Bénédicte 7

- MUETTE

Arrivées chez elle, alors que son père devait rentrer un peu plus tard, je lui confiais que j'avais hâte d'essayer nos achats sur elle. "Il n'en est pas question. C'est fini ce temps là, tout ça, c'est pour toi, exclusivement pour toi" me répondit Ana en exposant fièrement les jouets sur son lit.

"Déshabille-toi" a commandé Ana. Je me suis aussitôt exécutée, trop heureuse d'imaginer la suite amoureuse. Mais je me trompais, Ana avait d'autre projet. Une fois que je me fus mise toute nue, à l'exception du slip brillant qu'elle me somma de garder, elle m'a conduite à la cuisine américaine pour entamer un drôle de jeu.

En quelques minutes, elle m'avait complètement emballée avec du film alimentaire, laissant simplement à l'air ma tête et mes seins. Droite comme un I, le ventre rentré et compressé, les bras le long du corps, les jambes serrées, je ne pouvais plus bouger. Ana me réduit alors au silence au moyen du bâillon, la boule prenant possession de ma bouche, flirtant avec ma langue et empêchant mes mâchoires de se mouvoir. Elle serra fort le harnais de manière à ce que je ne puisse pas même repousser la boule.

Ana s'est mise à se moquer de moi, et, comme elle me menaçait avec le martinet depuis un moment déjà, elle a fini par faire ce qu'elle avait envie de faire. Lorsque les lanières en latex se sont abattues sur mes seins gonflés par le bondage partiel, j'ai essayé de crier mais je n'ai fait que la faire rire aux éclats. Elle a recommencé plusieurs fois, en prenant son temps entre chaque cri, pour mieux m'observer. J'avais envie de m'agenouiller, mais je n'y arrivais pas. J'essayais de me libérer, mais c'était impossible. "La prochaine fois, tu obéiras" répétait Ana.

Chaque coup de martinet me déchirait. J'essayais de briser le silence mais j'y arrivais bien mal. Je me sentais ridicule. Ridicule et impuissante. Je bavais… Je sanglotais… Elle arrêtait puis reprenait. Quand elle en a eu assez, ce fut pour jouer avec des glaçons sur mes seins rougis par le traitement spécial.

Mes tétons devinrent si dures et saillants que l'idée de les pincer lui vint. 2 pinces à linge cernaient déjà chaque mamelon lorsqu'Ana en disposa une troisième sur le téton. Au bout de quelques minutes, je ne sentais plus qu'une vague douleur m'envahir très lentement. Ana m'avait abandonnée pendant ces quelques instants de grande solitude. Je savais que ma salive débordait du bâillon : un filet de bave trônait sous mon menton. Le liquide naturel se promenait sur le plastique tendu qui m'entourait et me faisait abondamment transpirer.

Ce petit jeu, nous nous y sommes adonnées pendant un moment. Je suis parvenue une fois à piéger Ana. C'était d'ailleurs peu de temps après cet épisode. C'était lorsque j'avais encore envie de me rebeller. Oui, cette envie, je l'ai perdue progressivement. Je ne le vivais pas mal. Au contraire, j'ai commencé à trouver normal qu'elle m'interdise ou m'autorise certaines choses. Aujourd'hui, avec le recul, je dirai qu'Ana est devenue au fur et à mesure, l'amante, la complice, la mère, la tutrice, l'initiatrice… un geôlier aux multiples visages.

Auteur:Inconnu