EMMA 4
Chapitre 4
Voici six nuits
et cinq jours que je suis victime d'une double pénétration
qui ne cessera jamais. Mes seuls instants de liberté me font redouter
le retour des godemichets parmi l'inflammation que constituent mes orifices.
Nieil affirme que je m'habituerai, que mon organisme l'acceptera. Après
avoir satisfait mes besoins naturels et avant de replacer le latex, mon
maître me fourre de vaseline pour que mes tissus s'accoutument au
plus vite. Le plug que j'ai porté des mois durant provoquait déjà
une douleur mais pas aussi vive.
Quoi qu'il en soit, je me suis
rangée à l'évidence après maintes observations
et tentatives. Cette ceinture de chasteté est inviolable. Le maigre
contact charnel que je conserve sur mes chairs ne me donne aucun plaisir
tandis que le moindre mouvement manque de provoquer une réaction
orgasmique en chaine. Madame m'a expliqué pourquoi le cuir, souple
à l'extérieur de la bande, s'avérait raide comme la
justice vers l'intérieur : elle m'a révélé
la présence d'une mince structure métallique sous-jacente
qui voue à l'échec toute tentative de cisaillement. Je pensais
être en mesure de me libérer si l'envie de quitter le jeu
me prenait mais je me trompais. Je sais depuis cet après-midi que
je ne suis plus la chienne mais l'esclave de Nieil.
J'ai été priée
de procéder à des séances intensives de bronzage artificiel
en vue de nos vacances aoutiennes. Nieil m'a pris une carte d'abonnement
au point soleil où je passe une demi heure une soir sur deux. J'imagine
aisément mon ridicule en me trouvant coincée comme un sandwich
entre ces néons uniquement parée de mes lunettes et de ma
ceinture.
Ma peau se dore et les premières
démarcations de bronzage apparaissent... Nieil en est très
amusé et m'a sommé de porter mon collier de chienne durant
les séances. Il se délectait déjà de me faire
posséder en permanence cet accessoire révélateur dans
mon sac à main, mais aujourd'hui, c'est l'idée de posséder
la marque blanche qui le séduit.
Dimanche... redoutable lorsque la
compagnie de Nieil n'est autre que celle de ma propre soeur qui ignore
- pour le moment je le crains - ce que je suis vraiment. J'ai tenté
d'être convaincante avec mon propriétaire mais il ne veut
pas entendre de droit à la vie familiale.
"- Si Flore est prête à
entendre que tu es mon esclave, je lui dirai !' m'a-t-il murmuré
à l'oreille lorsque nous étions seuls au restaurant.
"- Tu n'as pas trop chaud avec
ton col roulé ?" m'a achevée...
Que dire à Flore ? Que je
meurs de chaud mais qu'en l'otant je révélerai trois semaines
de bronzage ou plutôt d'absence de bronzage en un point délicat
? Mon médecin s'est étonnée de ce fait lorsque je
l'ai consultée la semaine dernière pour
mon problème de poids. Je
ne pouvais lui dissimuler en étant oscultée... trop concentrée
à chercher l'excuse : mon maillot de bain... Sourire amusé
et navrant : comment pouvais-je être marquée à cet
endroit et pas ailleurs ? Mais sur l'instant, j'ai parlé trop vite
et avec le recul je ne vois aucun prétexte. Tout comme je n'en aurais
eu aucun si elle avait exigé de m'examiner plus en détail,
notamment en me demandant d'ôter mon pantalon... sous lequel Nieil
n'avait pas daigné ôter ma ceinture. J'ai pris conscience
depuis à quel point mon équilibre est devenu précaire.
Pour mes problèmes intimes, Madame m'emmenera chez un "vétérinaire"
selon sa propre expression qui sait traiter les cas similaires au mien.
Nous partons en vacances dans deux semaines et je me réjouis de cette période pour laquelleNieil m'a promis une semi-liberté. Bien que la captivité ne me gêne pas, elle a ses lourdeurs. Je ne suis pas toujours disposée à recueillir sa volonté qui se relaie harmonieusement avec celle de Madame qui semble affairée avec un autre être docile dont j'ignore tout sauf l'existence. Flattée, je l'ai même aidée à préparer sa collection de spéculums dont je préférerais ne jamais goûter. J'ai eu l'occasion d'assister à une séance de projection de ces clichés et si je n'avais pas été la table basse servant de support au projecteur, je serais immédiatement allée vômir. Nieil ne raffole pas de ce genre d'exploits mais il m'a déjà menacée de laisser Madame pratiquer son hobby sur mes orifices si je désobéissais "un peu trop".
Quinze jours au soleil et je suis
une autre femme... pardon. Chienne. Je déborde d'énergie et
d'envie. Nieil m'a accordée de véritables vacances sans entrave
de toute sorte "afin que le retour à Paris te semble encore plus
humiliant".
En effet, lorsque j'ai retrouvé
la raideur du latex en moi et la fermeté du cuir autour sur hanches,
j'ai cru que je n'aurai pas le
courage de supporter la privation
de mes droits féminins. À Manille, Nieil s'est évertué
à ne pas laisser reposer ni mon cul, ni ma chatte qu'il baisait
ou faisait défoncer plusieurs fois par jour. Bien sur, tout n'a
pas été tout rose. Demeurer au soleil, étendue sur
le sable vêtue d'un simple string est une épreuve lorsqu'on
sait que chaque regard se posant sur vous s'y attarde pour examiner vos
marques que rien n'explique. Mais Nieil avait raison sur un point : comment
pouvais-je revenir à la normale rapidement si mon bronzage ne s'égalisait
pas ? Alors j'ai accepté d'être affichée comme une
curiosité que les experts reconnaissaient et venaient réclamer.
Ce sont eux qui devinrent des habitués de la petite crique où
Nieil me prostituait gentiment - je ne peux dire autrement puisqu'il m'a
demandé mon avis et qu'après longue réflexion j'ai
accepté d'être enculée (uniquement) pour le dollar
symbolique.
C'est en ce lieu que mes marques
blanches se sont effacées au profit d'une teinte uniforme de l'épiderme
facilitée par l'absence de string. Demain, je devrais retirer chez
Photo Service les clichés tendrement pornographiques que Nieil a
pris de moi sur ce coin de plage tranquille.
Si je devais résumer ce
séjour aux amies que je n'ai plus, je dirai que j'ai retrouvé
le goût du sexe simple, frénétique et irréfléchi.
Mais mon retour est calculé puisqu'en plus de retrouver ma ceinture
de chasteté, Madame et Nieil ont décidé de me faire
perdre les kilos superflus qu'ont occasionné la prise régulière
de la pillule. Au menu : natation, sauna et vélo d'appartement planifiés
selon un planning très strict.
"- Et comme nous avions peur que
tu t'acclimates mal à la fraîcheur du mois de septembre, nous
t'avons réservé ceci".
Cela couvre la naissance des hanches,
étrangle la taille et rend impudiquement saillante mon arrogante
poitrine. Le torse bombé, je découvre en même temps
que j'écris ma nouvelle silhouette sous l'effet ce que l'on nomme
corset.
Implacable, la lumière se
reflète sur sa surface lisse et sombre. Son harmonie avec le cuir
de ma preuve de fidélité est complète et je me sens
enthousiaste même si la moindre bouffée d'air est un petit
supplice...
J'ai eu beaucoup de mal à
m'asseoir les premières heures durant mais j'y suis réduite
au travail où mes tenues étonnent de plus en plus : après
les chaussures plates et les pantalons masculins, je réapparais
au régime strict de la jupe cintrée et des talons hautains.
Première remarque de Martine concernant mon allure :
"- T'as fondu au soleil !"
J'ai répliqué d'un
sourire amusé par l'évidence : le corset fait gagner de précieux
centimètres qui se remarquent. Mais le jeu est dur puisque Madame
et Nieil ont fixé un objectif : mon tour de taille actuel (62) deviendra
54 par la suppression de toute calorie superflue et la pression du cuir
permettra de descendre sous la barre des 50. J'ai peine à imaginer
le contraste qui régnera alors entre ma taille et mes seins qui
échappent au travail que Madame souhaiterait leur imposer. Pour
le moment, mon tour de taille est de 58 avec le corset ce qui me paralyse
totalement. Et ma paralysie est ma satisfaction même si j'ai le droit
de retirer cette parure si son port m'en incommode. Nieil exige juste que
le porte en sa présence. Mais je m'habitue pour le moment où
sa volonté évoluera en une atteinte permanente à ma
liberté.
En trois semaines, j'ai retrouvé
mon poids idéal, celui qui faisait de moi la femme que Nieil désirait
au début. Mais mon poids de chienne doit être inférieur
m'a-t-il déclaré hier alors que je me pesais fièrement
devant lui. Les 55 kilos indiqués par la balance sont le résultat
d'un travail acharné et d'une volonté que Madame et Nieil
ont surveillé de près. C'est mon propriétaire qui
m'accompagnait souvent le midi sur deux à la piscine du siège
pour veiller à ce que j'effectue bien mes dix longueurs de bassin
moulée dans un lycra opaque tenant d'une pièce. Dix longueurs
avec le sourire aux lèvres et les orifices tiraillés par
les mouvements de jambes... J'ai du apprendre à sécher la ceinture
sur mon corps pour que cesse l'apparition de gouttes intempestives une
fois rhabillée. Un jour, j'ai vu Nieil m'espionner pour vérifier
si je ne mentais pas lorsque j'affirmais avoir honte de la forme
distinguable sous le maillot. Il
ne m'a jamais vue supporter la chaleur du sauna et pour cause. Seule Madame
accède à ce lieu réservée aux femmes parmi
lesquelles je me sens différente : est-ce parce que je redoute que
la serviette glisse, dévoilant aux honorables épouses ma
condition de servante ? Souvent, lorsque nous sommes seules ou peu
nombreuses, Madame se plait à jouer avec mes mamelons ramollis par
l'humidité brulante de l'étuve : la semaine dernière,
alors que j'étais étendue, le ventre sur le bois du banc
du recoin gauche, Madame a profité de mon assoupissement léger
pour se glisser sous l'assise et faire coincider mes tétons avec
l'espace entre les planches, ses ongles m'ont pincé comme souvent,
je n'ai pas daigné ouvrir les yeux lorsqu'elle a étiré
vers le sol ma chair tendre mais ai tenté une échappatoire
lorsque j'ai senti deux pinces mordre simultanément
les pointes jumelles du globe mammaire.
Après avoir pris appui sur mes bras, je fus intensément excitée
de constater que me relever était impossible en raison de la chaine
qui pendait à ma poitrine coincée sous le banc. Deux femmes
sont arrivées à cet instant précis où je vérifiais
que la prise des pinces enchainées au banc était réelle
et n'eut pour solution que de m'allonger plus normalement, écoutant
leur conversation débilitante en sentant la chainette se balancer
trop près du sol. Les mains de Madame caressèrent mes mollets,
mes cuisses, mes fesses, appuyant d'un doigt négligé sur
le cuir pour que le gode anal réveille mes chairs. J'ai eu peur
qu'elle pousse le jeu à son paroxisme en décidant de me retirer
la protection de la serviette éponge mais elle n'alla pas plus loin.
Lorsque les deux amies partirent, Madame me dégagea de la posture
délicate dans laquelle je me trouvais et me corseta sévèrement
dans la cabine particulière où nous déposons nos affaires.
"- Le sauna permet d'assouplir
ta taille et donc de la travailler plus efficacement.
C'est pour ça qu'après
chaque séance je resserre le corset..."
Régulièrement, Nieil
supervise mon entrainement sur le vélo d'appartement où je
travaille jusqu'à épuisement. Deux soirs par semaine, mon
service s'achève sur cette selle où je cède, fourbue,
essouflée, cadenassée, enculée et corsetée.
Depuis que mon propriétaire me regarde effectuer ce parcours fictif,
son envie de décorer mes tétons s'est accrue, adorant le
mouvement des bijoux en rythme avec la chair, c'est de plus en plus souvent
qu'il me pare le matin d'un motif ciselé qui se clippe sur le mamelon
afin d'en valoriser l'extrémité saillante.
52 kilos... Le temps passe de plus
en plus lentement et ma sensation de manque augmente. J'ai faim de nourriture
et d'égards. Nieil et Madame s'absentent au moins une fois par semaine
m'abandonnant aux taches ménagères chez l'un ou chez l'autre.
En fouillant dans les affaires de Madame - j'ai honte parce que c'est le
premier mensonge que je tisse à Nieil - j'ai trouvé la vidéo
amateur de cette fameuse soirée où je me suis laissée
emprisonnée. En la visionnant, j'ai vu un spectacle dégoutant
de sexe en érection déferlant en ma bouche qui est à
cent lieues de la beauté de mes pensées, sensations et réactions
à cet événement. Je comprends que si je ressens est
intense, il est aussi inimitable et que la perception extérieure
est toute autre. Je suppose que le spectacle de mon anus dilaté
est bien moins esthétique que son évolution est palpitante.
J'ai pu voir le visage de ceux
présents à cette soirée et n'en ai reconnu qu'un :
un client de la société avec lequel j'ai déjà
été en rapport et qui savait que je suis une chienne lors
de notre dernier entretien.
Madame possède d'autres
k7 mais aucun nom n'y est inscrit, juste des codes : ainsi suis-je E10-1.
Mystérieuse signification
que je ne peux rapprocher d'aucune autre référence puisque
j'ai failli être surprise lors de ma séance clandestin e par
son retour.
Ce soir là, Madame m'a gardé
à son service parce que Nieil dominait une autre. Je suis jalouse
et essaie de lui en parler en vain. Il dit que je ne suis pas prête
à vivre la réalité d'un dressage jumelé et
que je resterai toujours la chienne originelle. Pourtant, il éprouve
le besoin d'en avoir une autre mais renforce ses exigences à mon
égard. 52 centimètres de tour de taille et Nieil demande
encore des sacrifices : alors que je suis épuisée par mon
travail et mes tâches d'esclave, je me vois sommée de me détendre
en sortant seule dans les endroits branchés de la nuit parisienne.
"- Tu as besoin d'aventure... suffisamment
pour avoir confiance en tes moyens afin de mieux en jouer et trop pour
que la vérité te blesse : pas de relation sans l'accord de
ton propriétaire et un jeu d'esquive considérable pour que
la réalité
matérielle de ta soumission
n'éclate pas aux yeux et au toucher de ceux ou celles qui t'approcheront."
Je suis punie pour avoir mal
interprété ses ordres : une superbe créature, bien
plus jeune que je le suis et moins farouche que je l'étais à
son âge m'a coincée à grands renforts de boisson et
de mots doux... Je n'avais jamais éprouvé un tel désir
pour une égale ce qui explique ma mauvaise défense lors de
ses approches. J'enrage de ne plus me souvenir du gout de sa bouche et
de la tendresse de ses caresses, et surtout, je ne me parviens plus à
me remémorer de son attitude en découvrant sous la jupe de
vinyl cette marque révélatrice de mon inféodalité.
Pourtant, je l'ai satisfaite de ma langue et de mes mains, ne recevant
en échange que des pressions limitées sur le cuir appliquant
les godes au tréfond de mes orifices. C'est pour ne pas m'être
contentée de paroles et de désir que Nieil m'a mise à
l'épreuve - nouvelle pour moi - de la punition froide et ferme :
après avoir disposé en plein centre de ma chambre un tabouret
du bar, Nieil m'a placée sur le siège inconfortable mais
stable. À la base métallique et circulaire, mon propriétaire
a menotté mes chevilles privant mes pieds du contact avec le sol.
J'aurais pu basculer en avant jusqu'à ce que mes poignets soient
entravés de manière similaire dans mon dos puis lesté
d'un poids qui manqua de m'arracher vers l'arrière lorsque Nieil
le laissa affronter seul la gravité.
"- Tu vas lutter toute la nuit
pour équilibrer ce tas de graisse que tu es : si ta résistance
défaille, le poids t'emportera vers l'arrière et la position
sera encore moins confortable ; si ton buste ne demeure pas parfaitement
droit, tu basculeras en avant et passera la nuit à lécher
le parquet avant que demain, dans ma bonté, je te fasse lécher
mes semelles pour t'aider à te relever pour t'apprendre l'équilibre
: celui qui consiste en restant droite, les bras en arrière et les
jambes bien en appui sur leur base à être la chienne de son
maitre. Mais comme je t'aime, je te laisse en compagnie de ton image."
Il alluma le téléviseur
qui afficha mon image directement retransmise pas le caméscope avec
lequel il me filme parfois en plein sommeil : ma quête pour l'équilibre
me menait à exhiber à l'optique mon orifice vaginal libre
et dilaté. Après avoir éteint l'halogène, me
laissant en compagnie de la lueur du tube trinitron où l'image pourtant
fidèle ne parvenait à refléter l'inconfort de cette
position et la torture qu'elle a représenté au fil du temps
passé. Dans la nuit, j'ai craqué et ai appelé Nieil.
J'ai eu droit à un discours paisible et terrible sur l'utilité
de la punition, il acceptait d'arrêter mais j'aurais du recommencer
le lendemain, de zéro. Je ne peux rien lui refuser puisqu'à
peine arrivé dans la chambre, j'ai regretté de m'être
manifestée.
Pour m'en empêcher, il m'a
enfourné entre la langue et le palet la culotte du soir encore gluante
de cyprine puis a ouvert la fenetre donnant sur l'air glacé ; m'abandonnant
face à mon écran où je redoutais de me voir céder
tant ma vessie me pressait, contrainte par l'étreinte du corset
et alimentée par les boissons ingurgitées en soirée.
Lorsque Nieil vint me libérer
au petit matin pour que je passe deux heures de tendre repos à ses
côtés, les pieds du tabouret baignaient dans une flaque d'urine
fraîche que j'ai du essuyer avant de rejoindre mon maître sous
la couette.
Les affaires de l'autre femelle
ont l'odeur particulière du latex... Nieil s'évertue à
m'imposer le cuir tandis qu'elle hérite d'une matière sur
laquelle j'interroge souvent mon maitre. Je rêve d'avoir de nouveau
cette seconde peau que j'ai connu à l'époque où je
croyais être une chienne sans l'être. Aujourd'hui, je sais
que Nieil pourrait me faire connaitre de nouvelles choses avec cette matière
mais refuse obstinément de me flatter en m'accordant ce choix. C'est
pour me narguer qu'il me fait préparer la cagoule, les gants, le
body et les bas teintées d'un bleu marine encore empli de son odeur
de salope en manque de correction. Je connais le bouquet de sa sueur et
de sa mouille comme aucune autre depuis que je nettoie ses affaires avec
un gant humide. Je n'ai jamais gouté à certaines choses qui
lui sont infligées : ainsi, je redoute le jour où Nieil décidera
de remplacer la culotte qu'il adore
me glisser dans la bouche par ce
baillon-boule fréquemment utlisé.
Je ne constate pas de changement particulier pourtant le seuil des 50 centimètres est atteint et à ce titre, mon propriétaire a promis de m'honorer comme il se doit. Force est de constater que ma taille de guêpe m'est envié par nombre de rivales qui en ignore le secret : ce corset sans cesse resseré et à jamais relayé par une discipline de fer. En quelques mois j'ai presque oublié le goût du chocolat. Alors que l'approche des fêtes de fin d'année m'en redonne l'envie, Nieil m'a avertie que le réveillon se déroulerait comme précédemment.
Demain c'est Noël et notre
escapade en Hollande s'est déroulée comme je ne pouvais l'imaginer.
En guise de récompense, mon propriétaire m'a déposée
sur le siège d'un tatoueur professionnel recommandé par Madame.
Malgré l'irréversibilité du procédé,
je ne me suis pas affolée... flattée et excitée de cette
expérience uniquement réservée aux meilleures. Le
quadragénaire parlait un anglais approximatif que j'ai saisis par
bribe : son désir était de placer le signe distinctif là
où il se verrait mais Nieil lui a interdit. Une fois encore, je
sais que ses exigences sont raisonnables et adaptées à ma
libido. Le tatoueur préconisait le cou, moi la cheville, Nieil a
choisi l'intérieur de la cuisse droite, sur cette surface que nous
adorons tous deux lorsque les cuisses écartées provoquent
un évasement du bassin.
"- Pour que tu ne puisses plus
ouvrir tes jambes sans te justifier de ce passé qui te tendra les
mains et afin qu'à chaque fois que ma main effleurera l'ossature
se dissimulant sous ta tendre peau, je sache que mon emblême y repose."
Au creux de ma cuisse droite, tout
proche du pli magique qui conduit au sexe, à peine visible lorsque
mes jambes sont jointes, l'image d'une femme prend vie. Corsetée,
les mains attachées dans le dos, un sparadrap dessinant ses lèvres
et condamnant sa bouche au silence, un collier mordant son cou et des chaussures
à hauts talons, cette femme est gravée sur mon corps, représentée
pieds et poings liés, une laisse tirée vers l'arrière,
maintenant la chienne en équilibre sur ses genoux. Est-une ma marque
ou mon devenir ? En tous cas, mon cadeau de Noël est celui-ci et il
ne pouvait m'en faire de plus beau même si je dus en exhiber l'impudique
fraîcheur dans une vitrine pendant une partie de cette soirée
où la rue chaude méritait sa réputation.
Réveillon... tenue de fête
ou presque. Niel m'a accoutrée en petite fille modèle : nattes
et rouge à lèvres pâle, jupe virevoletante et chemisier
en coton, soquettes sur jambes nues chaussées d'escarpins vernis
plats. Aussi plats que mon ventre sévèrement travaillé
tout autant que mes orifices emplis. Ma mère a remarqué ma
perte de poids et m'a interrogée de son éternelle inquiétude
"tu n'es pas malade au moins ?" tandis que Flore n'a pas quitté
son épais pull en laine de la soirée. Le froid s'engouffrait
sur mes cuisses lorsque je fumais sur le balcon où Nieil m'exilait
à chaque envie de nicotine et j'avoue que le contact des chaises
paraissait douillet à mes fesses glacées, sans protection.
"- Mon cadeau est un peu spécial
et je le réserve à votre fille pour ce jour de Noël"
Incompréhensive, je l'ai
naïvement regardé me tendre un paquet que j'eus fni d'ouvrir
une fois sa phrase achevée.
"- J'ai l'honneur de vous annoncer
mon intention d'épouser Emmanuelle si toutefois chacun et chacune
y consent."
C'est avec trouble que j'ai extrait
de son écrin un superbe bague qui me fit manifesté de manière
trop expressive peut être mon enthousiasme. Ma famille n'a osé
émettre aucune réserve devant mon air enjoué. Bien
que je n'en aurais tenu aucun compte, j'eusse apprécié d'avoir
ce contrepoids à cet événement majeur : la salope
devenue chienne puis esclave va devenir sa femme.
Cette phrase magique gravée
à l'intérieur de l'anneau, personne ne l'a vu puisque moi-même
je ne l'ai découvert qu'à l'instant : un esprit docile dans
un corps soumis. Flore a accueilli la nouvelle de manière réservée,
son menton renfrogné dans le col roulé qui devait la faire
mourir de chaud. Pour ma part, je n'ai quitté qu'un court instant
ma veste puisqu'en me rendant aux toilettes, je
me suis rendue compte que l'on
devinait le corset sous l'opacité du chemisier. En urinant, j'ai
caressé de mon doigt annelé mon tatouage puis ai rejoint
la troupe non sans avoir remis à son propriétaire la clef
qu'il m'avait confiée. Dès que la porte de l'appartement
des parents s'est refermée, Nieil a caressé mes fesses d'une
main aventureuse se glissant sous ma jupe, la soulevant trop pour que ma
soeur puisse découvrir ma condition si elle ne nous avait pas précédés
dans l'escalier.
La période des étrennes s'enchaine dans un calme olympien... Nieil règle les derniers préparatifs dont j'étais jusqu'alors exclue. Le mariage se déroulera le 14 février dans un temple protestant que mon maître a sélectionné pour les souvenirs qu'il y nourrit. Je continue de me rendre chaque matin au siège où Nieil a officialisé notre union en l'annonçant à quelques responsables. Aussitôt, les regards épars qui se raillait de mon allure collégienne depuis quelques semaines se sont éteints pour céder la place à une camaraderie plus... hypocrite. Les fidèles qui me draguaient encore ont cessé leur chasse, conscient de leur incapacité à rivaliser avec celui que j'ai la chance d'épouser.
J'ai essayé ma robe de noces... Blanche, splendide, princière. Madame l'a choisie en me consultant et en cachant à Nieil son apparence magique. Moulée dans le corsage virginal, ma taille affinée se démarque de mes hanches affublée d'un monticule de taffetas blanc à l'empatement certain. Ma chevelure de plus en plus longue sera assemblée en un chignon que coiffera un chapeau à larges bords et mes pieds chausseront des escarpins sur lesquels je rechigne à monter tant la perte d'équilibre est conséquente.
Avec ce bruit alentour, je
ne parvenais plus à m'entendre respirer. Lors de l'attente, j'ai
cru m'évanouir cent fois... L'émotion ou la taille trop serrée
? Avant que les lourdes portes séparant ma "loge" et la "scène"
ne s'ouvrent, un vieil homme de petite taille invité par Madame
vint nous rejoindre un paquet sous le bras. Madame a incliné la
tête et avant que j'ai pu dire ouf, il s'est engouffré sous
l'étoffe jonchant le sol. J'ai regardé celle qui serait le
témoin de mon mariage qui n'allait pas échapper à
la nature même de la relation m'unissant à Nieil. Mon mariage
ne serait pas comme celui de tant d'autres, pucelles arborant le blanc,
ignorantes de l'emprise qu'une ceinture de chasteté encore présente
produit sur votre intimité, rappelant à votre coeur et à
votre esprit la noirceur de vos actes sexuels guidés ou commandés.
J'ai senti le nain frôler
mes jambes gainées de soie avant
que mes chevilles ne soient ceintes
du mordant bracelet de prisonnière. À l'écoute du
bruyant clac, Madame me jeta une oeillade de victoire et me lança
le conseil que je m'empresserai de suivre :
"- Ne brusque pas ta marche et
ne soulève jamais ta robe..." Sinon tous et toutes verraient ce que
je sentais glisser sur le sol : une lourde chaine à l'accoustique
noyée dans la masse sonore des chants d'accueil. En défilant
devant cette assemblée d'un pas étriqué par la courte
masse métallique, je vis le nain se poster au premier rang tandis
que Nieil me regardait arriver, rayonnante malgré la mise en scène
surprenante. Surprise aussi de reconnaître peu de visages parmi l'assemblée
au point de me demander si eux, contrairement à ma famille et ami(e)s
réunis ne savaient pas ce qui se tramait sous cette robe étouffante.
Chaque bruit résonnait dans ce temple et je pris garde de bouger
le moins possible lors des périodes de silence ou de monologue.
Certaines seconde me parurent un siècle du haut de ces talons aiguilles
phénoménaux dont la douleur provoquée m'ont gâché
une partie de la fête. Mais l'anneau était là, s'alignant
à côté de son frère et l'union réelle.
La langue de Nieil possédait
le goût salé que j'aime tant et celle
de Madame manqua de traverser mes
lèvres lorsqu'elle me félicita. Félicitations d'avoir
épousé un homme extraordinaire qui sait ce qu'il veut. Une
chienne, mais aussi une femme à laquelle il a donné une nuit
d'amour simplissime en guise de noces... avant d'interdire accès à
sa propriété "légale" à l'aide de la ceinture
garante de ma fidélité.
Changement de status, changement
de vie... Je me sépare de mon appartement et de mon apparence fluctuente
de collégienne, exhibitionniste, chienne ou allumeuse. Nieil me
veut séduisante, anoblie par des matières soyeuses qui dévoilent
sans afficher. Sous le satin brillant, le téton se dessine admirablement
en plein entretien professionnel...
Afin d'afficher ma féminité,
Nieil a concédé que je ne sois plus astreinte systématiquement
au corset et en adapte le port à ma tenue. Hors de question que
la femme du directeur général aille travailler avec une telle
contrainte aux yeux indiscrets : mais en dehors du siège, l'exhibition
s'affichant comme oubli prend une dimension intégrale. Tous les
anonymes doivent savoir que la femme appartient à son mari, physiquement
et mentalement. Par contre, tous les collaborateurs doivent savoir que
la femme du patron est une chienne jouant avec ses atouts : porte-jarretelles
devinables sous les jupes cintrées, absence de soutien-gorge, décolleté
vertigineux, culotte échancrée.
La seule limite demeure la ceinture
dont Nieil ne veut pas me priver et qui l'oblige à me prôner
prudence. Pas de jupe moulante sans culotte ou de jupe ample sans qu'il
en ait donné l'ordre. Lorsque mes cuisses sont libres de mouvement,
il aime que je les écarte pour lui afin d'offrir à des regards
ahuris l'incroyable spectacle d'un sexe claquemuré ou bien d'une
cuisse tatouée.
Auteur:Inconnu








