EMMA 3
Chapitre 3
24 décembre
chez mes parents... Ma soeur était là ainsi que mon frère.
Ma tenue a choqué,
intrigué, excité
selon les personnes. Nieil m'a imposée le port d'un body en vinyle
au décolleté
vertigineux que le gilet en angora
(assorti à la jupe rouge) dissimulait en partie. Durant la soirée,
j'ai
subi le regard de mes parents en
sentant mon anus subir les assauts d'un plug dont je connais l'effet
pervers : rester assise en souriant
relève de l'exploit.
Pendant plusieurs heures, j'ai
senti mes cuisses se refermer sur un bloc de métal aux arêtes
désagréables. Mon
propriétaire a joint les deux faces du patron en vinyle au moyen
d'un énorme
cadenas dont j'ai guetté
avec effroi la moindre manifestation visuelle. L'étroitesse de la
robe et la
finesse de la laine ont contribué
à l'anéantissement de mon excitation de sentir pendre ce
lourd
attribut entre mes jambes. Minuit,
le moment des cadeaux. Nieil a attendu que tout le monde ait fini
d'admirer les siens pour m'offrir
le mien: une superbe chaîne en or qui garnit mon décolleté
et
ajoute entre mes seins la présence
d'une clef qu'il a qualifié à voix haute de "passe pour le
plus
précieux des trésors".
J'ai rougi puis me suis sentie flattée. Avant de me coucher, mon
propriétaire
m'a fait laper la partie supérieure
du cadenas que ma fente de chienne avait sali puis a accroché au
dessus de notre lit, le body au
mur, par les anneaux destinés à sa fermeture.
25 décembre.
chez ses parents. Je me suis sentie libre. Nieil m'a juste imposée
une tenue que je
suis fière d'avoir revêtu
: un tailleur blanc aux allures de noces. Sans lingerie, je me suis sentie
nue
face à ses personnes raffinées
que je découvrais. Sans plug, je relevais l'étendue de ma
dilatation.
Nieil, en quelques mois, m'a transformée
: cet objet hors de mon corps, ce dernier ne regagne que
lentement son état initial.
Au réveil du lendemain matin, je suis encore ouverte comme une chienne
qui vient de se faire monter.
Grande première
pour moi et lui. J'ai découvert l'originalité d'un rapport
homosexuel tandis que
mon propriétaire offrait
pour la première fois une de ses pouliches. Pour me jauger, Nieil
m'a
conduite à ce quartier de
la capitale adéquate pour la prostitution. Sans sa présence
à mes côtés, je
me serais enfuie sous la pression
des mâles autour de moi. Tous examinaient ma tenue : maquillage
et chair visible, cuir et talons
aiguilles. Il a choisi la plus laide, la plus grosse, celle dont je n'aurais
pu
jamais désirer le corps.
Elle nous a devancés, il nous a suivies, glissant sa main sous ma
robe aussi
rigide que mes dessous, doigtant
mon plug à travers la croûte animale, m'encourageant de son
amour dur. Je l'ai payée.
Avec mon argent et il s'est assis. Lorsque le rôle de Nieil fut clair,
elle
s'est comportée avec moi
comme avec une merde, m'insultant, me brutalisant. J'ai encore la
marque laissée par ses faux
ongles sur mon sein gauche. Pourtant, sa tendresse m'a émue tant
elle
prenait soin de moi ensuite. J'ai
vécu l'amour au féminin et l'ai aimé. J'ai connu la
domination au
féminin et l'ai redoutée.
Elle s'est assise sur mon corps à peine libéré pour
loger mon nez entre ses
grosses fesses et m'obliger à
lécher son anus sale. J'ai gémi, prononcer des paroles étouffées
mais
Nieil a exigé que je m'exécute,
menaçant mes cuisses de sa badine au toucher virevoltant. La pute
s'est ensuite amusée à
me limer avec le plug auquel je ne connaissais pas une telle utilisation
intensive. Alors que mes chairs
éclatées supportaient le traitement, Nieil l'arrêta
et m'ordonna de
poursuivre de mes propres mains.
Jusqu'à ce qu'il jouisse sous mes yeux, j'ai tenté d'obtenir
un
rythme aussi effrénée
mais ne pus détacher mon regard jaloux de cette langue qui astiquait
le sexe
de mon maître. Bon maître
qui m'a baisée comme je le mérite dès notre retour
à la voiture, en plein
parking des halles.
C'est mon anniversaire
aujourd'hui et Nieil m'a offert des bijoux se plaçant sur le mamelon,
l'entourant et provoquant le saillisse
ment du téton. En me laissant ouvrir le deuxième écrin,
il ajouta
qu'il ferait de mes seins ce qu'il
a fait à mon cul : la paire de pinces s'y trouvant l'y aidera sans
doute.
À la maison, je les porte
à l'air libre. Au travail, en sortie, en exhibition, le métal
enserrant se
réchauffe enfermé
dans le bonnet de
soutiens-gorge dont la profondeur
se réduit. Lorsque Nieil n'est pas satisfait de mon travail
d'humiliation quotidienne, il me
punit en me faisant effectuer des pompes affublée de ses pinces
à la
morsure terrible ou en m'imposant
le port d'un soutien-gorge en cuir qu'une
adolescente supporterait mais dont
l'étroitesse me stresse.
Voici plusieurs semaines
que Nieil a trouvé un nouveau jeu terriblement éprouvant.
Je ne sais
expliquer ce que je ressens en
voyant des femmes passer l'entrée de cet appartement où ma
chambre aménagée
est toujours fermée aux regards indiscrets. Mon humiliation est
indescriptible
lorsque je leur prépare
ce dîner qu'ils consommeront aux chandelles, presque sous mes yeux
et
habilement grâce à
mon service strict et ordinaire : Nieil me présente comme sa domestique
et me
traite comme telle. Je perçois
une indemnité par soirée qui me permet de remplir mes poches
depuis
que mon propriétaire a exigé
que mon salaire soit viré sur son compte afin de payer exclusivement
le loyer d'un appartement que je
n'occupe plus mais qu'il tient à garder disponible si l'un ou l'autre
désire se séparer.
M'exhiber et jouer avec mon corps me troublait, m'amusait même. Mais
depuis
que nos rapports ont évolué
de la sorte, je me sens mal.
Nieil est plus ferme, toujours
aimant, mais dur. Brandissant l'évolution du jeu en excuse, il
s'escrime à me faire devenir
folle de désir ou de rage devant ces inventions. La première
fois où je
me suis transformée en call-girl
pour l'un de ses clients fut un moment d'excitation rare. Être payée
pour baiser est un rare délice.
Mais lorsque cette pratique se multiplie et que les dîners en sa
compagnie finissent souvent par
être séparée de mon maître au profit d'un nouveau
payeur, je
m'égare, ne sachant plus
que croire. Pourtant, Nieil réaffirme chaque jour ce que je souhaite
entendre ou comprendre : je compte
pour lui, bien plus que n'aurait compter une autre. Je me
distinguais par mes attitudes ou
tenues, aujourd'hui ce sont bel et bien mes actes qui me
singularisent.
Nieil m'autorise uniquement à
souligner mes lèvres d'un rouge vif qui lui rappelle la teinte de
mon
pubis et m'oblige à porter
mes cheveux brunis, raidis et raccourcis en queue de cheval.
Ma poitrine est rarement soutenue
puisque son propriétaire souhaite pouvoir la travailler à
son bon
vouloir, échangeant entre
deux rendez-vous son ornementation esthétique pour une participation
sadique ou une humiliation métallique
; mon sexe connaît un traitement de liberté similaire qui
m'a
énormément gênée
lors de mes premières règles en robe et sans culotte. Mais
Nieil s'est lassé de
me voir quitter un siège
en y déposant mes problèmes féminins et supprime progressivement
de mes
habitudes le port des jupes et
consoeurs. Je suis de plus en plus chic et ce qu'il me concocte s'avère
de plus en plus dégradant
: sous mon pantalon de flanelle se cache encore un énorme plug qui
me
transperce de l'anus jusqu'aux
profondeurs de mes reins tandis que mes fesses sont encore
cuisantes des fessées administrées
à chaque faute. Après que sa badine m'ait corrigée,
il n'est pas
rare que le simple contact trop
proche de l'étoffe poursuive l'effet piquant du cuir contre la chair
plus rose que celles des hanches
que le cuir du serre-tailles recouvre du nombril jusqu'aux cuisses, le
long de ses jarretelles assorties
aux bas sombres auxquels Nieil tient tant : il aime constater mon
désarroi lorsqu'un caoutchouc
glisse et que le bas glisse de son clip, m'obligeant à une timide
gymnastique afin d'en retarder
ou réprimer la conséquence. Que la soie atterrisse sur la
cheville
ornant le verni soulier qui martyrise
mes pieds.
Hier, l'un des femmes
de passage est restée. Je l'ai entendue soupirer de mon lit après
que Nieil
soit venu m'embrasser amoureusement
en renfermant autour de mon cou le collier d'acier qu'il a
spécialement fait confectionné
pour mon trentième anniversaire. Presque chaque nuit, je pense à
cette phrase gravée sous
le menton "à Emma, en hommage à nos liens uniques" qui souligne
notre
amour et me rappelle que la fine
chaîne me clouant au sommier est réelle, m'accompagnant pour
la
nuit de sa symphonie métallique.
Mais cette nuit, j'ai pleuré. J'accepte qu'il me partage avec
d'autres mais ne veut le partager
avec quiconque. Il a eu beau m'expliqué que c'était la règle,
je n'ai pas su le respecter, lui
demandant d'arrêter cette partie trop cruelle.
Comme il m'aime autant que je l'aime,
Nieil modifie l'orientation de mon asservissement.
Les premières
chaleurs sont habituellement l'occasion de se dévoiler, de moins
se vêtir. Nieil
continue de me concocter un régime
de pantalon, pull ou chemisier épais aux lignes de moins en
moins féminines. Mes cheveux
ont perdu leurs derniers reflets roux tandis que je m'habitue à
les lier
chaque matin, ressentant la journée
durant la courte queue se balancer dans mon dos. Nieil ne
m'entraîne plus dans les
bars sado-masochistes pour m'exhiber mais pour m'offrir, se régalant
de
constater que peu de regards se
posent sur mon allure masculinisée. Pourtant, à pratiquement
chaque sortie, un tiers nous approche.
Nieil leur dissimule ma particularité me condamnant au
silence jusqu'au moment T où
le sexe ou la main visiteuse détecte la supercherie, se vengeant
de
plus belle d'une heureuse découverte,
défiant les lois de la bienséance dans une chambre, un couloir,
un taxi ou une ruelle sombre, arrachant
le plug de mon cul pour le loger sur ma langue, allant et
venant entre mes fesses avec une
aisance déconcertante, reculant ma jouissance dans des zones
inconnues et rares :
"Tu es une chienne parfaite...
parfaitement dilatée qui ressent de moins en moins la douleur et
pour
laquelle le plaisir anal doit s'accompagner
de l'extrême".
La définition qu'il m'a
obligée à réciter tandis que ma soeur dormait non loin
après une soirée
arrosée résonne encore
dans ma tête : je murmure pendant qu'il me baise sur le canapé
en cuir, la
culotte sale confisquée
à Flore apposée près de mes narines. Pervertie, j'ai
trahi mon sang pour le
contenter. Soumise, j'ai corsé
la chair et la boisson pour qu'elle ne résiste à aucune attaque
charmeuse sans cesse assainie de
la soirée. Complice, j'ai triché aux cartes jusqu'à
ce que son
soutien-gorge tombe au milieu de
la table. Excitée, le spectacle de ses mains glissant sa culotte
blanche jusqu'à ses chevilles
me ravit. Hypnotisée, j'ai croisé son regard de vainqueur
d'une partie
en tête à tête
qui tourna au ridicule lorsque l'enjeu devint gage. Apeurée de voir
Flore défiler nue
au son d'une musique assourdissante
sous les directives précises de mon maître. Humiliée,
Nieil m'a
forcée à regarder
la sodomie de ma propre soeur comateuse, un sourire sur le visage inondé
de
larmes. Comme seul souvenir cruel
de cette soirée de débauche sur laquelle elle
n'osera jamais revenir, il lui
reste la sensation inédite d'une douleur diffuse entre ses grosses
fesses
"de truie saoulée".
Des sensations inédites,
j'en ai découverte récemment et elles m'ont tant occupée
que j'en ai omis
de remplir ce carnet de bord. Sans
drogue ni alcool, Nieil m'a menée devant une femme plus âgée
au sourire pervers et à
l'esprit assorti. C'est la première fois que mon maître me
présentait en qualité
d'esclave aussi ouvertement puisque
dès notre première entrevue, Nieil m'a placée sous
le contrôle
de la chevelure auburn qui apprécie
les attributs de femelles, "les bonsaïs de la femme". Elle m'a
démontré à
quel point il était possible et dans quelle mesure elle aime martyriser
et remodeler un
corps. Je suis demeurée
au garde à vous un long moment avant que Nieil ne se décide
à autoriser
son forfait. Lorsque ce fut fait,
je me suis retrouvée en un clin d'oeil sous une épaisse couche
de
cellophane, emballée de
la tête aux pieds, soumise à sa volonté de Dame. Profitant
du blocage de
mes mâchoires, Madame sut
guider sa large lanière de cuir sur mes parties les plus réceptives
à la
rigidité s'abattant si fort
que l'habit bruissant et étouffant ne parvint à empêcher
la douleur. Sa
poigne de fer m'empêcha de
perdre l'équilibre et c'est elle qui me guida jusqu'à une
pièce sombre
dont je ne distinguai rien, ma
vue se limitant aux ombres et lumières, mon allure à de petits
pas et
ma motivation aux coups furtifs
lorsque je me cognais à un meuble ou que mon pas étriqué
faiblissait. Je me sentis basculer,
soutenue par quatre mains salvatrices me glissant dans une
baignoire immensément vide.
Puis l'eau surgit, en jets violents et brûlants, Madame s'amusait
à
obstruer mes narines seules contacts
avec l'air grâce aux deux trous étroits gracieusement octroyés.
Alors que mon souffle coupait court,
elle me redonnait vie en détournant le jet ailleurs. J'aperçus
un premier flash mais l'arrivée
d'une eau glacée me dévora. Rapidement j'ai eu envie de claquer
des
dents, ils riaient. Fortement.
J'ai eu peur. Vraiment. Une douce chaleur s'est mise à réchauffer
ma
poitrine fragile sous le plastique
tendu. Ne distinguant rien, entendant simplement, je dus
instantanément me rendre
à l'évidence... le rythme sonore de l'ondée ne pouvait
provenir d'un
robinet.
Le propriétaire pissait
sur sa chienne afin de marquer son territoire. Le jet, au fur et à
mesure qu'il
faiblissait, se promenait sur mon
corps. Lorsque juste mon souffle rompait le silence de la pièce,
des
mains me firent basculer sur le
ventre, j'aurais tenté de me débattre si l'amalgame ne m'avait
pas
immobilisée lorsque je perçus
sa déchirure. Les mains - vraisemblablement de Madame en raison
des bagues - fouettèrent
mes fesses libérées avant de les écarter. La chose
me pénétra, glissa au
plus profond de mes entrailles
avant de déverser un liquide brûlant qui me fit trouver l'énergie
de me
débattre. Mais mon maître
veillait sur sa sirène en proie à un tout nouvel abîme
salé.
Alors que je pensais ne plus rien
pouvoir accepter de plus, mes parois anales sentirent glisser la
chose avant qu'elle ne s'extirpe
dans un bruit glauque. Violemment, une poussée re dilata mon trou
afin de l'obstruer d'un énorme
plug que j'accueillis avec peine. La torture empira : alors que la
chaleur excitait mes intestins,
ils me retournèrent et percèrent le plastique qui menait
à ma bouche
asséchée, j'entendis
une personne me rejoindre dans la baignoire et distingua son ombre au dessus
de mon visage que je ne pouvais
protéger d'une quelconque attaque. Elle se rapprocha jusqu'à
se
coller à moi, empêchant
ma respiration de procéder normalement, mes narines se figeant entre
deux
lèvres charnues, ma bouche
flirtant avec des poils agréables à lécher. Lorsque
je gémissais trop fort,
Madame levait son postérieur
afin de permettre à mes poumons de s'emplir en anticipant sur une
privation plus longue encore. Je
tentai d'expulser le liquide mais l'accès de mon cul tenait fermement
mes intestins en joue. Madame traversa
a cellophane afin de plonger ses doigts baguées dans ma
chatte. Les commentaires de Nieil
collaient à ce que j'imaginais.
Madame me fouillait impudiquement
et si puissamment qu'elle parvenait à me faire oublier la
douleur du lavement. J'étais
prête à jouir, cessant de lécher Madame, lorsque mes
narines se
remplirent d'un liquide chaud et
odorant qui, ne se suffisant pas de écoeurer et de m'affoler,
glissa sur mon visage en direction
de ma bouche, et, par la voie nasale redescendit au plus profond
de ma gorge. Plus je manifestai
mon angoisse, plus le liquide glissait pour finir par m'envahir. Cette
intrusion gâcha le spasme
magnifique que m'offrait la combinaison pénétrante des deux
orifices de
chienne.
Alors que Nieil me redressait,
déchirant ma cagoule, j'ai entamé de me rebeller oralement,
mais
quand mes premiers mots naquirent,
Madame arracha le plug d'entre mes fesses et provoqua un jet
puissant qui traversa la pièce
pour se répandre en un liquide repoussant sur le sol. Je fus si
surprise
et soulagée que je me tus,
prête à attendre la suite : Madame me fit nettoyer à
quatre pattes sa salle
de bains, sous les yeux de Nieil
, nue, des pinces aux seins, les poids trainant sur le carrelage couvert
d'eau salé, me faisant ramasser
à main nue chaque parcelle solide de mes déchêts...
La période qui
suivit restera sans doute l'une des plus troubles de mon existence. Tout
d'abord
parce que pour la seconde fois
de ma vie, deux personnes dirigeaient ma vie comme mes parents
l'ont fait de leur vivant. Ensuite
parce que le rôle que je tiens pour Nieil et Madame est froid,
calculé, dénué
d'amour ou de quelconque manifestation de tendresse. Je suis Emma la Chienne,
point. J'ai pris congé du
siège pour la semaine parce que Madame souhaitait m'avoir à
son service la
journée... Avec elle, pas
de pause : ménage, vaisselle, repas, toilette, habillement, repassage.
Je l'assiste de A à Z, la
suivant le regard bas.
Le soir, mon propriétaire
passe prendre livraison de sa chienne ou passe la soirée en la compagnie
de Madame, aiguisant ma jalousie
tandis que les plus sales besognes me sont réservées.
Durant cette période, Nieil
ne m'a plus baisée, ni même embrassée. Je me suis contentée
de
quelques caresses dispersées
par ci, par là, comme un homme en donne à un animal pour
le
contenter. J'avais l'impression
que ma vie confiée jusqu'alors - par amour - à Nieil m'échappait
pour ne plus revenir dans des mesures
raisonnables.
J'appris de la bouche de Madame
que mon maître dînait avec ma soeur un soir où il m'avait
confié
à ses soins : liens de cuir
et caresses à la brosse métallique. Sans que je sus pourquoi;
j'appréhendais
que Nieil fréquente Flore.
Alors que j'avais repris mon activité de secrétaire auprès
de Nieil et que
Madame m'utilisait certains soirs
; en plein mois de juin, quand la chaleur devient moins
supportable, mon maître et
moi partimes en train, de manière précipitée vers
la province.
Précipitée pour moi,
parce que lui avait tout prévu. C'est délibérément
qu'il me fit voyager nue sous
un poncho sud-américain
court et troué par endroits. La présence entre mes cuisses
de boules de
geishas était préméditée
puisque mon unique occupation durant le trajet fut de contracter mon vagin
afin de stopper leur va et vient
incessamment vibrant.
Je les perdis en plein hall de
la petite gare provinciale, Nieil les ramassa en prenant son temps puis
les réinséra dès
mon cul posé sur le sky du taxi qui nous mena jusqu'à une
villa perçant la nuit de
ses lumières. Là,
dans l'allée et dès le départ de la voiture, Nieil
m'a oté le poncho me guidant le
long du chemin brusquement assombri.
Nieil tira mon bras pour me signifier l'arrêt, une vive lumière
me chapotta, un spot suspendu me
coupa du monde, seul l'ambiance sonore échappait à sa
surpuissance.
Il me sembla distinguer plusieurs
voix, alors que je tentais de sortir du halo lumineux pour distinguer
des visages, Madame apparut et
me claqua le sein gauche de sa main ferme. Les yeux brillants, j'ai
croisé son regard sévère
qui trahissait le sérieux de la réunion. Elle remplaça
mes chaussures plates
par d'autres vertigineuses sur
lesquelles elle m'aida à me hisser : dix-huit centimètres
séparaient mon
talon du sol. Je fis deux pas.
Sortit de l'ombre une barre comparable à celle d'un tribunal à
laquelle
pendait une lourde chaine brillante
que Madame glissa entre mes seins en renfermant le collier en
acier autour d'un cou trop étroit
pour lui. Mais le résultat fut le même : je ne pouvais bouger
d'une
poignée de centimètre
au plus.
Je n'oublierai jamais la voix de
mon maitre résonnant dans un micro à l'amplification terrifiante.
Sont-ce ses questions intimes ou
son exposé impudique de ma situation face à une assistance
probable qui me glacèrent
?
"- Devant cette assemblée,
cette chienne abandonne le droit d'exister en tant que femelle au-dehors
du cadre que son propriétaire
lui attribue. Que la gardienne procède à l'office."
Madame revint vers moi, les mains
dans le dos, sourire aux lèvres qui me donnèrent mon dernier
choix livré au libre arbitre.
"- Tu peux ne pas sauter l'obstacle
dont tu ignores tout et perdre ce qui t'étais destiné : le
service de
celui que tu adules et pour lequel
tu es l'esclave parmi les esclaves."
Son discours programmé m'importe
peu encore aujourd'hui. Je ne pensais pas à Nieil mais à
mes
désirs et surtout les besoins
qu'il avait fait naître.
Etre dominée n'était
plus naturel mais vital et j'eus une succession d'images me rappelant que
Nieil
avait été jusqu'alors
un maitre sachant me protéger des gestes déplacés
de voyeurs trop
entreprenants ou de situations
pour lesquelles je pensais être prête.
Mon silence répondit à
Madame qui s'agenouilla devant moi.
"- Qu'elle soit ceinte de mon emprise
perpétuelle" lança mon propriétaire à l'attention
des mains
désormais visibles.
Du cuir étonnamment rigide
creusa ma taille, le clac métallique retentit, la naissance de mes
hanches fut mordue avec sévérité.
Je sentis une autre lanière flirter avec mes lèvres un court
instant,
la tête chevelue m'empêchait
d'apercevoir la source de ce bruit intriguant que suivit l'insinuation
entre mes cuisses d'un objet volumineux.
Je suis fière d'avoir compris mon sort avant l'heure
fatidique et ne pris peur en sentant
mon anus céder sous un assaut doublant l'occupation de mes
orifices. Passée dans mon
dos, Madame ne m'empêcha pas de caresser du bout des doigts le cuir
humide qui s'étendait sur
mon sexe au point de le recouvrir réellement. Ma sensibilité
tactile
distingua le rétrécissement
de cette bande me privant de mon intimité ; resserrement lui permettant
d'exister entre mes globes fessiers
sans les séparer exagérément.
En sa conclusion, le cadenas de
nos débuts se trouvait remplacé par un fermoir à la
facture agréable
au toucher sur lequel je distinguais
des lettres en relief. La gorge sèche, les orifices enflammés,
je
me délectai des paroles
du Maître.
"- Cette ceinture de chasteté
adaptée à tes mesures est le symbole de ta dépendance
totale : sans ma
volonté, tu te tordras de
douleur lorsque tes excréments tortureront tes intestins ; rougiras
de honte
lorsque les inconnus, tes connaissances
ou tes proches découvriront l'existence de cette parure ; tu
me seras à jamais fidèle
et n'osera imaginer de rejoindre un autre sans que celui-ci te rachete
en
guise de dédommagement.
Admets que le sort que je te réserve te plait"
Mes yeux s'assombrirent de plaisir.
"Répète le plus fort pour que tous et toutes t'entendent..."
Ma vue s'obstrua par l'action de
Madame et de son bandeau qu'elle m'avait souvent promis. Sa
voix ferme me commanda de passer
à la position adéquate : les genoux en contact avec le ciment
froid. Je sentis une présence,
la chaine vibra lorsque quelqu'un l'enjamba afin d'engouffrer sa queue
au tréfond de ma gorge.
Je crus qu'il s'agissait de Nieil
mais ne reconnut ni son odeur, ni sa grosseur et encore moins son
gout. Le second... le troisième...
le quatrième... le neuvième... aucun sexe ne me satisfaisait
mais
le jeu continuait. Haletante, défigurée
de foutre, j'aurais souhaitée les prier d'arrêter si le rythme
n'avait pas été soutenu.
À peine la bite extraite, une nouvelle me violait afin de jouir
de ma langue
engourdie et douloureuse. En pleine
nuit et sur le chemin du retour, Nieil m'a avoué la présence
d'un caméscope au sein de
l'assemblée insatiable malgré tout soulagée...
Fourbue, j'appréciai peu
qu'il plaisante sur l'éventualité que cette k7 soit montrée
par
erreur à Flore dont j'ignore
l'étendu de leur relation. Mais suis-je encore en position de souligner
ce
qui me plait moins dans nos jeux
?
Si je suis ceinte par cet accessoire
outrageant, il existe forcément une raison: mâter le moindre
esprit
de rebellion ou accentuer plus
encore ma soumission ?
Auteur:Inconnu








