Les deux Sylvie 5
Le rituel
Le jour-dit, je suis allé prendre la jeune femme à un endroit qu'elle m'avait indiqué, devant un parc, donc en terrain neutre. Elle fut passablement surprise de reconnaître en moi son client et le maître de Sylvie. Mais en y repensant, elle se remémora la description que je lui avais faite de ma copine et à laquelle correspondait parfaitement cette dernière; de plus, elle n'avait pu que remarquer le soutien-gorge noir provenant de sa propre boutique que son acheteuse lui avait fait voir.
Tout en conduisant, je fis part à Caroline de quelques exigences. Ainsi, j'escomptais filmer toute la scène à l'aide de ma caméra-vidéo. De plus, Caroline devrait accepter de porter un bandeau pour parvenir chez moi afin qu'elle ne puisse identifier le lieu de ma résidence. Finalement, je l'ai assurée qu'elle pourrait faire tout ce qui lui plairait avec Sylvie. Désignant le lourd sac qu'elle avait déposé sur le siège arrière, elle me promit que je n'aurais pas à me plaindre du résultat.
- Cependant, s'excusa-t-elle, un peu gênée, il faut me promettre que vous ne tenterez pas de me toucher de toute la soirée.
- Pourquoi pas? fis-je un peu déçu.
Elle me toisa et me répondit sans s'émouvoir:
- Je n'aime que les femmes, tout simplement. Je suis lesbienne!
Je l'assurai, avec un soupir de résignation, de mon accord quant à sa condition, puis je lui tendis le bandeau lorsque nous ne fûmes plus qu'à quelques kilomètres de chez moi. Dès que ce fut fait, je me suis astreint à effectuer plusieurs virages pour la désorienter totalement. Dix minutes plus tard, ma voiture entrait directement au garage où je fis descendre la jeune femme aux cheveux bruns. Je portai moi-même son lourd bagage dans la salle du sous-sol où j'avais pris soin d'installer la caméra sur un trépied ajustable avant mon départ. Je lui permis de retirer son bandeau, ce qu'elle fit séance tenante. Surprise de ne pas trouver celle qu'elle était venue retrouver, elle m'interrogea des yeux.
- Elle attend sagement dans sa chambre, ai-je dit. Je vais la chercher!
- Très bien, je vais préparer mes jouets, fit-elle en ouvrant son grand sac à fermeture-éclair.
La première chose qu'elle en extirpa fut un loup destiné à préserver son propre anonymat, surtout que j'allais filmer la scène. Elle ajusta son masque pendant que j'allais quérir Sylvie. Cette dernière m'attendait assise au pied du lit, toujours aussi bien vêtue qu'à son habitude depuis qu'elle vivait chez moi. A mon entrée, elle bondit sur ses pieds, en proie à un émoi bien compréhensible.
- Nous t'attendons en bas dans deux minutes, Sylvie, pas une de plus!
Je la laissai là, pantelante et je redescendis au sous-sol, dans la grande pièce dont j'avais pris soin d'occulter entièrement les fenêtres.
- Elle sera là dans un instant, ai-je indiqué à la vendeuse masquée, habillée d'un joli tailleur bleu marin.
Elle alla se camper devant l'embrasure de la porte pour assister à l'arrivée imminente de la jolie femme rousse. Quant à moi, après avoir allumé les projecteurs, j'allai me poster au fond de la pièce, derrière la caméra. Une minute plus tard, nous avons entendus les bruits de martèlement des petits talons de Sylvie qui descendait l'escalier à une cadence très lente.
Caroline se tenait devant l'entrée de la pièce, plantée sur des jambes à peine écartées. Quand Sylvie Duguay pénétra dans la pièce, elle s'arrêta à moins d'un mètre d'elle et elle me décocha un regard soumis car elle savait ne pouvoir escompter la moindre indulgence de ma part. Trop bas pour que le micro puisse saisir les mots, Caroline la mit au courant du déroulement de la première partie de la séance particulière. L'autre inclina la tête avec obéissance, puis elle la releva en signe d'assentiment.
Sans que rien ne laissa présager un tel geste, la main droite de Caroline gifla la joue gauche de Sylvie. Celle-ci ne se rebiffa pas, mais elle recula jusqu'à la porte de la pièce.
Caroline jeta son premier ordre:
- Déshabilles-toi!
Sylvie s'agenouilla, puis ayant baissé la tête de nouveau, elle répliqua en se prosternant:
- Maîtresse, je suis votre esclave sexuelle!
Sylvie déboutonna sa blouse lentement, puis ayant écarté largement les deux pans du vêtement, elle le fit glisser par terre, derrière elle. Ensuite, elle s'étendit sur le sol, à plat ventre et elle rampa jusqu'aux pieds de Caroline, où elle déposa de brefs baisers sur le bout pointu des souliers à talons aiguilles.
Cette partie du rituel achevé, Sylvie se releva, faisant toujours face à Caroline. De nouveau, une gifle la frappa, plus sonore que la première et l'ordre fut renouvelé:
- Déshabilles-toi!
De nouveau, Sylvie rebroussa chemin jusqu'à la porte où elle se remit à genoux pour réciter sa profession d'esclavage:
- Maîtresse, je suis votre esclave sexuelle!
Avec des gestes un peu hésitants, Sylvie fit glisser ses mains jusqu'à la fixation de la jupe qu'elle dégrafa, puis dont elle abaissa la fermeture-éclair. Le vêtement chuta de quelques centimètres, mais elle le rattrapa et elle le retira par-dessus la tête. Ayant déposé sa jupe près du chemisier sur le sol, Sylvie s'étala de nouveau ventre contre le sol pour progresser en rampant jusqu'aux pieds de la brunette qu'elle vénéra encore une fois du bout des lèvres avant de se redresser.
Paf! Une autre gifle fit reculer la rouquine et l'ordre claqua aussi sec:
- Déshabilles-toi!
Cette fois, Sylvie se jeta au sol d'un seul mouvement pour se prosterner et répéter comme une mélopée:
- Maîtresse, je suis votre esclave sexuelle!
Sylvie Duguay dut prolonger un peu sa prestation cette fois car il lui fallait retirer plusieurs vêtements du même coup. Pour commencer, elle dégrafa les jarretelles pour libérer les bas. S'étant appuyé sur le pied droit en un mouvement de génuflexion, elle fit lentement glisser son bas jusqu'à la cheville et elle le retira après avoir enlevé son soulier à talon haut qu'elle s'empressa de remettre. Elle changea d'appui et refit les mêmes gestes pour ôter son bas gauche. Elle prit soin de poser ses bas à côté des autres vêtements qu'elle avait déjà quitté. Avant de s'étendre par terre pour sa reptation, elle retira aussi son porte-jarretelles qui alla rejoindre le reste.
De mon côté, je m'efforçais de ne rien perdre du spectacle, l'oeil rivé à la caméra-vidéo. Je goûtais chacune des humiliations qui étaient imposées à la jolie rousse et je me prenais même à anticiper ce qui pourrait survenir par la suite.
Plus forte que les précédantes parce que destinée à faire tomber un vêtement plus révélateur, la claque que reçue Sylvie cette fois la fit chavirer. Elle massa sa joue endolorie en reculant vers la porte, mais ce fut sans faire montre du moindre esprit de révolte qu'une fois de plus elle s'agenouilla, se prosterna et répéta la phrase rituelle:
- Maîtresse, je suis votre esclave sexuelle!
Ne portant plus que son soutien-gorge et son slip, nous n’allions plus tarder à pouvoir jouir du spectacle de son intimité. Sylvie fit tomber les bretelles du soutien-gorge, puis elle le tira par-dessous pour dégager les globes mammaires. Quand ce fut fait, elle dégrafa le sous-vêtement et elle le lança à Caroline qui s'en saisit d'une seule main pour en humer l'odeur à plein nez en souriant de satisfaction. Sylvie leva les bras pour bien exposer ses seins, puis elle se remit à plat-ventre pour ramper; cette fois cependant, la fraîcheur du plancher la fit trembler et, lorsqu'elle fut autorisée à se relever après avoir baisé les pieds de sa tortionnaire, cette dernière et moi avons pu nous apercevoir qu'elle avait de fines meurtrissures à la poitrine, sans doute occasionnées par le bois franc.
Désirant en finir, Caroline assena à Sylvie une paire de gifles sonores en criant presque:
- Déshabilles-toi! A poil, salope!
Obéissante, Sylvie rebroussa chemin, se remit à genoux, se prosterna et pour la dernière fois de son strip-tease, elle énonça d'une voix qu'elle s'efforçait de rendre ferme:
- Maîtresse, je suis votre esclave sexuelle!
Demeurant en position agenouillée, Sylvie fit cependant demi-tour pour offrir en premier son postérieur à nos regards. Elle fit descendre la fine lanière de sa culotte brésilienne jusqu'à ses jarrets, puis elle retira le slip d'une seule main. Elle nous regarda avec des yeux mouillés de larmes en écartant ses fesses des deux mains pour montrer son anus que personne n'avait encore violé.
Caroline s'approcha d'elle à pas comptés, peut-être estimant que la pose se prolongeait trop longtemps et nous privant du plaisir de pouvoir observer son sexe.
- Retournes-toi, esclave! ordonna-t-elle.
Avec un peu de mauvaise volonté, Sylvie fit ce qu'elle lui demandait, me permettant de capter sur le film l'apparition progressive de la toison rousse triangulaire qui pointait sur la fente d'où sourdait déjà un filet de mouille. Sylvie écarta obligeamment les cuisses pour séparer les grandes lèvres et se livrer avec une totale obscénité à la caméra. Pour la toute première fois, Sylvie Duguay se retrouvait toute nue devant moi.
L'exposition du corps dénudé de Sylvie Duguay à l'oeil de la caméra se prolongea un bon moment, telle une offrande. La jeune femme rousse haletait doucement, mais nul n'aurait pu dire si c'était de froid ou d'une peur anticipative quant au sort qui l'attendait. Elle arborait toujours des joues rouges, témoins des gifles qui s'étaient succédées quelques instants plus tôt.
A pas comptés, Caroline s'est approchée d'elle par derrière et elle fit courir ses doigts sur le visage apeuré et les épaules frissonnantes. Elle s'est ensuite enhardie à palper les deux seins des mains d'abord tout doucement, puis de plus en plus durement, finissant par les marquer de rouge qui passèrent ensuite au blanc exsangue. Sylvie se laissa faire et elle ne tenta aucunement de se rebeller.
- Regardez-moi cette belle petite salope! proposa Caroline en lançant un regard de connivence vers la caméra. Je parie que nous allons bien nous amuser, n'est-ce pas petite?
La jolie rousse se tint coite, ce qui lui occasionna une pression supplémentaire de la part de sa tortionnaire aux mamelons qui s'érigèrent de douleur.
- Aie! se plaignit-elle avant de poursuivre:
- Oui, Maîtresse! Nous... nous allons bien nous amuser...
Heureuse de cet acquiescement à peine volé, Caroline ramena les bras de la jeune femme derrière elle en lui ordonnant:
- Restes comme ça! Je vais t'attacher.
Elle s'éloigna en direction de son sac dont elle extirpa une paire de menottes et une corde d'aspect solide. Elle revint rapidement vers Sylvie qui attendait, impassible. D'un geste expert, elle l’emprisonna en un clin d'oeil, puis elle l'obligea à écarter les cuisses le plus possible et à croiser les chevilles, celles-ci étant aussitôt entravées grâce à la corde et quelques noeuds.
Caroline fit le tour de la jeune femme agenouillée et ficelée pour apprécier son oeuvre comme l'aurait fait un artiste, mais au fond, n'est-ce pas un peu ce qu'elle était en ce moment. Elle accorda à Sylvie un regard chargé de convoitise avant de lui dire:
- Comme tu es belle ainsi, ma petite salope! Maintenant, tu vas être mon petit jouet...
Sans attendre, Caroline claqua à toute volée la poitrine de Sylvie de la paume de la main droite. La victime tenta vainement d'échapper aux coups, mais dans sa position cela ne lui était guère aisé. Elle se mit à geindre en silence.
- Comment? s'insurgea Caroline. Tu en as déjà assez? Mais voyons, le spectacle ne fait que commencer, petite salope!
Abandonnant momentanément la jeune femme rousse, sa maîtresse se dirigea vers l'amoncellement de ses vêtements dont elle extirpa la culotte qu'elle étira et tordit de ses deux mains. Transformé en baîllon de fortune, le slip fut inséré de force dans la bouche de Sylvie, puis attaché derrière la nuque d'un simple noeud.
- Comme ça, lui dit Caroline, tu ne nous ennuieras plus avec ton braillage d'enfant gâté.
Je fixai en gros plan le visage apeuré de Sylvie qui soufflait à travers son baîllon, puis je recadrai un plan moyen, curieux d'assister à la suite. Je compris aisément que le coup du baîllon était davantage destiné à empêcher la malheureuse d'alerter tout le quartier que de nous éviter des pleurs somme toute amusants car Caroline venait de sortir de son lourd sac des objets destinés à arracher des sursauts douloureux à la malheureuse.
Tout d'abord, Caroline s'approcha de sa victime porteuse de minuscules pinces en acier inoxydable qu'elle fixa aux mamelons après les avoir faits saillir d'une pression entre le pouce et l'index. Sylvie, rendue silencieuse, nous fit voir en se tortillant de douleur le mal qui lui était causé. Sa tortionnaire l'obligea cependant à faire face à la caméra avec brutalité, la fessant à plusieurs reprises aux globes postérieurs qui rougirent à leur tour. Elle fut laissée ainsi plusieurs minutes pour que la douleur irradie dans toute sa poitrine.
Sans libérer Sylvie des pinces à mamelons, Caroline passa à la suite de la torture. Elle exhiba à la caméra, puis à la jeune femme un étrange objet composé de deux parties courbes en bois dûr dont une face était plate et qui était reliée à l'autre par des boulons que l'on pouvait serrer à l'aide d'une molette.
- Vous vous demandez à quoi cela peut bien servir, n'est-ce pas?
Ni Sylvie, ni moi n'imaginions l'utilité de l'engin mystérieux, mais nous n'avons pas tardé à être éclairés.
Caroline aplatit sans ménagement les deux mamelles de Sylvie et les glissa entre les parties plates de l'instrument, puis elle entreprit de les serrer en tournant les deux molettes. Les seins de Sylvie se trouvaient entre les mâchoires d'un étau. Les globes s'élargirent perpendiculairement à la poussée des mâchoires, devenant blancs et exsangues et infligeant une torture rendue encore plus insupportable par le pincement des accessoires métalliques aux mamelons.
Par dérision peut-être, apparemment insouciante du tourment infligé à son esclave, Caroline s'approcha de son visage qu'elle couvrit de baisers entrecoupés de mots d'amour:
- Oh! ma chérie, ma belle petite salope... comme tu es belle... je t'aime quand je te vois soumise à mes pieds... Oh! que je t'aime...
S'arrêtant soudain, elle sembla s'aviser que seule la partie supérieure du corps de Sylvie participait au jeu. Elle ne fit ni un, ni deux et elle alla quérir une paire de godemichés dans son sac.
Constatant que la jeune femme ne semblait guère désireuse de collaborer, Caroline lui claqua les cuisses pour la ramener à l'ordre. De la main droite, elle masturba sans délicatesse l'entrejambe de son esclave pour faire bailler l'orifice vaginal. Quand elle jugea le conduit suffisamment lubrifié, elle enfourna le plus gros des godes d'un seul coup. Le second était légèrement recourbé et avec évidence, il avait une destination toute autre. Sylvie se démenait pour échapper aux manipulations de sa tortionnaire et à l'étreinte forcée de sa poitrine.
- Si tu ne te tiens pas tranquille, lui indiqua Caroline en brandissant le second gode, je te le rentres dans le cul, puis je t'obligerai à le sucer ensuite...
Rappelée à l'ordre, mais toujours souffrante, Sylvie se fit plus molle. Caroline enduisit le gode d'un peu de vaseline, tapota l'anus pour le faire s'ouvrir, puis elle enfonça l'objet avec à peine plus de précautions que pour le premier.
Transpercée devant et derrière, souffrant le martyre à la poitrine, Sylvie Duguay fut exposée à l'oeil de la caméra par Caroline qui disait:
- N'est-ce pas qu'elle est belle, ma petite salope?
En vérité, j'avais rarement assisté à un spectacle aussi dérangeant et jamais en public. J'éprouvais à la fois de la peine pour la jolie rousse, mais un désir pour ce corps offert. Je sentis une chaleur irradier de mon sexe, mais en présence de Caroline, je dus me faire violence pour ne pas céder à la tentation.
Auteur:anchor987








