Les deux Sylvie 7
La femme aveugle
Sylvie Duguay se remémorait mes instructions pendant qu'elle faisait son entrée dans la conciergerie à la porte de laquelle je venais de la déposer. Avisant le panneau d'appel de l'intercom, elle actionna le bouton de l'appartement désigné sans proférer la moindre parole. A l'autre bout non plus, ce fut le silence, mais Sylvie perçut le timbre de l'ouvre-porte automatique qu'on venait d'actionner. Elle s'empressa de pousser le battant, puis elle s'attarda quelques instants dans le hall d'entrée avant de s'orienter vers l'ascenseur. L'ayant facilement repéré, elle l'appela d'une pression sur le bouton de commande. Quelques secondes plus tard, les portes s'écartaient pour révéler une cabine en tout point semblable aux ascenseurs typiques de ces bâtiments communs. Sylvie s'y engouffra et elle appuya sur la touche du dernier étage ainsi que je le lui avais indiqué. Quand les portes se séparèrent de nouveau sans qu'elle ait rencontrer âme qui vive, Sylvie quitta l'ascenseur et se dirigea vers la gauche, comptant machinalement les portes des logements. Elle s'arrêta devant celle correspondant à l'unité qu'elle avait signalée dans le vestibule.
Sentant les battements de son coeur s'accélérer, Sylvie posa la main sur le bec-de-cane de la porte et elle pesa dessus. Contre toute attente, celui-ci ne résista pas et la porte roula silencieusement sur ses gonds, découvrant un décor chaleureux, mais apparemment exempt de présence humaine. La jeune femme rousse s'insinua dans l'embrasure sans faire de bruit, puis elle referma la porte qu'elle prit soin de verrouiller.
Sylvie Duguay se dirigea du côté des pièces de nuit, trouvant sans peine son chemin grâce à mes indications précises. Son coeur battant la chamade, au paroxysme d'une excitation non feinte, elle parvint à l'entrée de l'unique chambre du logement. Le spectacle qui s'offrit à elle correspondait point pour point à ce que je lui avais décrit et auquel j'avais autrefois assisté. Le corps nu d'une jeune femme aux longs cheveux blonds était étendu sur le lit, dans une position d'offrande charnelle totalement obscène. On ne pouvait voir qu'une partie de son visage car elle était aveuglée par un large bandeau opaque. Ses mains disparaissaient sous elle car elle les avait entravés volontairement pour se soumettre.
S'attardant à ne pas faire le moindre bruit qui aurait pu renseigner Monique sur la substitution, Sylvie pénétra dans la chambre; heureusement, l'épaisse moquette lui facilitait la tâche. Parvenue au bord du lit, elle parcourut des yeux le corps dénudé, imaginant sans peine les actions qui allaient suivre.
Même si personne ne pouvait la voir faire, pas plus Monique que qui que ce soit d'autre, Sylvie se prépara à effectuer un strip-tease complet. Elle se cambra sur ses jambes bien campées, puis elle déboutonna sa blouse dont elle écarta les deux pans, faisant jaillir son soutien-gorge noir. Elle dégraffa sa jupe qu'elle fit passer par-dessus la tête avant de finir de retirer son chemisier. Sylvie s'affaira ensuite à enlever ses bas et son porte-jarretelle qu'elle jeta sans façon par terre. Ne portant plus que ses sous-vêtements noirs et ses escarpins, elle se rapprocha du bord du lit.
Sylvie regretta que Monique ne puisse assister à sa prestation finale, mais je lui avais donné des instructions très claires à ce sujet. Il fallait que la surprise soit totale pour la jolie blonde. Jusqu'au dernier moment, elle devait croire à une répétition de ma précédante visite mystérieuse.
Sylvie abaissa donc les bretelles de son soutien-gorge pour faire émerger ses seins du sous-vêtement, puis elle l'ôta résolument. Suivit aussitôt la culotte brésilienne qui chuta sur les chevilles.
Monique devait commencer à se demander ce qui retardait mon arrivée car elle commença à haleter d'impatience. Sylvie se caressa un moment devant elle, les seins et le sexe, pour accélérer la montée de son plaisir. Puis, n'y tenant plus, elle escalada le lit et elle se jeta sur la jeune femme.
Comprenant alors que ce corps doté d'attributs aussi féminins ne pouvait appartenir à celui qu'elle attendait avec impatience, Monique étouffa un cri d'effroi et de peur introspective.
- Qui... qui êtes-vous? demanda-t-elle d'une voix mal assurée.
Sylvie Duguay se redressa légèrement, poussant ses seins sur ceux de la blonde en forme de poires qui s'évasaient sous la poussée et elle trancha:
- Tais-toi! Je suis ici pour te donner du plaisir et c'est tout ce que tu dois savoir.
Se limitant à ces quelques mots, du moins pour le moment, Sylvie entreprit de caresser sa partenaire avec toute la science qu'elle avait acquise de sa seule relation homosexuelle avec Caroline. Cette fois, cependant, c'était elle qui avait le gros bout du bâton.
Sylvie s'attarda longuement aux grosses mamelles s'aidant à la fois des mains et de sa bouche. Les seins s'érigèrent en réponse à la sollicitation et la rousse mordilla les mamelons entre ses dents, lui arrachant des soupirs voluptueux. Délaissant momentanément la poitrine, Sylvie s'attaqua à la vulve dont elle sépara les lèvres du bout des doigts, enfonçant deux d'entre-eux le plus profondément possible. Monique se mit à gémir de plaisir et elle mouilla abondemment. Sylvie poursuivit sa masturbation jusqu'à ce que sa partenaire atteigne un premier orgasme, puis elle l'obligea à se retourner à plat-ventre. Sylvie palpa les fesses comme si elle voulait les masser, mais elle se hâta de passer à des jeux plus sérieux. Elle sépara les deux globes pour faire apparaître le petit trou qu'elle s'empressa de lécher avidement. Sous l'attaque, Monique se crispa, mais elle mouilla de nouveau et elle se livra au contact bucal avec complaisance. Lorsqu'elle se sentit à court de salive, Sylvie substitua un index à sa langue et elle l'enfonça sans prévenir dans l'anus de sa partenaire, l'agitant en arrondissant la corolle du rectum ce qui causa un nouvel orgasme à la blonde.
Au fur et à mesure, Sylvie Duguay était bien forcée de constater que Monique se livrait totalement à elle, sans jamais tenter de se rebiffer. Il semblait donc qu'elle s'abandonna librement au jeu qui lui était imposé. Sylvie regretta un moment que je ne sois pas présent pour filmer la scène, mais il avait été décidé que je resterais à l'écart, du moins pour cette fois-là. Elle allait devoir me relater toute l'expérience de mémoire, en omettant aucun détail.
Sylvie décida que Monique avait suffisemment profité du plaisir et qu'il n'était que simple justice qu'elle en bénéficia à son tour. Elle délaissa donc le postérieur de la jolie blonde et elle vint se poster au-dessus du visage masqué, le sexe offert.
- A toi de me procurer du plaisir, maintenant! siffla-t-elle.
Monique eut un haut-le-coeur en humant le parfum âcre de la chatte en chaleur.
- Je n'ai jamais... fait ça, s'excusa-t-elle.
- Tu n'as rien à craindre, répliqua Sylvie. Comme tu ne peux te servir de tes mains, je vais m'ouvrir les lèvres moi-même et tu n'auras qu'à lécher et sucer...
Sans attendre, Sylvie se fendit la vulve des deux mains et elle descendit sur la bouche qui s'arrondissait et où elle vit pointer timidement le bout de la langue. Le premier contact de celle-ci avec ses muqueuses engendra une vague de plaisir dans son vagin, mais la blonde hésitait à pousser plus avant.
- Continue, lui demanda Sylvie. Donnes des petits coups de langue!
Malgré la répulsion que lui occasionnait un tel tâtonnement, Monique obéit. Rapidement, elle prit de l'assurance et elle trouva le clitoris qui s'érigea sous le baiser intime. Ses succions se prolongèrent un moment et alors qu'elle se sentait partir, Sylvie s'échappa de l'étreinte pour se retourner tête-bêche en haletant:
- Maintenant, faisons-le en même temps!
Le sexe de nouveau plaqué sur la bouche de Monique, lui livrant de surcroît l'odeur de son cul, Sylvie s'empressa d'honorer de nouveau la chatte de sa compagne. Elle, elle pouvait utiliser ses mains et elle ne s'en privait pas; les doigts écartelaient la fente comme pour en déchirer les parois visqueuses. Modulant leurs caresses, les deux femmes se stimulèrent mutuellement longuement, ne s'arrêtant que lorsqu'elles sentaient monter un orgasme qu'elles voulaient retarder le plus longtemps possible. Le 69 dura une bonne demi-heure avant qu'elles ne jouissent ensemble, dans un même élan passionné où se mêlèrent leurs cris.
Sylvie Duguay allait se rhabiller lorsque Monique lui demanda de lui détacher les mains. J'avais pris soin d'indiquer à Sylvie de n'en rien faire, assuré que le lien n'en était pas vraiment un et qu'elle pourrait se libérer facilement toute seule. Ignorant ces instructions, Monique s'était retournée pour montrer ses poignets attachés. Pour la première fois, Sylvie remarqua qu'ils étaient entravés par des menottes dont elle n'aurait vraisemblablement pu se défaire sans secours; perplexe, elle se demanda quoi faire.
- Les clefs sont dans la salle de bain, expliqua Monique, croyant à tort que l'inconnue s'inquiétait de leur absence.
Décidant qu'elle ne pouvait la laisser ainsi, Sylvie laissa tomber les sous-vêtements qu'elle s'apprêtait à passer, par terre et elle dit:
- Tu dois me jurer que tu n'essaieras pas d'enlever ton bandeau pour voir de quoi j'ai l'air, compris?
Monique hocha la tête avec assentiment en répondant:
- C'est juré!
- Bon, allons chercher ces fameuses clefs!
Sylvie Duguay obligea la blonde à se lever du lit et elle la conduisit dans la salle de bain. Les clefs, bien en évidence, trônaient sur la coiffeuse. Sylvie allait s'en saisir lorsque Monique déclara:
- Je voudrais pisser, s'il-te-plaît, j'ai trop envie... Tu veux bien m'aider?
Sylvie ignorait où la blonde voulait en venir, mais elle l'installa sur le cabinet d'aisance, les jambes bien écartées et les mains toujours menottées dans le dos.
Rouge de honte, Monique relâcha aussitôt un jet jaunâtre trop longtemps retenu qui frappa la cuvette avec un petit bruit cristallin.
- Je croyais bien devoir faire ça devant un homme, dit-elle en riant honteusement.
Sylvie comprit qu'elle avait planifié cette petite exhibition et que le jeu des clefs n'était finalement destiné qu'à l'entraîner dans la salle de bain.
- Tu veux m'essuyer, s'il-te-plaît? demanda-t-elle encore.
Sylvie déchira quelques morceaux de papier hygiénique du rouleau voisin et elle insinua la main sous la vulve de Monique qu'elle tamponna doucement, recueillant quelques gouttes d'urine. Trop mince, le papier fut traversé par le liquide et elle eut les doigts mouillés. Sylvie décida de punir Monique pour son exhibition audacieuse. Elle lui mit les doigts sous le nez et elle lui dit:
- Tu sens l'odeur de ta pisse?
La blonde sentit sa gorge se nouer en reconnaissant le parfum musqué de l'urine.
- Oui, répondit-elle.
- Lèches! exigea Sylvie avec une voix mauvaise qui n'admettait pas de réplique.
Monique mit quelques secondes pour obéir ce qui força Sylvie à lui mettre les doigts humides sur les lèvres. Jugeant inutile d'essayer de s'esquiver, la blonde ouvrit les lèvres et sortit la langue qu'elle posa sur les doigts brandis, lapant le jus acidulé.
Satisfaite, Sylvie aida Monique à se relever, puis elle lui fit faire demi-tour pour avoir accès aux poignets qu'elle libéra des menottes à l'aide des clefs. Préférant lui rappeler son serment, elle lui dit:
- Souviens-toi, tu ne dois pas tenter d'enlever ton bandeau!
- J'ai promis, fit la blonde.
- Bon, mets-toi à genoux!
- Pourquoi?
Sylvie Duguay émit un petit rire avant de répliquer:
- Parce que je veux me rappeler de ton joli derrière...
Monique s'agenouilla et offrit son postérieur à la vue de l'inconnue. Elle semblait quémander une caresse, mais Sylvie s'avisa qu'il se faisait tard.
- Je dois partir, s'excusa-t-elle.
- Déjà? fit l'autre, déçue.
- Oui.
- Vous reviendrez?
Sylvie poussa un soupir avant de rétorquer:
- Je l'ignore. Cela dépendra de lui...
Folle de curiosité, Monique ne put s'empêcher de demander:
- De qui s'agit-il? De Michel?
Sylvie recula vers la porte de la salle de bain qu'elle entrouvrit avant de conclure:
- Cela dépend de notre Maître!
Sentant les battements de son coeur s'accélérer, Sylvie posa la main sur le bec-de-cane de la porte et elle pesa dessus. Contre toute attente, celui-ci ne résista pas et la porte roula silencieusement sur ses gonds, découvrant un décor chaleureux, mais apparemment exempt de présence humaine. La jeune femme rousse s'insinua dans l'embrasure sans faire de bruit, puis elle referma la porte qu'elle prit soin de verrouiller.
Sylvie Duguay se dirigea du côté des pièces de nuit, trouvant sans peine son chemin grâce à mes indications précises. Son coeur battant la chamade, au paroxysme d'une excitation non feinte, elle parvint à l'entrée de l'unique chambre du logement. Le spectacle qui s'offrit à elle correspondait point pour point à ce que je lui avais décrit et auquel j'avais autrefois assisté. Le corps nu d'une jeune femme aux longs cheveux blonds était étendu sur le lit, dans une position d'offrande charnelle totalement obscène. On ne pouvait voir qu'une partie de son visage car elle était aveuglée par un large bandeau opaque. Ses mains disparaissaient sous elle car elle les avait entravés volontairement pour se soumettre.
S'attardant à ne pas faire le moindre bruit qui aurait pu renseigner Monique sur la substitution, Sylvie pénétra dans la chambre; heureusement, l'épaisse moquette lui facilitait la tâche. Parvenue au bord du lit, elle parcourut des yeux le corps dénudé, imaginant sans peine les actions qui allaient suivre.
Même si personne ne pouvait la voir faire, pas plus Monique que qui que ce soit d'autre, Sylvie se prépara à effectuer un strip-tease complet. Elle se cambra sur ses jambes bien campées, puis elle déboutonna sa blouse dont elle écarta les deux pans, faisant jaillir son soutien-gorge noir. Elle dégraffa sa jupe qu'elle fit passer par-dessus la tête avant de finir de retirer son chemisier. Sylvie s'affaira ensuite à enlever ses bas et son porte-jarretelle qu'elle jeta sans façon par terre. Ne portant plus que ses sous-vêtements noirs et ses escarpins, elle se rapprocha du bord du lit.
Sylvie regretta que Monique ne puisse assister à sa prestation finale, mais je lui avais donné des instructions très claires à ce sujet. Il fallait que la surprise soit totale pour la jolie blonde. Jusqu'au dernier moment, elle devait croire à une répétition de ma précédante visite mystérieuse.
Sylvie abaissa donc les bretelles de son soutien-gorge pour faire émerger ses seins du sous-vêtement, puis elle l'ôta résolument. Suivit aussitôt la culotte brésilienne qui chuta sur les chevilles.
Monique devait commencer à se demander ce qui retardait mon arrivée car elle commença à haleter d'impatience. Sylvie se caressa un moment devant elle, les seins et le sexe, pour accélérer la montée de son plaisir. Puis, n'y tenant plus, elle escalada le lit et elle se jeta sur la jeune femme.
Comprenant alors que ce corps doté d'attributs aussi féminins ne pouvait appartenir à celui qu'elle attendait avec impatience, Monique étouffa un cri d'effroi et de peur introspective.
- Qui... qui êtes-vous? demanda-t-elle d'une voix mal assurée.
Sylvie Duguay se redressa légèrement, poussant ses seins sur ceux de la blonde en forme de poires qui s'évasaient sous la poussée et elle trancha:
- Tais-toi! Je suis ici pour te donner du plaisir et c'est tout ce que tu dois savoir.
Se limitant à ces quelques mots, du moins pour le moment, Sylvie entreprit de caresser sa partenaire avec toute la science qu'elle avait acquise de sa seule relation homosexuelle avec Caroline. Cette fois, cependant, c'était elle qui avait le gros bout du bâton.
Sylvie s'attarda longuement aux grosses mamelles s'aidant à la fois des mains et de sa bouche. Les seins s'érigèrent en réponse à la sollicitation et la rousse mordilla les mamelons entre ses dents, lui arrachant des soupirs voluptueux. Délaissant momentanément la poitrine, Sylvie s'attaqua à la vulve dont elle sépara les lèvres du bout des doigts, enfonçant deux d'entre-eux le plus profondément possible. Monique se mit à gémir de plaisir et elle mouilla abondemment. Sylvie poursuivit sa masturbation jusqu'à ce que sa partenaire atteigne un premier orgasme, puis elle l'obligea à se retourner à plat-ventre. Sylvie palpa les fesses comme si elle voulait les masser, mais elle se hâta de passer à des jeux plus sérieux. Elle sépara les deux globes pour faire apparaître le petit trou qu'elle s'empressa de lécher avidement. Sous l'attaque, Monique se crispa, mais elle mouilla de nouveau et elle se livra au contact bucal avec complaisance. Lorsqu'elle se sentit à court de salive, Sylvie substitua un index à sa langue et elle l'enfonça sans prévenir dans l'anus de sa partenaire, l'agitant en arrondissant la corolle du rectum ce qui causa un nouvel orgasme à la blonde.
Au fur et à mesure, Sylvie Duguay était bien forcée de constater que Monique se livrait totalement à elle, sans jamais tenter de se rebiffer. Il semblait donc qu'elle s'abandonna librement au jeu qui lui était imposé. Sylvie regretta un moment que je ne sois pas présent pour filmer la scène, mais il avait été décidé que je resterais à l'écart, du moins pour cette fois-là. Elle allait devoir me relater toute l'expérience de mémoire, en omettant aucun détail.
Sylvie décida que Monique avait suffisemment profité du plaisir et qu'il n'était que simple justice qu'elle en bénéficia à son tour. Elle délaissa donc le postérieur de la jolie blonde et elle vint se poster au-dessus du visage masqué, le sexe offert.
- A toi de me procurer du plaisir, maintenant! siffla-t-elle.
Monique eut un haut-le-coeur en humant le parfum âcre de la chatte en chaleur.
- Je n'ai jamais... fait ça, s'excusa-t-elle.
- Tu n'as rien à craindre, répliqua Sylvie. Comme tu ne peux te servir de tes mains, je vais m'ouvrir les lèvres moi-même et tu n'auras qu'à lécher et sucer...
Sans attendre, Sylvie se fendit la vulve des deux mains et elle descendit sur la bouche qui s'arrondissait et où elle vit pointer timidement le bout de la langue. Le premier contact de celle-ci avec ses muqueuses engendra une vague de plaisir dans son vagin, mais la blonde hésitait à pousser plus avant.
- Continue, lui demanda Sylvie. Donnes des petits coups de langue!
Malgré la répulsion que lui occasionnait un tel tâtonnement, Monique obéit. Rapidement, elle prit de l'assurance et elle trouva le clitoris qui s'érigea sous le baiser intime. Ses succions se prolongèrent un moment et alors qu'elle se sentait partir, Sylvie s'échappa de l'étreinte pour se retourner tête-bêche en haletant:
- Maintenant, faisons-le en même temps!
Le sexe de nouveau plaqué sur la bouche de Monique, lui livrant de surcroît l'odeur de son cul, Sylvie s'empressa d'honorer de nouveau la chatte de sa compagne. Elle, elle pouvait utiliser ses mains et elle ne s'en privait pas; les doigts écartelaient la fente comme pour en déchirer les parois visqueuses. Modulant leurs caresses, les deux femmes se stimulèrent mutuellement longuement, ne s'arrêtant que lorsqu'elles sentaient monter un orgasme qu'elles voulaient retarder le plus longtemps possible. Le 69 dura une bonne demi-heure avant qu'elles ne jouissent ensemble, dans un même élan passionné où se mêlèrent leurs cris.
Sylvie Duguay allait se rhabiller lorsque Monique lui demanda de lui détacher les mains. J'avais pris soin d'indiquer à Sylvie de n'en rien faire, assuré que le lien n'en était pas vraiment un et qu'elle pourrait se libérer facilement toute seule. Ignorant ces instructions, Monique s'était retournée pour montrer ses poignets attachés. Pour la première fois, Sylvie remarqua qu'ils étaient entravés par des menottes dont elle n'aurait vraisemblablement pu se défaire sans secours; perplexe, elle se demanda quoi faire.
- Les clefs sont dans la salle de bain, expliqua Monique, croyant à tort que l'inconnue s'inquiétait de leur absence.
Décidant qu'elle ne pouvait la laisser ainsi, Sylvie laissa tomber les sous-vêtements qu'elle s'apprêtait à passer, par terre et elle dit:
- Tu dois me jurer que tu n'essaieras pas d'enlever ton bandeau pour voir de quoi j'ai l'air, compris?
Monique hocha la tête avec assentiment en répondant:
- C'est juré!
- Bon, allons chercher ces fameuses clefs!
Sylvie Duguay obligea la blonde à se lever du lit et elle la conduisit dans la salle de bain. Les clefs, bien en évidence, trônaient sur la coiffeuse. Sylvie allait s'en saisir lorsque Monique déclara:
- Je voudrais pisser, s'il-te-plaît, j'ai trop envie... Tu veux bien m'aider?
Sylvie ignorait où la blonde voulait en venir, mais elle l'installa sur le cabinet d'aisance, les jambes bien écartées et les mains toujours menottées dans le dos.
Rouge de honte, Monique relâcha aussitôt un jet jaunâtre trop longtemps retenu qui frappa la cuvette avec un petit bruit cristallin.
- Je croyais bien devoir faire ça devant un homme, dit-elle en riant honteusement.
Sylvie comprit qu'elle avait planifié cette petite exhibition et que le jeu des clefs n'était finalement destiné qu'à l'entraîner dans la salle de bain.
- Tu veux m'essuyer, s'il-te-plaît? demanda-t-elle encore.
Sylvie déchira quelques morceaux de papier hygiénique du rouleau voisin et elle insinua la main sous la vulve de Monique qu'elle tamponna doucement, recueillant quelques gouttes d'urine. Trop mince, le papier fut traversé par le liquide et elle eut les doigts mouillés. Sylvie décida de punir Monique pour son exhibition audacieuse. Elle lui mit les doigts sous le nez et elle lui dit:
- Tu sens l'odeur de ta pisse?
La blonde sentit sa gorge se nouer en reconnaissant le parfum musqué de l'urine.
- Oui, répondit-elle.
- Lèches! exigea Sylvie avec une voix mauvaise qui n'admettait pas de réplique.
Monique mit quelques secondes pour obéir ce qui força Sylvie à lui mettre les doigts humides sur les lèvres. Jugeant inutile d'essayer de s'esquiver, la blonde ouvrit les lèvres et sortit la langue qu'elle posa sur les doigts brandis, lapant le jus acidulé.
Satisfaite, Sylvie aida Monique à se relever, puis elle lui fit faire demi-tour pour avoir accès aux poignets qu'elle libéra des menottes à l'aide des clefs. Préférant lui rappeler son serment, elle lui dit:
- Souviens-toi, tu ne dois pas tenter d'enlever ton bandeau!
- J'ai promis, fit la blonde.
- Bon, mets-toi à genoux!
- Pourquoi?
Sylvie Duguay émit un petit rire avant de répliquer:
- Parce que je veux me rappeler de ton joli derrière...
Monique s'agenouilla et offrit son postérieur à la vue de l'inconnue. Elle semblait quémander une caresse, mais Sylvie s'avisa qu'il se faisait tard.
- Je dois partir, s'excusa-t-elle.
- Déjà? fit l'autre, déçue.
- Oui.
- Vous reviendrez?
Sylvie poussa un soupir avant de rétorquer:
- Je l'ignore. Cela dépendra de lui...
Folle de curiosité, Monique ne put s'empêcher de demander:
- De qui s'agit-il? De Michel?
Sylvie recula vers la porte de la salle de bain qu'elle entrouvrit avant de conclure:
- Cela dépend de notre Maître!
Auteur:anchor987
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