MAX & VIRGINIE 2
je suis à votre disposition
Le téléphone sonne...
Elle me jette un "je suis à votre disposition" sans autre commentaire. Rendez-vous pris pour 20H30, devant l'entrée principale du musée d'Orsay. Elle porte une robe noire, très simple, un velours léger aux dessins moirés léger. Une veste pourpre. Des cheveux en queue de cheval. Souriante. J'avance vers elle, lentement, elle prend le pas, viens vers moi. "Bonsoir". Elle attend de moi une conversation, j'attends d'elle des silences. Je lui dis que nous allons dîner japonais. Elle aime. Pendant le dîner, j'ai droit une fois de plus à sa vie, ses petits malheurs de bureaux, et bien d'autres banalités. Je reste peu loquace, à un moment, certainement judicieusement calculé de sa part, elle me glisse que l'amant est mis au rayon des souvenirs. J'en suis ravie pour elle. Elle s'étonne de mon manque d'intérêts je l'informe de mon statut. Minuit sonnant, nous sortons du restaurant, je fais signe à un taxi.
Petit hôtel anonyme du 9ème, une particularité, deux chambres "spéciales" toutes deux styles arts décos, pleines de charmes désuets. Grande pièce, décorations rococo et compagnie, la demoiselle les yeux émerveillés.
- Déshabillez-vous !
- Tout de suite ?
- Oui.
Elle pose sur un fauteuil sa veste, prend sa robe par la taille et la retire.
- Comme cela ?
- Oui.
Elle est devant moi, dans la grande glace placée derrière elle, je vois toute sa face arrière, des jolis bas noirs, des chaussures talons hauts, pas franchement aiguille, mais choisies avec goût. Son sexe épilé. Je sorts mon sac. Tire le bandeau de soie noir. Elle fait un demi-tour sur elle-même. Bandée. Je la place devant le grand lit à baldaquins. Prend les deux cordes prévues à cet effet, une paire de bracelets, je lui pose les bracelets. Je pose les corde sur le haut du lit. L'attache solidement les bras tendus vers le haut, elle se place naturellement les jambes ouvertes. Fouet aux douze lanières.
- Désormais, si tu dois prononcer le moindre mot, ce sera uniquement celui-ci Stop. Si la douleur est trop violente Stop, si vous ne vous sentez pas bien Stop, aucun autre mot, le silence. Est bien compris ?
- Oui.
- Répète-moi ?
- Si j'ai trop mal je dis stop, si je ne me sens pas bien, je dis stop, sinon, je dois me taire.
- Bien.
Leçon de maintiens.
- Mademoiselle, j'ai remarqué que vous ne teniez pas bien droit votre dos, ce qui rend disgracieux le rebondi de votre postérieure, ce qui manque de bien creuser vos reins. Tenez-vous droite !
Elle s'exécute sans difficulté.
- Creusez désormais vos reins !
Elle creuse ses reins, cul orgueilleux, offert.
J'attends le moment de faiblesse, dans une position si tendue, la pauvresse risque fort de ne pas tenir des lustres. Le moment de la rédition s'annonce, je la sens ce tendre avec force, une lutte entre son corps et sa volonté, le corps à souvent des faiblesses. Le moment attendu arrive. Deux coups de fouet sec, précis, dans le creux des reins, elle retend à nouveau son corps. Les zébrures commencent à apparaître sur sa peau laiteuse, de longues marques rouges. Son dos commence à fléchir, claquements sur ses épaules. Les stigmates s'affichent en traits le long de sa colonne. Elle est plus raide que jamais, droite comme un i, la croupe saillante. Belle.
- Repos.
Son corps imprime lentement l'ordre, ses reins moins creusés, bien plus que lors de son arrivée, le dos s'incline légèrement, bien moins que lors de la première pose. L'éducation, un art. Je la détache. Pause de suppliciée, cigarette, boissons. Silence.
- Debout !
- Oui.
Avec les lanières je la caresse doucement, j'examine les traces faites plutôt. Des volutes rougeoyantes, de longues et saillantes nervures. Je prends des pinces, poses celle-ci sur ces mamelons dardés. Elle grimace, le pincement est plus important que la première fois, pas trop encore, je sais qu'elle est fragile et sensible de ses pointes.
J'impose une posture simple, je regarde cette statue. Son visage prend petit à petit une lumière, un léger sourire de satisfaction vient dessiner plus haut ses lèvres. Elle ne bouge pas, depuis 10 bonnes minutes maintenant. Je contemple. Petite pause. Rite d'une suppliciée. Les pinces toujours bien en place, je pose des poids dessus, son visage se transforme de nouveau en image de souffrance, de crainte. Juste deux petits poids. Elle est désormais debout, je l'éduque comme une petite fille de la haute bourgeoisie, je lui apprends à marcher avec ses talons hauts, mettre un pied devant l'autre, non pas comme les mannequins, juste un pied dans l'axe de celui en arrière. Des petits pas juste posés sur la pointe du pied, venant délicatement asseoir le talon pas encore totalement aiguille. La chambre est assez grande pour qu'elle puisse faire une petite douzaine de pas, avant d'être en face du mur. Elle apprend vite, sa démarche a désormais des allures féminine et gracieuse.
Elle ce pose devant moi. Je lui mets des bracelets de cuir, poignets, chevilles. Elle ce pose sur les genoux, viens mettre son buste en contact avec le sol, laisse sa tête sur sa joue. Je lui écarte les jambes, ses chevilles viennent désormais rejoindre ses chevilles, contorsions. Je lie les poignets aux chevilles, j'écarte un peu plus le tout, les chevilles écartées désormais par une barre appropriée.
Dans cette très inconfortable position, toujours sans mot, c'est agréable ce silence, je la laisse trouver ses repères. Une noix de lubrifiant déposée sur son cul. Le Plug en mains, une petite taille, le premier d'une longue série, destiné à élargir les voies étroites. Doucement, avec fermeté l'objet avance, parfois, ses chaires se tendent. Petit aller et retour, toujours pour aller plus loin. La base du Plug n'est plus très loin, j'entends son souffle plus fort, de temps à autre un gémissement plus fort, parfois une contraction plus importante. Plus fermement, je pousse sur l'outil à dilater, celui-ci ne dois pas atteindre les 4cm de diamètre, l'équivalent d'une queue de mâle bien bâtis. Le point le plus large passe difficilement, puis, happé par ce cul désormais affaiblis, le Plug vissé au fond d'elle. Elle bouge un peu, démontrant là un inconfort important, je me demande si le Plug est plus inconfortable que la position. Je détache ses poignets, lui demande de ce mettre sur les bras, elle reste ainsi, en table basse.
Je n'ai plus de cigarettes, un oubli certainement, j'enfile ma veste, sort de la chambre.
...
Le bureau de tabac fait brasserie, après avoir pris mes clopes, je m'installe boire un café. Une jeune femme en face de moi, la mine triste, parle au téléphone. Sa conversation semble douloureuse bien que douce. Mon regard la fixe, ses yeux se baissent.
Je fais signe au garçon, l'informe que j'aimerais voir cette demoiselle se désaltérer à mon compte. Celui-ci entre deux paroles lui propose de renouveler sa consommation, elle fait signe que non. Il me regarde, je lui retourne un regard sans appel. Elle fini par lui dire oui. Elle m'ignore, je n'en attendais pas moins. Second café, depuis 50 minutes Virginie est seule avec ses liens. L'air mutin de la demoiselle en face de moi présage d'un avenir indécent. Tonic et juste merci, elle boit son thé. Je lui souris. Elle me le rend. Je l'aborde. Elle est en rupture avec un mufle, pas de quoi se briser le coeur. Je lui dis que je suis bien pire que lui, elle me lance
- c'est impossible !, dans un rire
- Je vous le prouve tout de suite !
- impossible je vous dis !, sur un ton défiant.
A ce moment, je me dis que je devrais plus souvent tâter du casino, 5 8 17 et dans un geste magnanime, une finale 6. Le 8 sortirait en plein, 35 fois la mise. Audiard disait, les cons ca ose tout, c'est même à cela qu'on les reconnais. Audiard, excusez-moi, mais j'oseŠ En quelques mots, je lui explique que je suis à l'hôtel à deux pas d'ici, si elle désire en savoir plus elle devra me suivre. Je me lève, je sors. Elle suit. Jubilations.
Sortir rapidement de ma tête le scénario établis, vite imaginer la suite, elle, de quelques pas derrière moi, moi jubilant devant. Oser, voilà un des secrets.
Le petit escalier de l'hôtel serpente de manière serrée, je regarde la croupe devant moi, belle promesse. Cette fille est banale, certes, rien d'elle me ferait poser mon regard sur elle dans la rue, des jambes anonymes, des chaussures sans goût, une jupe sans fard, une veste de rien, banale.
Juste devant la porte, je lui dis
- à l'intérieur une Demoiselle est dans une posture plus que provocante, vous, je ne savais pas que vous existiez il y as une demi heure, elle non plus.
Long moment de silence, ses yeux passe de mes yeux au sol, dix, vingt fois.
- Je tente le coup, mais vous proposez quoi ?
- Que nous baisions sous ses yeux
- why not ! Dans un large sourire.
J'ouvre la porte, ne sachant véritablement si Virginie était toujours dans sa délicate position, où si elle avait pris ses bagages, pire encore, m'attendait sur le lit. Un certain goût du risque m'anime toujours.
Agréable surprise, elle est toujours dans la même position. D'une main rassurante, je caresse sa nuque, je regarde l'autre, les yeux grand ouverts, la bouche ouverte. Surprise, stupeur ? Ma main caresse le dos de la suppliciée, hasarde sur ses hanches, son dos, retour à sa nuque, je suis douceur, je me veux apaisant, rassurants. Affirmer sans mot mon honneur d'être le guide. Je la détache lentement, l'autre assise sur le lit, muette. Elle était engourdie, je lui laisse le temps de reprendre vie.
L'autre la regarde, Virginie l'ignore comme seules les femmes savent ignorer un être humain, l'autre est transparente pour elle. Ou pire encore. En deux mots, je propulse l'autre dans la salle de bain, histoire qu'elle me revienne fraîche et propre. Elle s'acquitte de sa besogne, sans mot, le bonheur des silences.
Virginie me questionne du regard.
- Je vais la baiser là, devant toi. Je veux croiser ton regard sur nous, le sentir.
- Bien, comme vous le souhaitez
Jouissance de ce moment, je le conserverais au-delà de la mort, image d'une soumise, vraie, sans fioriture, abnégation, obéissante. Je prends soin d'elle, caresse ses cheveux, sa nuque, ma main présente, plus forte, un main de propriétaire.
L'autre s'affiche enfin dans la chambre, nue. Ne sachant que faire de ses bras, d'un regard je lui montre le lit, elle s'y engouffre.
- Non, retire les draps ! je veux qu'elle puisse tout voir.
Sans mot, elle retire les draps. Virginie me déshabille. Hasarde une main caressante que je repousse sagement.
Devant le lit, juste à sa base, bien au centre, elle nous regarde, les mains dans le dos, je baise cette anonyme. Une fois, deux fois. Je ne cherche pas à savoir si oui ou non elle à prit son pied, c'est son problème. J'ai consommé deux capotes. Sans le moindre préalable, je congédie l'audacieuse, elle me jette un regard méchant.
- Quand on parle de mufleŠ Casse-toi !.
Virginie a le visage qui s'illumine. L'autre claque la porte. Il est plus de quatre heure de matin, la fatigue me nargue. D'une caresse sur la joue, je clos la parenthèse.
- Quand ? me lance-t-elle.
- Lundi 21H, devant le Mégastore des Champs, bonne nuit.
Auteur:Maxence Lascombe








