Mes Maîtres -1-

Mon arrivée chez eux

Ce soir j’ai rendez-vous pour la première avec un couple dominateur.

Je ne les connais pas.

Ils me reçoivent chez eux, enfin je pense, et ils n’ont rien voulu me dire sur leurs jeux, leurs fantasmes.

L’homme m’a posé quelques questions au téléphone, puis m’a donné l’heure et le lieu où je doit me rendre.

Il m’a précisé également de mettre une chemise sans maillot de corps. J’ai noté tout cela sans vraiment y porter d’objection ou d’importance.

J’ai un peu froid.

J’arrive en bas de l’immeuble, mes jambes flageoles.

Mes fantasmes les plus fous me traversent l’esprit.

Que va t’il se passer ?

Ont-ils l’habitude ou sont-ils des débutants dans ce genre de pratiques ?

Vont ils me faire mal, me laisser des traces de ma visite chez eux ?

La maîtresse va t’elle être belle ?

Va t’elle être entreprenante ?

Va t’elle vraiment rentrer dans le jeu ?

J’hésite encore à monter, mais j’arrive sur le palier.

Une porte est entrouverte, je regarde le nom, c’est ici.

Un petit mot est collé sur la porte, sur lequel est écrit :

« Sonnes et entres, esclaves. Tes maîtres t’attendent. »

J’hésite encore un instant puis m’exécute, comme porté par une force intérieure.

J’entre et j’arrive dans le couloir de l’appartement.

Dans cette pièce carrée toutes les portes sont fermées.

J’entend des voix dans l’une des pièces, un dialogue.

Ce sont eux, vraisemblablement, qui papotent entre eux.

Un petit mot m’attend encore, posé sur une boite en carton, sur lequel est inscrit :

« Ouvres ce carton, petite salope.

Habilles toi avec ce que tu y trouveras en gardant ta chemise, et attends patiemment que nous venions, ou que nous t’appelions ».

J’ouvre donc le carton, il est rempli de vêtements féminins.

Cela m’excite.

Je me déshabilles déjà pour faire ce que mes maîtres me demandent, me travestir.

Enfin c’est un bien grand mot vue mon allure, non imberbe et si peu féminine.

Seul le jeu compte.

Un fois nu, hormis ma chemise, j’enfile de magnifiques bas nylons, noirs, assez larges pour un homme comme moi.

Mon corps s’échauffe au fur et à mesure que les enfile.

Je me sens devenir assouvi centimètre par centimètre.

Je passe la jupe, à taille convenable également mais qui rétrécit assez mon ventre pour que je sois plus élégant.

Il y a aussi une belle paire de sandales à talon, un talon assez haut et assez fin pour je me sente véritablement humilié.

Très pratique ces sandales pour s’adapter à mes pieds et me laisser assez d’aisance pour fermer les lanières.

Mes orteils dépassent.

Cela m’excite de plus en plus.

Il y a aussi une perruque brune mi longue.

Je l’enfile.

Devant la glace située dans le couloir, j’hésite à ôter mes lunettes, puis je me peigne le mieux que je peux.

J’ai beau fouillé, aucune petite culotte.

Cela m’inquiète un peu.

Au fond du carton un mot encore.

« En attendant coiffes toi correctement, et apprends à marcher avec tes nouvelles chaussures, pauvre esclave. »

Mes talons claquent sur le sol, je me tord une cheville.

J’essaie de nouveau de marcher, j’y arrive de mieux en mieux. Je suis presque fier de moi.

Auteur:Inconnu