La Nasse 9
chapitre 9
- LE COCKTAIL -
Lorsque je m'éveille, il est 12h30 et je suis toujours dans les appartements
de Malcom. Je n'imaginais pas qu'un plaisir aussi intense pouvait exister, et
sans toucher à mon sexe. Malcom est un génie des plaisirs féminins. Il m'a installé
dans le canapé du coin 'musique', j'ai les nerfs ' a fleure de peau' et mon
pull est humide. Une feuille manuscrite est posée sur la table basse. 'Chère
Christelle, c'est avec beaucoup de regrets que je me vois contraint d'interrompre
nos relations naissantes. Les obligations qui vous incombent ne vous laisseront
aucunes disponibilités. Aussi, il est préférable que nos rapports finissent
avec la lecture de ces mots. NB : Cependant, votre présence ce midi est la bienvenue.'
'Les obligations qui vous incombent' ? De quoi parle-t-il ? Je comprends : En
jouant avec mon corps, il a finit par percevoir l'écoulement de mes seins. Il
en a déduit que j'étais une toute jeune mère. MAIS C'EST FAUX. HO ! Malcom,
comment vous expliquez ? A travers la verrière, je perçois la présence des premiers
invités autour de la piscine. Il est dehors en maillot de bain et tee-shirt.
Il discute avec un homme barbu. Le Cardinal s'occupe du barbecue, Lyu en bikini
est dans un transat, Tchang nage en compagnie d'invités inconnus. Chacun semble
être très à l'aise. Malcom se fourvoie, et il le saura. Je délaisse la feuille
de papier et me dirige résolument vers ma chambre. Cet homme fait plus que m'attirer,
il me manque… Il m'a fallut moins de dix minutes pour m'apprêter. Le temps pour
moi d'enfiler l'unique maillot de bain en ma possession et je file. Lorsque
que j'arrive sur la plage de la piscine, le nombre d'invités n'a guère évolué.
Marlein discute avec Lyu sur le transat voisin. Et les nageurs qui accompagnent
Tchang sont des jumeaux tout juste sortis de l'adolescence, mais bâtis comme
des rugbymen.
Malcom
- Mlle St Claire. Je suis heureux de voir que vous ayez
put finalement participer à mon cocktail. Laissez-moi vous présenter M. Bruce.
M. Bruce, Mlle St Claire. Bruce
- Enchanté.
Christelle
- Je suis ravie. Les
jumeaux sortent de l'eau pour nous rejoindre.
Malcom
- Voici GORAN et PIOTRE.
Ils accompagnent toujours M. Bruce dans ses déplacements. C'est un artiste qui
aime la sécurité. Messieurs, Mlle St Claire.
Goran
- Hum.
Piôtre
- Je suis charmé.
Christelle
- Bonjour. Je me tourne vers Bruce.
Christelle
- Quelle profession
artistique exercez-vous ?
Bruce
- Je suis cinéaste.
Christelle
- J'adore le
cinéma. Votre nom ne m'est peut-être pas inconnu ?
Bruce - Bruce, Bruce Seven,
vous me connaissez ? Je souhaite déjà vous connaître mieux. Il me détail des
pieds à la tête. Évidemment, le maillot deux pièces que je porte ne cache guère
mon anatomie. Depuis ce matin, mes seins sont toujours 'agressifs' et l'intérêt
évident qu'il me porte me dérange.
Christelle - Heu ! Votre nom m'est familier,
mais je ne me souviens pas pourquoi…
Piôtre
- M. Bruce est comme l'on dit une
'pointure' dans le milieu du cinéma érotique. De plus il participe activement
au financement du 'centre'.
Malcom
- Comme vous le comprendrez, M. Bruce est
un hôte 'de marque'…
Goran
- M. Bruce, cette femme est CELLE que vous cherchiez.
Bruce
- Goran, calmes-toi.
Malcom
- Je vous laisse, mes invités me demandent.
J'emboîte le pas de Malcom, et attends d'être suffisamment à l'écart pour lui
parler.
Christelle
- Malcom, vous vous méprenez à mon sujet. Il ne semble pas
m'avoir entendu et s'accroupit pour parler avec Tchang qui finit une longueur
de bassin.
Malcom
- Elle est bonne ?
Tchang
- EXCELLENTE. Chez moi les piscines
chauffées appartiennent aux politiciens. Ici, le climat est si bon, c'est un
délice de s'y baigner.
Malcom
- Et vos recherches ?
Tchang
- Finalement, je
prolongerais mon séjour si vous n'y voyez pas d'inconvénients !
Malcom
- La
Chine perd momentanément un esprit brillant. Et c'est moi qui en profite. Comment
y verrais-je un quelconque inconvénient ? Restez aussi longtemps que vous le
désirez. Vous êtes le bienvenu. Malcom se lève et se dirige vers St Pierre.
Christelle
- Malcom, tu m'entends ?
Malcom
- …oui…
Christelle
- J'ai besoin
de vous. Je n'ai pas d'enfant, je suis 'disponible'…
Malcom
- Alors, c'est encore
pire… Je ne me reconnais pas, je le suis comme un 'toutou'. Il presse le pas…
Malcom
- Et bien Cardinal, mangerons-nous un jour ?
St Pierre
- Si Dieu le veut,
c'est possible. Et s'il me donne les compétences d'un cuisinier… Malcom s'adresse
à moi.
Malcom
- Une femme d'intérieur saura être de bon conseil ! Christelle,
aidez donc un peu notre pauvre Cardinal. Malcom en profite pour se défiler.
Goran et Piôtre discutent avec Bruce et ne me quittent pas des yeux. Lorsque
je me dépêche de rejoindre Malcom, j'ai le sentiment d'être toujours aussi sotte.
Malcom déplie un gigantesque parasol dans le coin non fréquenter de la piscine.
Christelle
- 'C'est encore pire ?' Il ne répond pas.
Christelle
- Que me reproches-tu
Malcom ? Nous nous connaissons à peine et déjà tu me fais des reproches !
Malcom
- SINCERITE. C'est tout ce que je demande. La sincérité.
Christelle
- Lorsque
je m'abandonnais dans tes bras, je n'étais pas sincère ?
Malcom
- Tu t'es donné
au seul amant possible : LE PLAISIR. Je n'étais que son 'outil'. Écoutes, ne
perdons pas notre temps, retourne vers l'homme que ton corps réclame et laisses
moi. Après tout, je ne suis pas celui que tu imagines et désormais, appelez-moi
M. Malcom.
Christelle - Je ne connais pas d'autre homme. Et je sais que toi
seul obsède mon esprit.
Malcom
- M. MALCOM. Et le plaisir qui coulait de ton
corps ?
Christelle
- Écoutes… Écoutez, je ne comprends pas ce qui m'arrive.
Malgré la sensibilité de ma poitrine, jamais le moindre liquide n'est apparu.
Malcom, vous devez me croire… Je ne connais pas d'autre homme.
Malcom
- Depuis
mon divorce, je n'ai pas eu de liaison avec une femme. Et malgré cette force
qui me pousse à en avoir, j'accepterais une femme seulement si elle est entièrement
soumise à mes caprices. Alors, laisses-moi et limitons nos rapports au travail.
Je ne VOUS tiendrais pas rancune de mes erreurs.
Christelle
- Je vous serais
soumis… Malcom n'écoute plus et se dirige vers Bruce.
Bruce
- M. Malcom, nos
dernières affaires ont été fructueuses. J'ai hâte qu'elles recommencent…
Malcom
- Malheureusement, j'ai bien peur que vous soyez obliger d'attendre encore quelques
semaines.
Bruce
- Pourtant, je suis sur que le contexte se prête volontiers
à de nouvelles transactions.
Malcom
- Je vous l'ai dis, il vous faudra être
encore patient. Je ne comprends pas ce qui unit ces deux hommes, mais ma peau
de blonde commence à 'roussir' sous le soleil. Je plonge dans la piscine… OUCH
! Incroyable, sous la fraîcheur de l'eau, mes seins se contractent et distillent
un plaisir insidieux jusque dans mon ventre. Je refais surface…
Tchang
- Elle
est bonne, vous ne trouvez pas ?
Christelle
- …Oui, très bonne.
Tchang
- Je
suis heureux de vous revoir. Vous ne rentrez pas chez vous le week-end ?
Christelle
- Heu ! Non, j'ai l'intention de prospecter dans les environs pour trouver un
appartement. J'ai libéré la maison que je louais et je profite de ma chambre
au C.R.T.M en attendant…
Tchang
- Oui, je comprends… Vous savez, votre participation
dans mes études a été très enrichissante, et je souhaiterais poursuivre notre
collaboration. Vous croyez que ce sera possible ? Ma pommade a été efficace
?
Christelle
- Si je reviens vous voir, c'est pour un problème purement féminin,
mais dès que je le pourrais, je reviendrais.
Tchang
- Merci beaucoup. Quelle
est la nature de votre problème ? Tchang m'entraîne vers le 'petit bain', et
s'accroche à l'échelle.
Tchang
- Alors ? Quel est votre problème ? Sa tête repose
sur la marche qui affleure la surface de l'eau. Il est sur le dos et attend
une réponse. Je me redresse et accompagne ma chevelure pour qu'elle ne reste
pas sur mon visage. HO ! Je m'accroupis immédiatement comme pour protéger ma
poitrine. En sortant le torse de l'eau, la myriade de gouttelettes qui couvraient
ma poitrine étaient comme autant d'index inquisiteurs qui me chatouillaient.
La sensation se limitait aux surfaces découvertes de ma gorge, mais même sous
le tissu protecteur mes mamelons en ont ressenti l'effet pervers. Ma féminité
réagit… Malcom, pourquoi n'êtes vous pas là pour m'aider ?
Tchang
- Expliquez-vous…
Sous l'eau, je croise mes bras sur ma poitrine, la chaleur rend l'effet encore
plus vif… Je sens des cornes qui cherchent à percés mon maillot, des palpitations
naissent entre mes jambes.
Christelle
- Tchang, il faut que je vous voie le
plus rapidement possible.
Tchang
- Cet après-midi, dans mon labo du sous-sol
à 17h ?
Christelle
- Oui, merci. Ma serviette se trouve à l'autre bout de la
piscine à coté des jumeaux rigolards. Leur présence m'embarrasse et j'attendrais
qu'ils s'éloignent pour sortir de l'eau. Malcom et Bruce sont toujours en grande
conversation, tour à tour je les surprends à m'observer. Suis-je le sujet discuté
? Marlein est immobile, il fait dorer 'son gras' pendant que Lyu étale de la
crème sur son corps. Nous ne nous sommes pas adresser la parole depuis le test
chez le Cardinal. Cependant, je lui emprunterais volontiers son huile solaire.
Les jumeaux sautent enfin dans l'eau, je sors rapidement de la piscine… Le Cardinal
saisit l'unique parasol pour se protéger, il est vrai qu'il cumule la chaleur
du barbecue en plus du soleil. Après un rapide coup d'œil autour de la piscine,
je sais comment me sécher en conservant un minimum d'intimité. Curieusement,
si l'eau fraîche fait pointé mes seins, elle adoucit également le feu qui les
attise. Je me dépêche d 'éponger les gouttes qui me titillent. Malcom a quitté
Bruce et discute avec Lyu, son regard revient sans cesse vers moi. Je m'installe
dans le transat et étends mon drap de bain sur mon corps. C'est effarent, même
à travers le tissu en éponge, je perçois mes reliefs. Malcom semble plaisanté
avec Lyu, tous deux finissent par rire et cela me rend jalouse. Il continu à
m'observer, je crois qu'il connaît son pouvoir sur moi. La chaleur du soleil
efface progressivement la tension nerveuse accumulée par mon corps. Je ferme
les yeux et essaye de profiter de ces instants de tranquillité. Je me sens bien…
Ma serviette me tient chaud, je la dépose à même le sol… J'entends le Cardinal
: 'A table, c'est prêt'. Je n'ai pas faim, j'oublie ma mission (temporairement),
Malcom (je le veux), et lui me veux, mais… docile. Je m'octroie quelques instants
de détente… Je commence à somnoler…
Malcom
- Tu ferais bien de faire un peu
attention. Une peau hâlée est déjà sensible au soleil, mais la tienne risque
de rougir douloureusement. Je sursaute. J'ai dût m'assoupir quelques minutes
et Malcom est devenu protecteur. J'en suis heureuse et lui adresse un sourire
presque enjôleur. Je lui réponds spontanément…
Christelle
- Que m'importe la
douleur physique, ta présence est un baume pour moi.
Malcom
- 'VOTRE PRESENCE'.
ET TU NE SAIS PAS CE QUE TU DIS, ALORS TAIS-TOI Il me tend une assiette en carton
contenant saucisse et crudités.
Christelle
- Finalement, je vous intéresse ?
Malcom
- La santé de mes employés m'intéresse toujours… Toi aussi.
Christelle
- Je vous en prie Malcom, ne soyez pas caustique. Je ne le mérite pas.
Malcom
- Lorsqu'une femme cherche à me tromper, je suis toujours méfiant.
Christelle
- Vous êtes dans l'erreur. Si vous le souhaitiez, je serais… Beaucoup plus...
Malcom
- Pffeu ! Arrêtes. J'ai au moins dix ans de plus que toi et toutes les
femmes qui m'ont tenu ces propos, étaient sournoises ou menteuses. Elles cherchaient
le confort matériel. Tu échapperais à la règle ?
Christelle
- Je ne sais pas
comment prouver ma 'bonne foi'. S'il vous plaît Malcom, donnez-moi une chance.
Malcom
- OK, Tu n'es pas du genre 'soumise', et ton humilité te fait honneur.
Par ailleurs, ta beauté et ton esprit sont loin de me laisser indifférent. Je
serais direct, je suis particulièrement susceptible, et misogyne. Alors… Pas
d'incartade…
Christelle
- J'ai toujours été 'fidèle' lors de mes liaisons. N'ayez
pas d'inquiétudes. Les jumeaux sortent de l'eau et nous rejoignent. Malcom ne
désire pas que l'on nous entende, il susurre : 'Ne me déçois pas…'. Il se tourne
vers les jumeaux. Bruce nous rejoint.
Malcom
- Alors Messieurs, profitez-vous
du soleil et de notre campagne ?
Goran
- Ho ! Oui. C'est évident.
Piôtre
- C'est
génial. Bruce ne les écoute pas, il s'adresse à moi : 'Je suppose que les chercheurs
du centre gagnent bien leur vie ?'.
Christelle
- Vous êtes bien indiscret…
Bruce
- En vérité, je sollicite vos besoins financiers. Je suis dans une situation
difficile. L'héroïne actuelle de mon film ne présente pas l'attrait 'naturel'
que je désire. Son 'tempérament' est remarquable, mais pour les gros plans,
sa poitrine est décevante. Depuis votre arrivée, je vous observe et Malcom a
finit par être conciliant. Si vous désirez un jour participer à l'un de mes
films, je serais le plus heureux des hommes.
Christelle
- Heu ! Je vous remercie,
mais je ne désirs pas être connue du grand public.
Goran se fait indiscret :
'Avec cette fille, on pulvérise tous les scores d'entrée.'
Bruce
- Je n'en doute
pas.
Christelle
- Je vous le répète, je ne suis pas intéressée. Malcom est intrigué
par la demande du cinéaste. Ses yeux me fixent et deviennent durs. Il fait un
pas en retrait, tous me regardent et moi seule puis le voir froncé les sourcils.
Bruce
- Si la célébrité vous incommode, vous pourriez porter un masque !
Christelle
- NON, je vous assure que NON. Le regard de Malcom se fait incisif, moi seule
peut comprendre, les traits de son visage deviennent dédaigneux.
Bruce
- Dans
ce cas, soyez compréhensive. Trois scènes sont à tournées en gros plan. La poitrine
de Christiane n'accrochera pas l'attention du public. PRETEZ-NOUS vos seins.
Je vous offre le maximum, douze milles FRF pour douze minutes de participation.
C'est OK ? Lyu s'approche de nous, son huile dans une main. Des éclairs apparaissent
dans les yeux de Malcom, il ne me quitte pas des yeux et approuve par un mouvement
de tête. Il teste ma réactivité ? Cette fois, je ne peux pas dire non.
Lyu
-
Excusez-moi pour le dérangement, mais je pense que Mlle devrait se protéger.
Elle me tend sa bouteille.
Christelle
- Très bien. Le taux horaire est grassement
payé, je suis d'accord. Malcom semble satisfait de ma réponse. J'attrape le
flacon de Lyu en la remerciant… Je fulmine contre Malcom, mais son regard est
glacé et le mien se soumet.
Christelle
- Pour quand la scène ?
Bruce
- Le temps
pour nous d'amener le matériel… Caméras, éclairage, maquilleurs techniciens
etc… LUNDI ?
Christelle
- Le lundi je travail.
Malcom - Pour donner satisfaction
à Monsieur Bruce, votre journée sera libre.
Christelle - Vous êtes 'trop bon'.
Malcom ne semble pas apprécié ma remarque caustique. Ses lèvres se pincent et
ses narines se dilatent. Ses yeux sont totalement dilatés. Je ferais bien d'être
moins acerbe la prochaine fois. Comme pour les congédié, je débouchonne l'huile
solaire. Lyu approche une chaise et s'installe prêt de nous. Chacun paraît attendre
un regard ou une parole de ma part.
Goran
- J'ai hâte que nous soyons lundi.
Je ne comprends pas sa remarque et je le dévisage ouvertement.
Piôtre
- Moi
aussi.
Malcom
- Pourquoi, attendre lundi ? Mlle St Claire sera ravit de faire
votre connaissance. Et je suis sûre qu'elle vous sera reconnaissante si vous
l'aidiez à étaler sa crème protectrice. Il attrape mon poignet, pour mieux saisir
la bouteille d'huile.
Malcom
- Piôtre et Goran seront vos partenaires lundi.
Et une scène réussie se tourne dans la complicité. M. Bruce, qu'en pensez-vous
?
Bruce
- Si les jumeaux n'y voient pas là des heures supplémentaires, je suis
d'accord. Messieurs, considérez la situation comme une répétition… Christiane
est prisonnière de la mafia chinoise et ses geôliers s'amusent de ses soubresauts
en lui étalant de l'huile pimentée. Piôtre,
Goran
- Priorité au travail. Goran
prend la bouteille que lui tend Malcom et dépose une giclée du produit dans
sa paume. Il la tend à son frère qui procède de manière analogue.
Bruce
- Ce
n'est pas pratique avec le maillot.
Malcom
- TANT PIS… Je suis reconnaissante
envers Malcom. Bruce et les jumeaux restent stoïques.
Goran
- Bien… Piôtre,
tu masse le ventre et moi les épaules. On s'approche progressivement de ses
appâts pour les durcir. Je croise les jambes, et pose mes mains sur les accoudoirs
du fauteuil. Je n'ais plus aucune confiance en moi, je crains le pire… Leur
objectif est clair, faire réagir mon torse et Malcom les y a invité. Leurs mains
étalent le liquide visqueux sur ma peau, elles sont chaudes et je ferme les
yeux. J'espère que mes craintes sont injustifiées. Mon maillot est sensé rester
en place. Lyu - Elle est très musclée, regardez sa ceinture abdominale. L'huile
lui donne un relief remarquable. Je sens leurs doigts qui canalisent les influx
nerveux de mon corps jusqu'à la lisière de mon maillot. Et mes mamelons recommencent
à 'pétiller'. Les jumeaux pressent ma peau conjointement comme pour chasser une
chaleur encore diffuse vers mes seins.
Goran
- Jamais caresser une femme aussi
'tonic'. Vous êtes sûr qu'un sein n'est pas un muscle ? Ses doigts cherchent
à enfoncer le renflement du haut de mes seins lorsqu'ils glissent vers mes bonnets…
Marlein
- Certain. Pourquoi ?
Goran
- Habituellement, lorsque je masse comme
ça, la fille se tortille et mes doigts s'enfoncent. Là, je suis obligé d'appuyer.
Sa remarque me fait rougir et chacun semble curieux de comprendre ce qu'il veut
dire. Il pose une main sur mon ventre et l'autre sur la bretelle de mon maillot.
Il appuie doucement dans un massage convergent vers mon sein.
Goran
- C'est
incroyable ce qu'il est dur. Piôtre se dépêche d'imiter son frère.
Tchang
-
La poitrine d'une femme est une zone particulièrement sensible. Lorsqu'elle
durcit, c'est qu'elle est 'prête', qu'elle allaite ou qu'elle est hors norme.
Lyu
- Prête ?
Tchang
- Comment dire ! C'est qu'elle est disposer à l'accouplement,
qu'elle est sexuellement sollicitée... Qu'elle bande un peu comme un homme avec
sa verge…
Le Cardinal
- Christelle, votre maillot est à votre taille ?
Christelle
- Normalement oui. Il a trois ans. Je savais mon maillot un peu juste, mais
là, il ne couvre pas mes seins, il les couronne. Mes seins sont plus 'gros'
que d'habitude et une bande de chair découverte est 'disponible' à leurs bases.
Lorsque le pouce de Goran effleure le fondement de mon sein, je mords ma lèvre
inférieure. Goran me fixe, il a compris et a trouvé le premier point faible
de ma sexualité. Il fait mine d'étaler l'huile sur mon ventre et chaque fois,
ses doigts remontent puis s'égarent sur la bande dénudée de mon sein. Ma peau
réagit, le duvet de cette surface s'érige. Il fait un clin d'œil à son frère
qui réagit au quart de tour. Avec la pulpe de leurs pouces, les jumeaux lissent
la base de mes seins. Ils n'en finissent pas d'étaler leur crème, et toujours
leurs doigts éveillent ma peau au même endroit. Mes seins durcissent et leurs
centres plus impressionnables s'érigent lentement. Trop lentement, je suppose,
car ils finissent par utiliser leurs ongles pour griffer légèrement la peau
non couverte. Ma gorge proteste, je tressaille et ma peau se hérisse jusqu'aux
pointes.
Piôtre
- Mais elle apprécie la coquine…
Goran
- Ca y est, on a gagné.
Regardez ces tétons, ils vont percer son maillot.
Bruce
- Vous êtes particulièrement
réceptive… Cela annonce de grandes scènes cinématographiques.
Malcom
- Vous
ne jouez pas, vous répétez. Alors faites votre office professionnellement, je
vous prie.
Marlein
- Une femme dont les tétines durcissent devient vulnérable…
Malcom
- Assez de sottises, je suis sûr que Christelle est d'une autre 'trempe'
! Goran se tourne vers Marlein, il pose son poing droit sur mon sein dressé,
et son autre main vient couvrir la première. A travers le tissu, Goran attrape
entre ses phalanges recourbées la longueur insolente de mon excroissance. Mais
nous seuls en sommes conscients.
Goran
- Que voulez vous dire ?
Lyu
- Le Docteur
a raison… Quelque soit la raison qui fait s'ériger nos seins, notre féminité
est troublée. Souvent, les femmes croisent leurs bras pour camoufler cet émotion
qui pourrait être interpréter comme un 'appel'. La simple chaleur de nos bras
suffit à nous apaisées et nous sommes assez adroites pour dissimuler le massage
lénifiant que nous y ajoutons.
Malcom
- Bon, chaud, froid, on a compris. Tchang,
vous parliez de femmes 'hors normes'. Expliquez vous je vous prie. Goran a capturé
mon extrémité. Publiquement son poing imprime une légère rotation à mon sein,
comme pour suivre les conseils de Lyu. Un observateur averti verrait en réalité
ses doigts qui se frottent imperceptiblement les uns contres les autres. Mon
petit cylindre ne se plaint pas, il est tortillé doucement et injecte plus bas
la buée d'un plaisir naissant. Son frère essaye de l'imiter, mais il n'a pas
compris la subtilité.
Goran
- J'AI COMPRIS. Cette fille est siliconée. Mes mains
blanchissent sur les accoudoirs. En faisant cette affirmation, il a crispé son
poing. La chaleur cumulée de leurs mains et la brusque pression sur ma tétine
m'excite inopinément. Pour me donner une contenance, je décroise les jambes.
Christelle
- C'est amu…sant ?
Goran
- Follement drôle.
Christelle
- Tout est
naturel chez moi.
Goran
- JE LE SENS BIEN… Ses mains élargissent leurs circonvolutions.
En réalité, mon sein ne roule pas sur mon torse par le massage qu'il lui fait
subir, mais par l'étirement de mon mamelon. Je croise encore les jambes.
Tchang
- La qualité de peau des êtres humains est très variable. Il importe peu qu'un
homme en bénéficie, mais chez une femme la tenue de la poitrine reste remarquable
très longtemps. Ce type de femme est plutôt rare, et il est systématiquement
accompagné d'une sensibilité 'à fleur de peau'. Goran a trouver le rythme qu'il
lui plaît. Il est assez malin pour avoir compris la difficulté que j'avais à
rester immobile tant qu'il joue avec moi. Je serre les poings et décroise encore
les jambes. Il m'adresse un clin d'œil et se penche sur moi.
Goran ( à voie
basse)
- Aujourd'hui, tu gagnes. Mais la prochaine fois… A lundi…
Piôtre
- M.
Bruce, la répétition est concluante ?
Bruce
- Absolument. Mlle Christelle, laissez
moi vous féliciter pour votre calme Olympien. Vous seriez une professionnelle
remarquable si vous le désiriez.
Christelle
- Je souhaite 'rendre service' à
M. Malcom. Rien d'autre.
Bruce
- Tant pis pour moi et le septième art. Il rejoint
les invités qui assaillent le Cardinal au barbecue. Malcom reste seul avec moi…
Malcom
- Je suppose que cette situation était insupportable ?
Christelle
- Je
l'ai subie pour toi, Malcom. Malcom
- M. MALCOM. Tu n'apprends pas vite.
Christelle
- Bon. Oui. M. MALCOM.
Malcom
- Ton effronterie ne me pousse pas à te connaître
mieux.
Christelle
- M. Malcom. Je ne voulais pas vous froisser…
Malcom - Tu
l'as 'subie' ? Visiblement ce n'est pas l'avis de ton corps. Il regarde ma poitrine.
Le sein 'travailler' par Goran est surmonté d'une protubérance agressive. En
comparaison, son jumeau semble endormi.
Malcom
- Il existe bien un moyen de
connaître le fond de ta pensée… Mais ce serait donner satisfaction à ta 'féminité'.
Il suppose que mon intimité pourrait se 'gorger' d'humidité ! Je ne veux pas
qu'il ait raison.
Christelle
- Cela vous ne le saurez peut-être jamais.
Malcom
- Et bien… Tant mieux pour toi… Et tant pis pour moi…
Christelle
- HO ! Malcom,
je ne sais pas comment vous convaincre…
Malcom
- Lorsque tu le sauras, fais-le
moi savoir…
Christelle
- A 17H CET APRES-MIDI. AU LABORATOIRE DE TCHANG
Malcom
- DE M. TCHANG.
Christelle
- De M. Tchang. Il rejoint St Pierre. L'après-midi
se fait beaucoup plus courte que je ne l'imaginais. Lorsque Tchang me fait signe,
il est déjà 16h55, puis il disparaît. Malcom se fait très courtois avec tout
le monde sauf avec moi, il ne semble pas être conscient que le moment est 'arrivé'.
Je ramasse ma serviette et profite qu'il obstrue le passage sur le bord de la
piscine pour lui rappeler ma présence.
Christelle
- Excusez-moi… Il fait mine
d'avancer d'un pas, ne me regarde pas et poursuit sa discussion avec Piôtre.
En passant, je frôle ses fesses avec les miennes. Il ne réagit pas… S'il est
stupide, tant pis pour nous…
Auteur:Pibais








