Plaisirs asiates

douloureusement atteinte au centre du plaisir

Ce dont je vais vous parler là m'est arrivé il y a bien longtemps, alors qu'il existait encore une Indochine française. Mon mari était militaire de carrière et, connaissant mon goût pour le masochisme, il se servait assez souvent de sa badine d'officier pour me caresser la croupe.
   Lorsqu'il fut nommé en Indochine, je ne pus le suivre immédiatement. ( … )
  Mon mari m'écrivait chaque jour, d'abord pour me rendre la paix de l'âme ( nous nous sommes toujours tendrement aimés ), puis, lorsqu'il se rendit compte que j'étais rétablie, pour me décrire la vie idyllique de là-bas. J'allais bientôt pouvoir prendre le bateau lorsqu'il me parla des rites de certaines sectes sadomasochistes et religieuses à la fois. Il me promit que j'aurais toute liberté pour aller goûter à ces plaisirs là Si l'envie m'en venait. Mais lui, en temps qu'homme ne pourrait ja-mais être “l'invité” d'un tel temple.   Quelques semaines après nos retrouvailles amoureuses, rongée par la curiosité et le désir, je lui rappelai, en bonne Emmanuelle avant la lettre, sa promesse de me faire recevoir dans le temple en question. En souriant, il m'annonça qu'il y avait déjà pensé et, contacts pris, je pourrai y aller dès le lendemain.
  Effectivement, en fin de matinée, une voiture complètement close, tirée par deux chevaux vint s'arrêter devant notre résidence et d'un geste, la conductrice m'invita à y monter. Jean-Pierre, mon mari, m'embrassa et me dit:
" Monique, ma chérie, distrais toi bien"
  Je fus conduite jusqu'au temple sans voir le chemin mais, au frôlement des feuilles sur les parois et le toit de la voiture, il n'était pas difficile de devenir que ce devait être en forêt. Enfin, j'entendis le grincement d'un portail qui se refermait et me trouvais devant une sorte de pagode. Une jeune congaïe s'inclina devant moi et me dit dans un français parfait :
" Dame Monique, soyez la bienvenue"
  Et elle m'entraîna affectueusement vers l'intérieur. Qu'était-il donc, ce plaisir nouveau qui m'était ainsi promis ? Des voluptés sadomasochistes annamites, j'étais tout à fait ignorante. Lorsque j'ai posé la question à mon hôtesse, elle ne répondit que par un sourire mystérieux
" Honorée Monique, aie la grande bonté d'accepter ce présent."
  Elle me tendait un coffret finement ciselé et je la remerciai avec chaleur.
" Si tu ouvres le couvercle, tu dois absolument permettre que l'on se serve sur toi de ce qui y est contenu."
  Ainsi, le secret des amours différentes allait m'être révélé par le contenu du coffret  Avec un frisson de plaisir anticipé, j'acceptai le cadeau et consentis qu'on en use sur le champ. Lorsque je rabattis le couvercle, ma surprise fut grande. Il ne me semblait y avoir à l'intérieur qu'un filet constitué de minces élastiques, avec des franges fines et courtes.
  Après m'avoir fait entièrement me déshabiller, la congaïe, nom-mée Taï-Phong, s'approcha et tira de cet amas un fin soutien-gorge en caoutchouc qu'elle me fixa sur la poitrine. Mes deux seins se trouvaient enserrés dans deux poches à mailles espacées, tenues par deux cordonnets  passant dans le dos, sous les bras et par dessus mes épaules. Mes mamelons n'étaient protégés que par un croisillon unique; du centre de ce croisillon partait un petit élastique de dix centimètres environ et qui pendait. D'autres élastiques pendaient de différents endroits du filet qui couvraient mes globes charnus et blancs.
  Taï-Phong prit l'autre pièce contenue dans le coffret et, me faisant écarter les jambes, la glissa entre mes cuisses, la referma autour de mes reins. C'était un petit slip en résille de soie blanche, qui couvrait l'étendue de mes fesses, passait en bandelettes entre mes cuisses, couvrant mon sexe, repartait en triangle pour couvrir mon pubis. Deux cordonnets partaient des pointes du triangle qui, longeant l'aine et les hanches, se rattachaient au derrière du slip. Des mailles, qui couvraient mes fesses, pendaient de nombreux élastiques plus gros que ceux de mes seins. D'autres entre mes cuisses. A l'endroit précis de l'anus était fixé un élastique d'une cinquantaine de centimètres plus épais encore, qui semblait la queue s'échappant de la croupe de quelque animal fabuleux. A mon sexe, à l'endroit ou mon clitoris darde sa chair durcie et développée, pendait aussi un mince élastique d'une dizaine de centimètres.
  Je me sentais inquiète, ne comprenant pas le but de cet uniforme. Taï-Phong me montra alors un autre soutien-gorge, plus simple que le premier. En dehors des cordonnets de fixation il ne comportait que deux petits capuchons de résille de soie, capable de couvrir l'aréole et la pointe du sein, et du croisillon de la résille prévue pour le mamelon partait un élastique, unique et long, gros comme un crayon. Taï-Phong se pencha vers moi et me dit, avec un sourire angélique : 
" Vois, Monique, celui-ci est ré-servé pour la fête de la Déesse Mère."
  Elle le remit dans le coffret, appela une petite femme, ridée et couleur de vieil ivoire. Elle lui dit :
" Vois, Maîtresse, Monique est prête, la cérémonie peut commencer."
  La vieille approuva d'un hochement de tête.    Taï-Phong me conduisit vers une grande statue de Bouddha, me fit tourner le dos au dieu et m'attacha les poignets à ceux de l'idole. Debout, les bras écartés, j'offrais dans l'ombre mon corps blanchâtre. Alors, du plafond, jaillirent deux pinceaux de lumière qui dessinèrent deux ronds sur ma poitrine, à l'endroit de mes seins qui, tels deux globes lumineux, prédominaient lubriquement dans l'ombre.
  C'est alors que les prêtresses entrèrent et vinrent former un demi-cercle autour de moi. Taï-Phong, debout dans l'ombre, prit entre ses doigts un mince élastique, l'étira et le lâcha : le cordonnet souple alla heurter mon globe blanc. Je me mis à gémir lorsque la chair céda avec un bruit mat. J'avais compris à quel supplice j'allais être soumise mais Tai-Phong tira sur un autre élastique, l'étira et le lâcha. Je criais et me tordais dans les bras du Bouddha. C'est ainsi que commença pour moi cette séance de torture : le corps secoué de sursauts, je sentais la brûlure du choc de l'élastique sur ma peau délicate et gonflée. Chaque coup amenait une plainte ou un soupir rauque et j'offrais ainsi une étrange mélopée destinée à satisfaire la Déesse. Déjà, mon globe laiteux était parcouru de mille picotements. On eût dit des aiguilles qui s'enfonçaient dans ma chair. Soudain, je poussais un cri plus violent, tandis que mes yeux agrandis par la douleur regardaient l'élastique qui pendait au bout de mon mamelon et qui, en se détendant, avait frappé ce point si sensible.  Et toujours, Tai-Phong reprenait d'autres élastiques et, comme une harpiste, avec une dextérité incroyable, irradiait mes seins d'une chaleur intense, lâchant sans trêve les multiples élastiques qu'elle tirait à l'extrême. Parfois, elle tirait celui qui prolongeait mon mamelon et mon cri était atroce, mes tempes battaient, mes yeux étaient troubles, mes mains se crispaient sur celles de l'idole.
  Peu à peu, la chaleur intense qui couvrait mes seins sembla les insensibiliser. Je sentis moins la brûlure des élastiques, seuls ceux qui meurtrissaient mes mamelons m'arrachaient encore des cris. Mon buste, mon ventre se tordaient voluptueusement dans les bras du dieu.
  Après deux coups plus rudes sur les pointes de mes seins, Tai-Phong cessa de me torturer. Le silence retomba, seulement troublé par mes soupirs. J'étais épuisée.   Taï-Phong me délia. Je me trouvai alors devant deux banquettes recouvertes de velours, espacées d'environ cinquante centimètres, parallèles et qui faisaient face au Bouddha. Taï-Phong m'y entraîna, me fit agenouiller, me courber. Avant que j'ai pu réagir, quatre prêtresses me liaient les poignets et les chevilles aux extrémités des banquettes. Ainsi écartelée comme une cavale domptée, j'offrais au Bouddha la vue de mes cuisses. Entre mes fesses à peine couvertes par la résille blanche, s'ouvraient mon sexe et mon anus et les deux élastiques pendaient comme un filet du slip, parmi ses petites franges souples.
  Dans l'ombre qui était retombée, le Bouddha s'éclaira. Je remarquai alors avec surprise qu'il portait les attributs intimes de la féminité. Sa lueur irradia mes fesses et toutes mes parties secrètes.
  Le demi-cercle des prêtresses se rapprocha et Taï-Phong saisit les élastiques couvrant mes fesses. Je sentis une fois ma chair se couvrir de mille picotements, mais mon derrière était, grâce au traitement de mon mari, plus endurci et seuls des frémissements marquaient le heurt du caoutchouc sur ma croupe tendue. Taï-Phong tirait pourtant au maximum sur les petits cordonnets, m'amenant aux lèvres qu'un gémissement parfois plus accusé.  Je rêvais à une fouaillée vigoureuse et cela ne me produisait qu'une chaleur intense, amenant une excitation délicieuse.  Ma croupe se mit à onduler lubriquement et au bord de mon sexe perla la cyprine d'amour...
  Alors TaiPhong tendit le petit élastique qui partait de mon clitoris. Dans un sursaut, je poussais une plainte, douloureusement atteinte au centre du plaisir. Mais Taï-Phong tendait à nouveau l'élastique et le lâchait encore. Alors ce fut pendant un long moment que j'exhalais des plaintes sourdes, rauques, tandis que frémissaient ma chair, mes flancs, ma croupe...
  Sans arrêt et avec rapidité, Tai-Phong tendait et retendait l'élastique, le lâchait et le relâchait. Mon clitoris exacerbé dardait, brûlait sous les picotements inexorables qui l'irradiaient... J'avançais, je reculais ma croupe pour échapper à l'emprise implacable du supplice. En vain ! Mes seins lourds ballottaient comme deux outres pleines sous ma poitrine, une chaleur terrible faisait raidir mon bouton qui gonflait, battait, le sang affleurant à la peau. Tai-Phong continuait, les lèvres serrées, le regard inspiré.
  Enfin, sous mes plaintes rauques, elle cessa. Mais ce fut pour tendre celui qui partait de l'anus. Je hurlai, comme si Jean-Pierre, qui est doté d'un sexe énorme avait tenté de l'introduire par ce trou là. Une cuisson horrible me fit ressentir, en cet endroit très sensible, que le caoutchouc avait frappé avec violence. Un autre coup m'atteignit. Je poussai un cri affreux et je me tordais de tout mon corps. Mais je ne pouvais m'y soustraire et l'élastique se détendait sans relâche sur mon étroit orifice.
Alors Tai-Phong parla :
" Maintenant, Monique, exquise invitée, les prêtresses vont te remercier du concert et de la danse que tu as donnés pour notre réunion rituelle."   Elle passa l'élastique à la première prêtresse qui le tendit à l'extrême et le lâcha. Un cri strident s'échappa de mes lèvres tandis qu'une atroce douleur s'installait dans mon anus meurtri. Une autre approcha et préféra le sexe : j'eus une plainte pitoyable. La troisième et la quatrième s'en tinrent à mon clitoris mais la cinquième visa à nouveau mon anus et je criai à nouveau. La sixième se pencha devant moi et, s'emparant des deux élastiques qui pendaient de mes seins, les étira ! Je gémis sourdement sous la double torture. Enfin, la Maîtresse vint à moi, saisit l'élastique qui vrillait l'anus, tira, tira au maximum puis, le regard plein de luxure, le lâcha. Je râlai, tordue de douleur.   Tai-Phong me détacha, me retira le soutien-gorge et le slip. Je fus conduite par elle, toute meurtrie jusqu'au fond de la pièce, couchée sur un long coussin de soie noire. L'ombre se fit. Entre mes cuisses écartées, je sentis le frôlement d'épaules ridées, de joues parcheminées et une bouche vorace happa mon sexe exacerbé. Ah ! que la douleur était loin, sous cette caresse experte !Que la langue savait caresser, titiller, lécher mon sexe brûlant !
  Dans mon trouble, je sentis pourtant une tête penchée sur mon entrejambes. J'enserrai les épaules et reconnus la tunique, les cheveux de la vieille Maîtresse. Alors, entre mes cuisses ? La grande prêtresse devina ma pensée et me tint les mains pour qu'elles ne se portent pas à mon sexe. Je m'abandonnai à la volupté. Une jouissance trop longtemps contenue déclencha un spasme puissant et dans l'ombre opaque s éleva enfin mon cri de volupté, plus puissant que tous ceux que Jean-Pierre avait réussi à me faire pousser.

Auteur:Monique C.