EMMA 13
Chapitre 13
Mardi soir nous sommes allés diner chez Madame. Ça me gêne de voir Julien la servir aussi bien qu'il ne l'a jamais fait pour moi. À moins que ce soit son regard posé sur moi lorsque Nieil s'amuse à lui évoquer ma condition d'esclave. Je ne retrouve pas de souvenir récent aussi humiliant que le rôle qu'il me menaçaient de subir. Simplement vêtue de mes escarpins, allongée sur la grande table à manger, j'aurai tenu la pose et obéi aux moindres caprices de mon maitre et de sa complice. Une chandelle logée au creux du nombril, la cire s'inscrustant au fil du repas sur ma chair rétive, je serais demeurée les jambes écartées et talons aiguilles rivés sur la nappe. Immobile, j'aurai résisté au supplice des glaçons introduits dans ma chatte dévérouillée qui aurait rapidement accueilli une petite bouteille de champagne prête à être débouchée. Luminaire, sceau à champagne, j'aurais pu être également poubelle de table : ma bouche se chargeant de recevoir toute pièce à faire disparaître. toasts machés, carcasses de crevettes, épluchures de fruit...
Vendredi 20h, Virginie débarque toute fraîche du taxi qui l'a ramenée de la gare. Nieil nous a réservé la surprise d'un nouvel aménagement du donjon auquel je n'ai pas eu accès depuis le début de la semaine. Durant le dîner, j'ai senti ma nièce préoccupée. C'est le pensionnat qui commence à la peser. Pour s'être emporter verbalement envers une camarade, les soeurs l'ont obligée à passer la serpilière sur le sol en pierre du réfectoire. Elle y a passé une partie de la soirée et la fatigue se ressent sur son humeur. La sensualité de ma tenue ne la distrait pas. Pourtant, lorsque je me fais belle, c'est aussi à elle que je pense. Nieil l'envoie se coucher et nous suivons sans tarder. La surprise est pour ce soir après le dîner où par tradition la famille se réunit pour fêter mon anniversaire. Je n'avais pas revu Flore depuis plusieurs mois et c'est avec émotion que je l'ai embrassée sur les joues devant nos parents. Mon frère, lui, tenta de visiter l'appartement mais Nieil arriva à temps pour justifier la fermeture de deux pièces "pour travaux"... Virginie fut gênée durant tout le repas de retrouver son père. L'émancipée qui habitait chez nous officiellement pour cause d'échec de ses projets d'adolescente. Lorsqu'il lui a proposé le gite chez lui, Flore a jugé bon d'émettre un jugement défavorable pour son équilibre mental. Encore complice malgré l'absence de coups de cravache sur son corps depuis des mois. Toujours exhibitionniste dévoilant sans arrêt l'entrejambe mal masquée par une jupe trop courte ou ses seins moulés par un tee-shirt d'adolescente. Nieil l'a a peine regardé, trop anxieux que Virginie ne se coupe pas dans ses propos. Elle est partie se coucher à onze heures, son père saluant cette disipline toute récente. Une fois enfermée dans sa chambre, je savais qu'elle se glissait dans la tenue que nous lui avions ordonné de porter pour l'après diner.
Deux heures après, nous la vîmes réapparaitre en écolière : robe du pensionnat mais lingerie de famille. String et bustier assortis aux bas et porte-jarretelles en latex aussi rouge que les escarpins de quinze centimètres sur lesquels Virginie titubait. Nous avons enfin pu découvrir les aménagements apportés au donjon. Immédiatement, mon regard s'est porté sur un tube transparent fixé au plafond et s'arrêtant à quarante centimètre du sol. D'une caresse de cravache saisie au mur, Nieil a plié sa jeune esclave à quatre pattes et l'a faite ramper afin de se glisser à l'intérieur de la sphère transparente. Lorsqu'elle y fut debout, il me fit pousser une sorte d'estrade sous le tube puisque lorsqu'elle fut à mi-chemin, ordonna à Virginie de monter sur la base métallique équipée de roulettes. Nieil vint placer la base de manière à ce qu'elle coincide parfaitement avec le tube en plexiglass. En actionnant deux manettes simultanément, notre maître suréleva l'estrade qui se logea elle aussi à l'intérieur des parois et qui au moyen d'une épaisseur amovible séparait les roulettes du sol. La base en place, Virginie se retrouva prisonnière du tube en plastique derrière lequel elle nous percevait sans difficulté mais avec une étrange sensation au ventre. Nieil enclencha une musique démoniaque et lui fit signe de danser dans l'espace juste assez large pour se mouvoir avec sensualité. Les sonorités lui parvenaient étouffées tandis que l'air se raréfiait. J'ai alors appris que la régulation de l'oxygène se définissait à la base du cylindre par le biais d'une ventilation électrique. "Ainsi je peux choisir de vous punir ou bien de vous faire jouir.
Le manque d'air qu'éprouve chaque femelle en pleine jouissance, je peux le recréer sur commande" expliqua Nieil qui comme pour illustrer son propos disposait sous mes yeux une jeune fille dont le strip-tease se ralentissait. Le plexiglass parfaitement hermétique renfermait trop de dioxyde de carbone pour Virginie qui commençait à griffer les parois en nous regardant appeurée. Je n'osais pas bouger de peur de prendre sa place et Nieil me regardait. Il ne la laissa pas prendre goût plus longtemps à la chose, il s'agissait juste d'une démonstration de son nouveau pouvoir et tira de la base un cable électrique qu'il brancha au sol. Virginie se mit à genoux afin de saisir l'air au sol. Il lui laissa un court répit puis lui ordonna de reprendre. Durant cette épisode, son corps s'était couvert de sueur et la danse devenait encore plus sensuelle à regarder.
Il m'empoigna par le poignet et m'emmena vers l'énorme roue en chêne qui occupait maintenant le mur nord. Trois proéminences ornent l'objet sur lesquels il me fit prendre place. J'avais déjà compris ce qui m'attendait, du moins le pensais-je, et lorsqu'après avoir posé mes pieds sur les deux premières et mon sexe sur la troisième, je ne m'étonnai pas d'entendre les rails métalliques coulisser et des bracelets d'acier venir m'emprisonner les mollets juste au-dessus de la cheville. Deux fers clouèrent l'extrémité de mes jambes impassiblement droites. Je levai mes bras au-dessus de ma tête et sentit la même emprise s'emparer de mes poignets. Le jeu devint pénible à cet instant. Les trois supports sur lesquels mon corps prenait appui furent retirés un par un. Mes pieds ne me tenaient plus, c'était mes chevilles cerclées qui me maintenaient en lévitation. Lorsque la base placée entre mes jambes fut ôtée, ce fut mon bassin tout entier qui bascula vers l'avant entraînant un étirement prononcé de mes bras. La magie s'opéra alors. Dans un cliquetis mécanique, Nieil écarta mes bras puis mes jambes. Après un réglage grossier, le serrage de quelques vis rendit à son corps sa tenue habituelle. Je ne me penchais plus vers l'avant mais je me tenais droite. Étirée vers quatre points différents ; bras et jambes en X, peau des chevilles et poignets maltraitée, muscles tendus et buste saillant, je pris une nouvelle fois conscience de ma vulnérabilité. Contrairement aux suspension à la poutre, mon corps ne portait pas sur mes membres supérieurs mais se séparait sans que je sache où, ni comment. La douleur était présente mais diffuse. Et comme pour toute douleur, on s'habitue. Vite, extrêmement vite lorsque le contexte le permet. La vision de ma nièce encagée et dansant m'excitait autant que l'impudeur moyen-âgeuse de ma situation. Niel nous abandonna un instant avant de revenir avec son appareil photo. Il commença par Virginie avant de s'attarder sur moi et les détails qu'il cherchait à saisir. Mon sexe cadenassé et dévoilé dans sa plus grande fragilité, sans protection ni moyen de défense. La forme de mes seins, particulière lorsque les côtes de la cage thoraxique sont visibles. Puis il posa son Canon et libéra mon sexe afin d'y planter le sien. Arrogant, il me limait tout en gardant un silence maléfique. Sensation unique. Je ressentais ses assauts de tout mon corps. Lui immobilisé ressentait la moindre secousse comme un réveil du déchirement. Et il s'arrêta lorsque mes gémissements était à leur apogée. Je n'aurais eu besoin que d'une ou deux venues pour jouir. Et il me regardait sûr de son fait. Et lorsque je suis dans cet état j'accepterais n'importe quoi. Il le sait et l'a fait en sortant de l'arrière de la roue deux aiguilles comme je n'en avais encore vues. Dix, quinze centimètres, que sais-je de leur longueur. Une extrémité en croix, l'autre piquante, tranchante, incisive. Il chercha dans mon regard une lueur de désapprobation. Nul risque tant je manquais de jouissance. Je les tiens entre mes dents pendant qu'il projette d'une petite bombe aérosol un produit sur mes auréoles. Mes mamelons me brulent puis me semblent disparaître de mon anatomie. Son doigt étale le produit, étire le têton. Je le regarde faire, il l'étire sans ménagement, vraiment sur sa longueur. Virginie s'est arrêtée de danser.
Je ne sens pratiquement rien comme si j'étais dans du coton. D'une main il maintient l'extrémitié du sein gauche, de l'autre il présente l'aiguille et l'appui contre la chair. "Respire fort..." Je bloque ma respiration et vois le métal transpercer de part en part le têton quasiment aplati. Il relache et je le sens reprendre forme orné de l'aiguille arrêtée à mi-course. Une douleur règne et je salive de plaisir. Je subis le second honneur avec la même dignité et sens le pincement m'emporter. Il s'éloigne de quelques pas et reprend son appareil.
Virginie est stupéfaite. Je souris tout en pleurnichant. De plaisir, de douleur, d'émoi ? Nieil me montre une énorme cloche de vache suisse avant de la cadenasser à mon sexe. Son poids, je le ressens comme un fétu de paille tant j'ai besoin de jouir. J'entends un clac et je bouge... La roue est mobile. Nieil me regarde et me balance de la droite vers la gauche. Et chacun de mes (contrôlés) mouvements engendre une nouvelle secousse qui m'humilie d'un son de cloche. Il prend encore une fois des photos. "Celles-ci, je vais les mettre sur Internet."
Je pense à ma famille, aux gens que je cotoie. "Ce serait excitant non ?" Puis il s'absente en nous plantant là. Je regarde Virginie. Elle me juge. Je vais très loin. Trop loin ? Nous entendons la télévision cracher ses derniers programmes. L'excitation s'éloigne et la peur des aiguilles augmente. Lorsque j'appelle Nieil, je fais se mouvoir la roue et je suis suivie comme une vache du son qui lui est propre. Il revient et libère ma nièce. Elle a du rester un bon quart d'heure à quatre pattes pendant que Nieil prenait des mesures. Il lui fait m'ôter les épingles que je sens glisser à l'intérieur de mes chairs et s'extirper dans un pincement intense.
"Tu les porteras un jour... Quand tu seras grande."
Dans deux semaines, les vacances d'hiver. Depuis un mois, nous sommes sevrées du donjon. En fait, depuis les épreuves mécaniques rien ne nous a été offert d'aussi excitant. Pardon. D'aussi extrême. Nieil aime nous désintoxiquer. Les tenues, les caprices, les ordres, les contraintes, les punitions, les humiliations sont là pour nous rappeller ce que nous sommes. Mais le souvenir, la crainte mais aussi le désir de retrouver la roue, la cage, le cheval ou pire est tellement présent en nous que Virginie et moi-même savons qui est le maître. Virginie a retrouvé un niveau acceptable que les soeurs jugent excellent. La discipline de fer, elle s'y fait. Son anus est adorablement ouvert et elle dort comme un bébé avec un plug entre les fesses. Lassé de retrouver de courts poils durs sur le pubis de sa jeune esclave chaque vendredi soir, Nieil l'a sommée de se raser chaque vendredi matin. Elle m'a confiée avoir peur de se faire surprendre. Par une compagne ou une soeur qui toutes regardent lorsque une fille disparait trop longtemps derrière la moitié de porte qui leur est réservée. Mais la décision est proche. Mon traitement d'épilation définitive en est à la moitié et celui de Virginie devra commencer cinq ou six mois avant son anniversaire. Avril semble donc tout indiqué pour lui annoncer la nouvelle. Etape importante pour sceller à jamais son destin...
Flore a souhaité tous nous réunir pour le réveillon chez elle. Ce grenier me remémore nos premiers souvenirs douloureux et je ne me suis pas privée de les narrer à ma nièce admirative. Papa et Maman ont pris la chambre de Flore qui dort dans le salon. Nous sommes avec Virginie qui possède un lit de camp spécialement monté. Lit identique à celui occupé par son père qui dort à ses côtés. Pour lui, elle est partie étudier en province de son propre chef et s'en porte admirablement. Que penserait-il si il savait tout ? Nieil a senti l'esprit de Flore. Nous nous en doutions déjà lors de notre dernier diner. Elle a envie de jouer. Ce besoin la ronge au point de nous accueillir dignement, s'agenouillant en rigolant. Le rire était de trop mais indispensable pour semer le doute sur la décision qu'elle a déjà du prendre.
" - Virginie ?
- J'ai sommeil...
- Nieil veut que tu viennes.
- Mais papa ?
- Viens !"
Et c'est ainsi que dans la nuit du 24 au 25, Nieil m'a fait réveillé ma nièce pour qu'elle vienne le sucer allongé sur notre lit, à une dizaine de mètres de mon frère profondément endormi et n'entendant pas les bruits caractéristiques d'une bouche s'affairant sur un sexe gorgé. Et une fois que ce fut fait, il la renvoya se coucher, le goût de mâle en bouche, les traces de sperme sur le pyjama noir et l'envie de se soulager au creux du ventre.
Distribution de cadeaux officielle après les clandestins. Virginie et moi avons eu la même récompense de notre maître. Une superbe combinaison en dentelle qui nous couvre des pieds jusqu'au cou. Je l'ai arborée fièrement lors du déjeuner en ville : les jambes gainées de dentelle, pieds logés au creux d'élégants escarpins vernis, jupe au dessus du genoux, taille haute débouchant sur la même dentelle qui remonte jusqu'en haut et couvre les bras dont on découvre les poignets lorsque les manches de la veste remontent. Cette veste qui dévoilait ma nudité sous cette dentelle, les pans de cette veste qui protégeaient mes seins des regards malicieux. Un splendide collier composé de trois rangs de perles (cadeau extraordinaire pour célébrer notre union) finissant le col en dentelle qui meurt sur ma nuque où l'agraffe du tout réside. Virginie a choisi de tout cacher sous un pull en angora et une jupe longue. Pourtant, détail amusant, ce que les autres percevaient comme collant ou chaussettes avaient le même motif que ma tenue intrigante.
Au moment du dessert, Flore s'est absentée et est revenue quelques minutes plus tard. Elle n'avait plus de petite cueillère pour la crème chocolat, a demandé à Nieil la sienne avant de me glisser à l"oreille ce qu'était adevenu de la précédente. Je l'ai répété à Nieil qui l'a commandé par mon truchement d'aller loger sa petite soeur entre ses fesses. Elle se réabsente et réapparait comme si de rien n'était. L'esclave qu'avait perdu Nieil s'était remis sous ses ordres.
Nous sommes partis plus tôt afin d'emmener Virginie à sa pension. Pas question de vacances. Travail incessant pour une bien belle garce. En arrivant près du bois qui l'entoure, Nieil nous a fait descendre toutes les deux. Absent un instant, il est revenu ganté, une poignée d'orties au creux du cuir. "Culs nus..." et nous avons toutes deux été revigorées à cette sauce sévère et brulante. Le fouet naturel prépara l'assaut final de la badine sifflante. Les cuisses et les fesses de Virginie finirent dans un tel état qu'elle redoutait la toilette du lendemain matin et surtout l'inspection médicale de mercredi. Mais c'était bien le but de Nieil...
Soeur Marie a constaté les marques sur la peau de ma nièce et m'a appellée pour me prévenir. Nieil a précisé qu'elle avait reçu une correction pour désobéissance morale et préconisait une plus grande sévérité au sein de l'institut. Par ailleurs, pour le réveillon du 31, Nieil nous réserve une surprise.
Auteur:Inconnu








