Les deux Sylvie 4

La double mission

Quelques jours s'étaient écoulés depuis que Sylvie Duguay avait accepté de se conformer à mes exigences. De jour en jour, elle apprivoisait son rôle d'abord en tant que responsable de la bonne tenue de la maison. Elle trouvait un peu étrange de faire le ménage aussi bien habillée car des jeans et un chandail lui auraient paru plus pratiques, mais elle s'acquittait de sa tâche avec un certain brio. Elle s'était même mise à faire la cuisine d'une manière très acceptable.

Pendant son apprentissage, je m'étais toujours abstenu de la toucher et je ne lui avais plus formulé de requête particulière. Cette attitude était motivée par la nécessité de maintenir Sylvie dans une attente passive. Cela n'allait cependant pas tarder à changer drastiquement comme elle l'apprit au saut du lit, un certain mercredi de la fin d'octobre. Je bénéficiais d'une journée de congé que je comptais mettre à profit de plus d'une façon.

J'ai annoncé à Sylvie que le moment était venu de mettre ses talents à l'épreuve et que cela aurait lieu le matin même. Tremblante, elle s'est agenouillée devant moi au milieu du salon pour entendre mes exigences. J'ai énoncé clairement ce que j'attendais d'elle; au fur et à mesure, je la voyais perdre contenance. Puis je lui ai demandé si elle avait des question; ayant baissé la tête, elle répondit du chef par la négative.

- Alors, décrétai-je, nous partirons dès que tu seras prête!
Sylvie Duguay expédia son petit déjeûner en vitesse, puis elle monta se préparer. Moins de quinze minutes plus tard, elle était de retour et elle m'emboîta le pas en direction du garage. Se souvenant soudain qu'elle n'avait plus mis les pieds à l'extérieur depuis son arrivée chez moi, elle me fit remarquer qu'elle n'avait plus de manteau.

- Il doit faire froid dehors, ajouta-t-elle un peu craintive.
- Tu n'as rien à craindre, je te laisserai devant la porte et c'est là que je te reprendrai ensuite.
Elle haussa les épaules, signifiant qu'elle s'en remettait à ma décision, puis elle prit place dans ma voiture et nous avons quitté la maison.
Tout le long du voyage, elle ne desserra pas les dents en proie à une terreur anticipative. Ce que j'exigeais de sa part était si énorme et si humiliant qu'elle ne savait pas si elle pourrait mener sa tâche à bien.
En arrivant devant le sex-shop qui venait d'ouvrir, je lui ai demandé:
- Tu es sure d'avoir bien compris ce que tu dois faire, Sylvie?
- Oui, fit-elle laconiquement en ouvrant la portière.
Le froid la gifla au visage; elle avait perdu l'habitude, elle qui faisait auparavant la rue à l'année longue. Elle se hâta de gagner l'entrée du commerce, ce qui fit naître une sensation trouble dans tout son être. La mission que je lui avait confiée exigeait une telle abnégation qu'elle en ressentait une étrange excitation qu'elle aurait autrement qualifié de malsaine.
Sylvie tourna les yeux vers la rue en ouvrant la porte d'entrée, mais ma voiture avait déjà tourné le coin de la rue; elle ressentit une impression d'abandon.
Sylvie Duguay fit son entrée dans la boutique et elle laissa l'étrange atmosphère s'emparer d'elle. En même temps, elle cherchait à s'orienter. Étant la seule cliente, la vendeuse lui adressa son plus beau sourire. Sylvie le lui rendit, puis elle marcha d'un pas qu'elle s'efforçait de garder régulier vers la section des cassettes-vidéo pornos. Pour se faire, il lui fallait passer devant la commerçante. J'avais décrit Caroline à Sylvie avec le plus de détails possibles pour éviter toute méprise. En déambulant, Sylvie huma le parfum fort et musqué, ce qui acheva de la conforter quant à l'identité de la vendeuse.
Faisant mine de ne pas s'intéresser à elle, Sylvie poursuivit son chemin vers l'étalage de films. Elle entreprit de les passer en revue très lentement pour prendre le plus de temps possible. Elle en reconnut quelques uns qu'elle avait vus dans ma petite collection et qu'à mon insu, elle s'était permise de visionner en mon absence. De temps à autre, elle se déplaçait d'un rayonnage à l'autre, prenant soin de passer dans le champ de vision de la vendeuse afin qu'elle n'ignore rien de son manège. Elle manipulait des cassettes, étudiant l'emballage, lisant le résumé, reluquant les photographies prétendument tirées de l'oeuvre, puis elle les reposait pour en prendre d'autres.
Au bout d'une demi-heure, la vendeuse s'approcha d'elle d'une démarche un peu hésitante, ne voulant pas brusquer sa cliente. Arrivée à sa hauteur, elle s'informa:
- Puis-je vous être utile, mademoiselle?
Sylvie évita de la regarder directement pour piquer un peu sa curiosité. Elle se contenta de répondre:
- Je... Je dois apporter un film d'un genre... heu!... assez particulier à mon ami.
- De quel genre au juste, mademoiselle?
Sylvie laissa s'écouler quelques instants avant de poursuivre avec une évidente mauvaise volonté:
- Oh!... c'est que, comment dirais-je? Il faudrait qu'il y ait des... des...
La vendeuse comprit que le sujet risquait de devenir croustillant et elle se rapprocha de sa cliente pour l'encourager avec un air de connivence:
- Ne craignez rien! Ici, j'en vois de tous les genres, vous savez. Vous pouvez me confier ce gros secret si lourd à porter en toute confiance.
Sylvie soupira et elle laissa tomber, se libérant d'un grand poids:
- Des femmes, plusieurs... dans des positions dégradantes... Elles sont attachées, brutalisées, violées même!... Pas de trucage, tout doit être vrai!
- Du "hardcore", en quelque sorte, déclara la vendeuse sans s'émouvoir autrement.
Sans attendre de confirmation, elle pêcha une cassette sur le rayon du haut qu'elle tendit aussitôt à Sylvie Duguay. Celle-ci s'en saisit et l'examina un bref moment avant de la lui rendre avec une moue de contrariété.
- Ça n'ira pas, je le crains! La censure a dû passer sur ce film et on doit avoir gommé tous les bouts intéressants...
La cliente avait raison, évidemment, mais les règles de la maison exigeaient la méfiance. Pour qu'on lui propose autre chose, il fallait que le client insiste. La vendeuse s'aperçut que la jeune femme rousse craignait de rentrer les mains vides. Visiblement, elle tremblait de peur.
- Si je ne lui rapporte pas ce qu'il m'a demandé, expliqua la cliente, ça va barder! Je serai certainement punie...
Ce faisant, Sylvie tendit ses regards larmoyants vers la vendeuse. Celle-ci crut de son devoir de faire un léger accroc au règlement. Caroline s'éloigna de quelques pas pour s'assurer qu'aucun autre client n'était entré, puis elle dit à Sylvie:
- Donnez-moi quelques minutes, cela pourrait peut-être s'arranger!
A grandes enjambées, elle alla jusqu'à la porte d'entrée qu'elle verrouilla après un ultime regard à l'extérieur. Elle accrocha un écriteau indiquant son absence pour 30 minutes, puis elle revint vers Sylvie qui n'y comprenait rien. Elle lui fit signe de la suivre à l'arrière du commerce où se trouvait le local d'entreposage. Elle tira une clef de sa poche et elle lui ouvrit la porte. Elles pénétrèrent dans le local et Caroline fit de la lumière car il n'y avait aucune fenêtre. Le dépôt tranchait sur le reste du sex-shop en raison de l'absence de toute décoration. Il y avait là des caisses et des boîtes de marchandise de toutes sortes, certaines ouvertes et en partie vidées de leur contenu et d'autres encore empilées le long des murs.
Caroline déplaça quelques effets et avec un sourire, elle fit coulisser un panneau mural qui disparut dans l'épaisseur de la cloison, découvrant un présentoir secret rempli à rebord de cassettes-vidéo dont une partie sans aucune identification qu'un numéro. Sylvie s'approcha et elle constata que la marchandise n'était pas de la même facture que le matériel en vente libre. Quant aux prix, ils affichaient le triple de la valeur officielle. Sans lui laisser le temps d'exprimer quelque sentiment, Caroline tira quelques emballages en se remémorant les critères énoncés par sa cliente:
- Nous disions donc... des femmes soumises et humiliées...
Sidérée, Sylvie approuva de la tête.
- Violées? interrogea la vendeuse. Torturées peut-être?
Nouveau hochement de tête.
Caroline tendit à Sylvie un assortiment de trois cassettes dont les vignettes ne laissaient aucune place à l'imagination du spectateur. La première montrait une femme agenouillée et ligotée, les yeux bandés derrière laquelle on en devinait une autre, en station debout arborant un long fouet. La deuxième montrait une femme nue vue de dos, pendue par les bras à une potence. Quant à la troisième, deux femmes nues enlacées montraient des corps couverts de bleus et de marques de flagellation.
- A vous de choisir, mademoiselle! dit Caroline avec un air narquois.
Sylvie soupesa chacune des cassettes comme si le poids pouvait être un indice de la violence cachée dedans. Elle finit par opter pour la première, sans trop savoir pourquoi. A moins qu'elle n'ait fait un lien avec la position agenouillée que je lui avais fait prendre quelques jours plus tôt. La vendeuse lui sourit et la complimenta:
- Je crois que vous faites un excellent choix, mademoiselle. Votre ami sera comblé et... vous aussi!
Caroline allait ranger les autres cassettes lorsqu'elle se ravisa et les offrit de nouveau à Sylvie:
- Et celles-là, vous êtes sure de ne pas les vouloir?
Sylvie Duguay les regarda de nouveau; elle brûlait d'envie de découvrir ce qui s'y cachait et elle ne doutait pas que les films me plairaient également. Malheureusement, je ne lui avais pas laissé suffisamment d'argent pour acheter trois films au triple du prix. Confuse, elle expliqua à la vendeuse:
- J'ai peur de ne pas avoir assez d'argent.
Caroline reluqua sa cliente de la tête aux pieds. Elle la trouva très belle et très bien habillée ce qui fit naître le désir à son endroit. Et puis, il y avait tout ce mystère qui émanait d'elle. Elle insista encore:
- Vous les voulez?
Sylvie se tortilla, les yeux fixés sur les boîtes de matière plastique.
- Mais puisque je vous dis que je n'ai pas assez d'argent, se plaignit-elle comme si on la soumettait à une torture psychologique. Et je ne possède aucune carte de crédit...
Prenant un timbre de voix étrange, la vendeuse lui tendit les trois cassettes-vidéo en énonçant:
- L'argent aussi, cela peut s'arranger, vous savez!
Ignorant où elle voulait en venir, Sylvie suivit la jeune vendeuse hors de la réserve. Elle lui désigna un cagibi que l'on aurait pu prendre à tort pour une cabine d'essayage, puis elle alla s'assurer que personne n'attendait à la porte avant de la rejoindre.
Toujours incertaine du sort qui l'attendait, Sylvie pénétra la première dans le petit local. Ce n'est qu'après avoir refermé la porte et actionné l'interrupteur qui diffusa une lumière glauque qu'elle comprit qu'il s'agissait d'une cabine de visionnement. Il ne s'y trouvait qu'une unique chaise et un petit téléviseur couplé à un magnétoscope. Caroline lui fit signe de s'asseoir en arborant son sourire narquois.
- La chaise est pour toi! Moi, je préfère rester debout au cas où un client arriverait.
Pointant de l'index droit l'assortiment de cassettes, elle reprit:
- Choisis-en une que nous pourrions regarder ensemble!
Sylvie n'osa pas lui faire remarquer qu'elle la tutoyait. Elle regarda les trois boîtes, un peu indécise.
- Alors, s'impatienta la vendeuse. Quel film choisis-tu?
Embarrassée, Sylvie lui tendit la cassette dont la vignette proposait la femme nue pendue à une potence. Le titre résumait très bien le propos du film: "Expiation".
Caroline brisa l'enveloppe de matière plastique qu'elle jeta dans une corbeille à moitié remplie de papiers mouchoir malodorants. Puis elle ouvrit la boîte dont elle extirpa la cassette qu'elle ficha dans l'orifice du magnétoscope. Elle alluma le téléviseur, puis elle vint prendre place derrière la chaise de Sylvie.
L'écran s'illumina sur une image de mauvaise qualité plutôt sombre, témoignant de la facture d'un film d'amateurs. Une grande femme blonde était encadrée par deux hommes revêtus d'une longue tunique à capuchon. Les gardiens traînèrent leur victime sans ménagement jusqu'au pied d'un gibet sinistre. Brutalement, ils la dépouillèrent de tous ses vêtements, la laissant pour quelques instants humiliants prostrée et nue. Ils lui fixèrent des bracelets dotés d'anneaux aux poignets où ils firent passer de longues chaînes, puis ils la hissèrent sous la poutre de la potence de manière à ce qu'elle ne puisse plus toucher le sol du bout des orteils.
Des projecteurs furent allumés, dirigés vers la victime et le spectacle expiatoire put commencer. A tour de rôle, armés de longs fouets, les deux bourreaux prirent plaisir à flageller la malheureuse. Au début, elle ne réagissait qu'en se cabrant, mais bientôt, elle ne fut plus en mesure de ravaler ses cris de douleur qui se transformèrent en hurlements lorsque les lanières de cuir eurent entamés la peau échauffée. Cela dura un très long moment, occupant la majeure partie de la cassette.
Les yeux de Sylvie Duguay demeuraient rivés sur l'écran toute attentive à ne rien perdre du spectacle, comptant les coups que recevait la victime. Elle gardait les dents serrées pour ne pas laisser échapper le moindre souffle rauque qui aurait pu renseigner la vendeuse sur son état d'excitation. Elle s'aperçut à peine que Caroline eut posé ses deux mains sur ses épaules et pas davantage qu'elle les eut fait lentement descendre sur le haut de sa poitrine, déboutonnant au passage les premières fermetures. Ce n'est que lorsque Sylvie sentit le chaud baiser des lèvres de Caroline dans son cou qu'elle eut un léger mouvement de recul.
La voix de Caroline claqua, sèche:
- Ne bouges pas! Regarde le film et laisses-toi faire!
Comprenant que c'était ainsi qu'elle allait devoir régler ses achats, Sylvie détendit ses muscles et s'abandonna. Les mains de Caroline s'insinuèrent dans la blouse et plongèrent dans le soutien-gorge, enserrant la poitrine. En même temps, elle continuait d'embrasser sa cliente consentante dans le cou et sur les joues. Elle poursuivit son manège jusqu'à la conclusion du film.
Lorsque le mot FIN apparut en surimpression sur le corps de la victime ensanglantée, Sylvie crut que son propre calvaire touchait aussi à sa conclusion, mais Caroline ne l'entendait pas de la même façon. Sans prendre la peine d'éteindre le téléviseur et sans laisser à Sylvie le temps de bondir de sa chaise, elle fit le tour de celle-ci et se campa devant elle. Elle s'enhardit jusqu'à s'asseoir à califourchon sur elle. La jolie rousse était trop sidérée et émoustillée pour esquisser le moindre geste de révolte.
La vendeuse en profita pour finir de détacher la blouse blanche qu'elle rabattit des deux mains. En découvrant le soutien-gorge noir qui ne cachait rien des globes si ce n'est les mamelons, elle poussa un petit sifflement d'admiration. Elle dégagea complètement les seins et elle pinça les deux mamelons entre le pouce et l'index de chaque main. Sylvie haletait, ne sachant trop que faire et que dire.
- Alors, ma jolie, lui dit Caroline, comment as-tu aimé la petite séance?
Ne sachant si la vendeuse se référait au film ou à ses propres attouchements, Sylvie Duguay se garda de répondre, ce qui n'eut pas l'heur de plaire à Caroline. Elle augmenta donc sa pression sur les mamelons qui dardaient et elle les tortilla en tous sens.
- Aie! finit par crier la jeune femme rousse. Vous me faites mal!...
Lui coupant la parole, Caroline l'embrassa sur la bouche sans ralentir ses torsions des petits bouts sensibles.
- Oses dire que ça ne t'excite pas!
Sylvie se devait de l'avouer, elle n'était pas complètement insensible aux gestes de la vendeuse. Tout comme au moment de se masturber devant moi, elle ressentait une moiteur suspecte entre les jambes.
- Oui... oui, je suis... excitée!...
Satisfaite, Caroline libéra les mamelons qui irradièrent une douleur sourde dans toute la poitrine de Sylvie. S'étant relevée, la vendeuse dit à la jeune femme:
- J'aimerais bien continuer, mais cela risquerait de m'attirer des ennuis avec le patron de la boutique. Il faudrait que nous nous retrouvions ailleurs, qu'en dis-tu?
Sylvie Duguay s'est redressée et a fait quelques pas pour chasser l'ankylose dans ses jambes. Sans répondre, elle alla chercher la cassette dans le magnétoscope et elle le rangea dans sa boîte. Elle se réajusta, reboutonna sa blouse et elle finit par dire:
- Je ne crois pas que cela soit possible.
- Pourquoi donc? interrogea Caroline.
- Je ne suis pas libre!
- Nous pourrions quand même nous revoir en secret.
Sylvie regarda la vendeuse en hochant la tête négativement avant de reprendre:
- Vous ne comprenez pas, j'appartiens à quelqu'un...
- Vous appartenez à... quelqu'un?
- Oui, j'ai un Maître! C'est lui qui m'a envoyé ici!
Les deux femmes quittèrent la cabine de visionnement côte à côte et se dirigèrent vers la caisse. Caroline emballa les trois cassettes et les remit à Sylvie. Comme celle-ci s'apprêtait à sortir son porte-monnaie, la vendeuse lui fit signe de n'en rien faire.
- Ce que tu m'as laissé faire vaut bien le prix de trois films. C'est vraiment dommage que nous ne puissions nous revoir.
Encore une fois, Sylvie sentit son coeur bondir dans sa poitrine et le fond de sa culotte se mouiller. Ce qu'elle s'apprêtait à faire, sans autorisation de ma part, pouvait lui valoir une solide correction. Elle regarda Caroline dans les yeux et elle déclara:
- Il aime regarder des femmes faire l'amour...
- Qui ça, votre petit ami?
- Oui, mon Maître... Peut-être que devant lui...
Caroline commençait à voir où elle voulait en venir. Elle même se sentit émoustillée à la pensée de se produire en spectacle devant une tierce personne. Sautant sur l'opportunité, elle dit:
- Vous croyez qu'il aimerait nous voir baiser devant lui?
- Je le crois et... si vous le désirez, vous pourrez me faire subir tout ce que vous voudrez.
- Vraiment?
Sylvie sourit et s'étant rapprochée de la vendeuse, elle affirma:
- Je serai votre esclave sexuelle!

*

Pendant que Sylvie Duguay s'acquittait de sa mission au sex-shop, je n'étais pas demeuré en reste. La veille, j'avais convenu d'un rendez-vous spécial avec Monique. Je l'avais rejointe par téléphone et lui avais donné quelques instructions pour le lendemain.
Aussitôt après avoir déposé Sylvie devant la boutique, je me suis rendu à sa conciergerie. Dans le vestibule, j'ai sonné trois coups selon un signal conventionnel sans rien dire devant le micro. Monique m'a déverrouillé électroniquement la porte d'entrée et je suis allé m'asseoir quelques minutes dans le hall pour lui laisser le temps de se préparer. Ayant consulté ma montre, j'ai pris l'ascenseur et je suis monté au dernier niveau. Je reconnaissais les lieux sans peine et j'atteins bientôt la porte de son logement. Comme convenu, la porte n'était pas verrouillée et je suis entré immédiatement.
Je fis un tour rapide des autres pièces avant de me diriger vers la chambre à coucher où Monique devait m'attendre. J'ouvris la porte en prenant soin de ne pas faire grincer les gonds.
Je la découvris telle que je m'y attendais. Monique était étendue sur le dos en plein milieu du lit, complètement nue et sans la protection de la moindre couverture. Ses jambes étaient écartées, découvrant le sexe où on voyait perler la mouille. Ses bras disparaissaient dans son dos et je savais qu'elle les avait entravés d'une quelconque façon. Son visage était recouvert d'une bande d'étoffe noire faisant office de bandeau.
Je me suis approché sans bruit pour la détailler plus à mon aise. Sa poitrine se soulevait à un rythme syncopé, indiquant un niveau d'excitation élevé. La nature l'avait gratifiée de seins en forme de poire très volumineux. Son fessier, par contre, ne faisait montre d'aucun embonpoint exagéré et son pubis était à peine renflé et agité d'un faible tremblement.
Sans rien dire, en prenant soin de faire le moins de bruit possible, je me suis déshabillé entièrement. La vue de se corps offert et en quelque sorte à ma merci suffit à donner à mon sexe une érection vigoureuse que je me suis empressé d'alimenter de quelques caresses bien senties.
Résolu de perdre le moins de temps possible, j'ai enjambé le bord du lit ce qui fit craquer le sommier et fit pousser un petit cri à la jeune femme blonde. Insensible à cette marque d'effroi, je me suis rué sur son corps complaisant, empoignant les seins comme deux poignées qui m'auraient permis d'assujettir ma prise. Mon pénis trouva son chemin sans grand peine tant elle était lubrifiée; je la soupçonnai de s'être adonnée à quelques plaisirs solitaires en m'attendant. Je fis quelques mouvements de va-et-viens et ce fut suffisant pour initier mon éjaculation.
En percevant mon jet, elle poussa un soupir de déception et dit:
- Oh non! déjà?
Je répondis:
- Petite salope, tu t'étais si bien excitée que tu avais dû jouir avant mon arrivée.
De sous son bandeau, elle eut un petit rire pour répliquer:
- Oui, c'est vrai!
Je décidai de faire naître en elle une sensation de peur rétrospective.
- Dis-moi, Monique. Qu'aurais-tu fait si au lieu de moi quelqu'un d'autre était entré?
Je la sentis se crisper, mais son con m'enserra la queue avec excitation.
- Pourquoi dis-tu cela?
- Juste pour savoir. Est-ce que cela t'excite?
Elle ne répondit pas verbalement, mais les contraction de son vagin me mirent sur la piste d'un nouveau jeu auquel elle ne dédaignerait pas participer dans le futur.

Auteur:anchor987