'une maîtresse de CE 2 qui s'appelait aussi Nathalie et qui lui avait infligé des punitions terribles en l'obligeant à rester 1 heure à genoux mains sur la tête au coin de la classe.

C'était étrange car ce rapprochement entre ces deux femmes créait en elle une sensation agréable et même, une douce chaleur qui l'inondait antre ses cuisses. mais son éducation reprenant toujours le dessus, Corinne chassait toujours de son esprit ce qui apparaissait pour elle comme de mauvaises idées.

Elle fut tirée de ses rêves par Nathalie qui arriva avec un plateau qu'elle posa sur une table, elle était entièrement nue, souriante. Corinne eut à peine le temps d'admirer ce corps magnifique, ces seins parfaits avec des tétons roses et pointus, et un sexe épilé sous un ventre merveilleusement plat et au dessus de jambes d'une finesse inégalée, que Nathalie dit : Je te présente Cédric, mon mari, et Corinne vit un homme d'une quarantaine d'années, souriant, entièrement nu lui aussi, qui lui dit: "Bonjour Corinne, Nathalie m'a beaucoup parlé de vous, je vous souhaite la bienvenue chez nous, vous allez passer le plus beau week end de votre vie, si vous le voulez bien".

Corinne se redressa et tenta maladroitement de cacher son sexe et ses seins mais pour serrer la main qui lui était tendue il fallait bien qu'elle se dévoile, elle se sentit ridicule. Nathalie intervint fermement en lui prenant les deux mains : Arrête de te cacher Corinne tu es très belle, tu ne vas pas te cacher tout le week end, montre toi, elle lui tint les deux bras derrière le dos mi-sévère, mi-rieuse, et dit : Cédric, je te présente Nathalie, qui va devenir ma principale collaboratrice.

Corinne se trouva stupide d'être si pudique et se dit qu'elle vivait un rêve, devenir l'assistante de Nathalie, elle sourit à Cédric et surmonta sa honte; cette sensation d'être exhibée la gênait mais l'excitait aussi, de façon incontrôlable.

Cédric la regarda des pieds à la tête, sans gêne et avec insistance et lui fit un léger baiser sur les lèvres, que Corinne n'osa pas esquiver, et Nathalie dit : "Maintenant, buvons".....

Auteur:Bernard

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