Bénédicte 2

- LE MÉNAGE

La première fois que j'ai sorti ce schéma de nos jeux amoureux, nous étions chez moi, peut être était-ce un mercredi, c'était un soir de semaine en tous cas. L'idée m'a effleurée de voir Ana se dandiner nue devant moi. Cette fois-ci, je ne l'ai pas déshabillée : je lui ai demandé et elle m'a écouté. Ce n'était plus un jeu qui pimente un acte d'amour. J'avais envie de la voir nue en train de faire la vaisselle. Au sortir du repas, je l'ai envoyée devant l'évier pour récurer plats et assiettes et j'ai joui du spectacle : son corps filiforme, son cul admirablement fendu et son pubis sombre collé à l'inox.

C'est la rapidité de l'épreuve et son sourire qui m'a donné envie de continuer : j'avais envie de la mettre mal à l'aise et j'allais y parvenir progressivement. Tout d'abord, elle a enfilé le tablier blanc accroché derrière la porte et a entamé un récurage en règle de la cuisine. Voir Ana debout n'allait bientôt plus me suffire, aussi suis-je allée cherché une serpillière que j'ai imbibée d'eau avant de la jeter sur le sol.

À quatre pattes sur le carrelage, elle ne soutenait déjà plus mon regard. Mais lorsque j'ai eu l'idée de prendre une banane dans la corbeille de fruits pour la glisser dans son vagin, je me suis vraiment amusée en constatant sa gêne.

Comme la banane s'échappait lorsqu'elle se relevait, je me suis moquée d'Ana en conseillant de continuer sans rien changer. "Tu me paieras ça" me répétait-elle sans cesse, souvent en laissant échapper un rire crispé. Sur le coup, j'ai pensé que sa vengeance était de me voir éplucher le fruit puis de me le faire déguster alors que nous faisions l'amour.

Je me trompais. C'est le lendemain matin qu'elle s'est vengée. C'était son droit, et j'avoue le plaisir éprouvé à la voir entamer sa vengeance. Au début, ce n'était pas bien méchant, elle me rendait la monnaie de ma pièce alors que je me réveillais à peine. Elle m'envoya préparer le petit-déjeuner nue comme un vers — ce qui ne m'a jamais beaucoup dérangée — puis se chargea d'ouvrir les rideaux sans me prévenir. "Tu ne bouges plus" dicta Ana sans prendre en compte la présence possible bien qu'improbable d'un voisin à sa fenêtre.

Droite, je tenais le plateau sans bouger. Elle m'a contournée et, alors que je ne pouvais plus la voir, m'a administrée une belle claque sur le cul. J'ai essayé de rester stoïque et concentrée sur ma mission : ne pas renverser le plateau alors qu'Ana claquait lourdement mes fesses l'une après l'autre. Elle remporta une première victoire en me faisant réagir verbalement ce qui l'a sans doute décidé de continuer en échangeant la caresse de la main pour celle bien plus lourde d'une semelle d'escarpin. Ana me chipe souvent mes souliers mais c'est bien la première fois qu'elle usait de mes chaussures comme d'une arme.
Au début, la semelle ne me faisait pas plus mal qu'une main, seul le bruit avait changé. Mais très rapidement, Ana a voulu accentuer la rougeur de mes fesses : elle faisait prendre plus d'élan à son bras pour obtenir plus de force. En augmentant sans cesse la frappe et le seuil de mes manifestations sonores, Ana se laissa prendre au jeu et finit par m'administrer une gigantesque claque qui me fit lâcher le plateau.

Sans se démonter, elle m'a alors ordonné — et je vous assure que le ton employé ne donnait pas lieu à discussion — de nettoyer la moquette. Je ne me sentais plus chez moi ou victime. J'étais sur son territoire et responsable. Et comme ce sentiment troublant, Ana ne le voyait pas, ou que le spectacle de son amie frottant à quatre pattes la moquette sabotée, elle glissa un godemiché entre mes fesses et un autre entre mes cuisses jusqu'à ce que j'eus achevé de savonner le revêtement artificiel.

Auteur:Inconnu