Les Origines de la Saga des esclaves au Château du Marquis d'Evans(140)

- Année 1784 : Jeux d'Hiver (2/2) : un nouveau livre pour Le Marquis

Lassés de la banalité du plaisir que leur procurait le jeune esclave, Les Marquis
d'Evans et de Sade s'ennuyaient quelque peu... Il est vrai que l'hiver était long.
Mais un courrier parvint un matin par la malle-poste qui avait fait halte au village.
Un jeune garçon a été chargé de courir jusqu'au Château afin de remettre en mains
propres l'épaisse liasse de papiers dûment cachetée de cire rouge, marquée du sceau de
la Famille des Evans (2 lions redressés sur leurs pattes). Lorsque le gamin se
présente devant Le Marquis, il ôte son chapeau et tend respectueusement le paquet au
Maître des Lieux... ce dernier s'en empare... A la seule vue du sceau qui clôt cette
épaisse missive, Il sait déjà d'où elle vient et de qui elle émane... Le Marquis en
ressent une vive émotion, comme une onde de désir qui Le traverse. A tel point que
Sade s'approche de Lui, comme pour Lui porter assistance. Mais le Marquis d'Evans
l'écarte d'un sourire...

- "Rassurez vous Mon Ami ... Tout va bien. Mais je gage que ce courrier va très vite
rendre cette fin d'année bien plus chaude et débridée que nous ne pouvions craindre !"

Puis, jetant une pièce d’or au garnement qui s'en saisit au vol, le Marquis regagne
l'intérieur du Château en compagnie de Son Ami...

Au cours des jours qui suivent, l'activité est intense au sein du Château. La
domesticité se hâte pour nettoyer, ranger, dépoussiérer, plus encore que d'habitude.
Et les esclaves sont toutes et tous libérés de toute autre tâche que de participer à
la mise en oeuvre des interventions qui doivent faire Du Château le plus accueillant
des lieux. Sous la houlette des valets les plus sévères, c'est au bruit des
claquements de fouets que les esclaves travaillent d'arrache-pied... constitués en
équipes de jour et équipes de nuit, afin que pas un instant ne soit perdu dans la
préparation d'un événement dont nul n'est informé mais qui semble tenir
particulièrement à coeur le Marquis d'Evans. Même De Sade demeure dans l'expectative,
car, Lui a dit son Ami, la surprise n'en sera que plus délectable. Aussi, l'hôte
permanent d'Evans ronge son frein, s'interrogeant sur l'événement qui peut ainsi
mettre en émoi tout l'univers dans lequel il s'est si bien intégré depuis que son Ami
d'Evans l'a soustrait à un funeste destin. Bien sur, Ses deux si dévouées esclaves,
justine et juliette, demeurent auprès de Lui, afin de combler le moindre de Ses
désirs... Retiré souvent dans ses quartiers, tant l'hyper activité qui règne dans le
moindre recoin lui porte sur les nerfs, le Marquis de Sade ne cesse de jouir de ses
deux soumises, ou de savourer le spectacle des deux jeunes femmes se livrant aux plus
complexes des pratiques saphiques. Par jeu, il a même convoqué un jour Kilima et
Njaro, que Le Marquis d'Evans lui a complaisamment prêtées, afin d'organiser une sorte
de compétition d'esclaves.

- "MMmhh j'adore les contrastes entre ces peaux noires et blanches" se délecte Le
Marquis,

Tandis que les corps des quatre femelles s'enlacent et s'entremêlent... Il leur a fixé
un but, elles doivent se livrer aux caresses et attouchements les plus lubriques, en
usant de leurs bouches, de leurs mains, de n'importe quelle partie de leurs corps,
afin de faire jouir leurs rivales... Ainsi, enchevêtrées comme un nid de vipères, les
quatre esclaves femelles s'activent afin d'obtenir les gémissements de plaisir de
l'une des deux autres... Noires et blanches mêlées, le visage de justine plongé entre
les cuisses de Kilima fouillant de sa langue douce et veloutée la grotte humide de la
négresse, tandis que Njaro tout en léchant les tétons de juliette fouille de ses
doigts prestes la chatte de justine... C'est avec avidité que les quatre femmes se
léchent, se caressent, se doigtent... il n'y a plus aucune limite à leurs tentatives
pour obtenir le râle extasié de l'une des deux autres concurrentes... Car le Divin
Marquis a été formel, les trois premières qui jouiront seront fermement fouettées,
tandis que la dernière aura le privilège d'être nourrie de La délectable Semence Du
Divin Marquis ! Nul ne sut jamais quelle avait été la conclusion de ce tendre et
lubrique affrontement... Car Le Marquis de Sade gardait pour Lui les incroyables
contorsions et gestes pornographiques dont les quatre femelles lui avaient offert
l'inoubliable spectacle durant plusieurs heures, car toutes tellement expérimentées,
elles avaient su retenir interminablement leur plaisir jusqu'aux plus extrêmes
limites, jusqu'au moment où n'y pouvant plus rien, elles avaient, l'une après l'autre
laissé s'exhaler dans une véritable explosion de leurs corps livrés à une jouissance
sans bornes... justine avait même frôlé la pâmoison, agitée de soubresauts lorsqu'une
onde irrépressible de plaisir s'était saisie d'elle tandis que kilima, mordillant son
téton et les doigts plongés entre ses cuisses, ne l'avait plus lâchée avant que la
petite blanche n'aient hurlé son plaisir et reconnu sa défaite...

Les jours sont passés et le calme est revenu dans Le Château. Tandis que la journée
avance, Le Marquis d'Evans a pris place dans Le Grand Salon Du Château. Son haut
fauteuil, presque un trône, a été installé sur une estrade, avec à sa droite un siège
pour son Ami de Sade. La soirée sera"intime", car Le Maître des Lieux ne souhaite pas
partager ce moment, sinon avec Celui qui partage désormais Ses plus intimes secrets.
Le Sire d'Evans n'a rien révélé à Son Ami, préférant lui ménager la surprise de cet
événement qui L'enthousiasme... Installés, les Deux Seigneurs laissent leurs pieds
reposer sur le ventre des esclaves allongés sur le sol tels des paillassons, tandis
que d'autres esclaves se relaient afin qu'Ils ne manquent jamais ni de mignardises à
grignoter ni de vins capiteux pour séduire leurs palais habitués aux plus savoureux
nectars. Enfin, après de longs moments, une étrange musique s'élève de derrière un
rideau, une étrange mélopée, aux sons qui ne correspondent à rien de ce que de Sade a
déjà pu entendre. Des sons à la fois aigres et harmonieux, surprenants mais aussi très
envoûtants. Peu à peu, les sons emplissent la vaste salle, comme d'étranges serpents
qui se loveraient autour des colonnes, qui prendraient peu à peu possession des lieux
et des esprits... quelque chose d'insidieux, s'insinuant dans le moindre recoin...

Deux esclaves écartent les pans du lourd rideau de velours épais et apparaît un
orchestre aussi étrange que la musique qu'il distille. Des hommes à la peau bistre,
parcheminée soulignant leur grand âge, vêtus d'amples tuniques aux couleurs vives et
portant un turban sur la tête... Tandis que l'entêtante musique se poursuit, deux
esclaves ouvrent la lourde double porte donnant sur le couloir principal du Château...
Alors, suivant de leurs corps ondulants le rythme de la fascinante mélodie, entrent
huit femmes nues... leurs corps sont entièrement nus et dénués de toute pilosité...
par contre, un anneau d'Or perce leur narine, supportant une très fine chaîne d'or qui
descend entre les seins, se séparant en deux pour rejoindre d'autres anneaux perçant
les deux tétons, puis les deux parties se rejoignant à nouveau au niveau du nombril
pour descendre en une seule chaîne au plus profond de l'intimité de chaque femelle,
rejoignant peut-on supposer un ultime anneau perçant les chairs les plus intimes de
chacune de ces danseuses esclaves à la peau tout aussi sombre que celle des musiciens.

Les huit femelles aux cheveux d'un noir de geai, huilés et plaqués, réunis en longues
nattes dans leurs dos, jusqu'à frôler le bas de leurs reins, à la naissance des
fesses, dansent voluptueusement, adaptant leurs attitudes aux accents de la musique...
avec grâce, elles s'avancent jusque devant l'estrade et se livrent à des mouvements
dénués de toute pudeur, ouvrant largement leurs cuisses afin d'offrir une vue
plongeante sur leurs sexes parfaitement épilés, dont les chairs roses se détachent
merveilleusement entre la peau brune de leurs cuisses musclées. Seules ou par deux,
elles se livrent à des contorsions fascinantes pour Les deux Seigneurs qui apprécient
cette danse obscène mais élégante, dont la concupiscence est allégée par la légèreté
des mouvements effectués... puis, peu à peu, la musique s'accélère, les danseuses
entrent dans une sorte de transe et leurs gestes luxurieux deviennent plus directs
encore... la danse est envoûtante, et Les deux Marquis savourent ce spectacle aussi
excitant qu'exotique... Ils suivent les mouvements saccadés et d'un érotisme
paroxysmique avec passion, lorsque, tandis que les danseuses se sont organisées en un
vaste cercle dégageant un grand espace au coeur de la pièce, un grand battement de
tambour emplit la salle... Et tout s'arrête !

Plus un son, et les danseuses se sont immobilisées dans la position qui était la leur
au moment où la musique s'est arrêtée. Les Deux Marquis sont fascinés de voir les
positions incroyablement inconfortables dans lesquelles certaines ont mis fin à leur
mouvement. Pourtant, toutes sont telles des statues... immobiles, silencieuses,
formant un cercle de corps nus et de sexes exhibés sans aucune pudeur...Par la grande
porte demeurée ouverte, s'avance alors un étrange cortège, formé de jeunes femmes et
jeunes gens nus, tous de la même origine que les musiciens et danseuses. Ils portent
tous des présents qu'ils viennent déposer aux pieds Du Marquis d'Evans... Objets en
or, bijoux d'or et de pierres précieuses, peaux d'animaux inconnus, étoffes des plus
beaux satins, coffrets en bois précieux, tapis enroulés mais laissant deviner de
chatoyantes couleurs, tout cela vient former un énorme tas d'un luxe et d'une valeur
incommensurables devant l'estrade... Ce n'est qu'alors que tous se tournent vers la
porte et que celle que Le Marquis d'Evans attendait fait son entrée...

Une femme au port Noble s'avance... elle porte une robe toute en dentelle noire...
d'une sobre élégance mais qui, si elle recouvre tout le corps, n'en dissimule rien car
la dentelle est d'une finesses extrême et que son dessin laisse deviner la moindre
courbe d'un corps parfait... Montée sur des talons vertigineux, la femme s'avance
lentement, son visage dissimulé par un loup de la même dentelle que sa robe. Ses
cheveux ont été rassemblés en un savant chignon et sont enserrés dans des perles
noires brillantes d’éclats et des plumes de la même couleur. Cette femme mystérieuse
avance avec un déhanché sublime, mettant en valeur les formes de son corps... les
courbes de ses seins et de ses hanches, la finesse de ses cuisses et de sa taille, la
finesse de ses épaules... Dans le plus absolu silence, la femme s'avance jusqu'au pied
de l'estrade. Elle tient entre ses mains un très épais rouleau d'un papier qui semble
plus ancien encore que les plus vieux parchemins. Parvenue au terme de son avancée,
elle s'agenouille et se prosterne face Au Marquis …

- "Mon Seigneur, Maître de ma vie, Votre esclave est de retour riche d'enseignements
qu'elle sera profondément honorée de Vous révéler "

Le Marquis d'Evans se lève et quittant l'estrade, saisit la main de la femme afin
qu'elle se relève...

- "Bienvenue à toi, mon esclave... Bienvenue Laetitia" dit-il...
- "Merci mon Seigneur Vénéré, répond-elle, je suis allée comme Vous me l'aviez ordonné
jusqu'aux confins du monde... j'y ai rencontré les plus grands savants et appris tous
les secrets de l'Inde la plus mystérieuse... j'y ai été initiée aux pratiques les plus
étranges, appris à prodiguer aux hommes comme aux femmes, les plus intenses des
plaisirs... Et comme Vous le vouliez absolument, j'y ai acquis le plus précieux des
documents"
- "Tu l'as ! ?" s'enthousiasme Le Marquis, tu as pu le ramener ?"
- "Oui mon Seigneur, (laëtitia tend son épais rouleau Au Marquis) voici le plus ancien
parchemin du KâmaSutra, l'art de l'Amour le plus complexe et le plus étrange qui soit.
Le Maharajas de d'UttarPradesh a bien voulu me le céder lors de mon passage à
Pondichéry, alors que plusieurs Lords anglais étaient à sa recherche"

Le Marquis se saisit du rouleau, caresse le visage de celle qui vient de le lui
remettre...

- "As-tu été... initiée ?"
- "Oui mon Seigneur, comme Vous le vouliez. Le Maharaja m'a emmenée dans sa lointaine
contrée et là, j'ai été livrée aux prêtres d'une étrange religion entièrement basée
sur le plaisir et l'orgasme... Durant plusieurs mois, j'ai été initiée à chacune des
64 positions qui constituent l'un des chapitres de ce merveilleux recueil. Chaque
jour, je devais mettre en pratique ce qui m'avait été appris la veille, avec chacun
des moines et si j'échouais, j'étais battue. Et le lendemain, je recommençais...
jusqu'à ce que ma pratique soit parfaite et harmonieuse. Lorsque tous les moines
étaient pleinement satisfaits de ma pratique et avaient tiré jouissance de mes
services, alors je pouvais passer à la suite."
- "Eh bien ma chère, voilà bien des choses qu'il va falloir me faire découvrir", lui
dit le Marquis...

(à suivre)

Auteur:Marquis d'Evans

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