L'INITIATION D'ISABELLE

-&-

Je ne m'étais pas rendu compte immédiatement qu'il s'agissait de mes premières vacances sur les bords de la Méditerranée depuis la création du site Internet. Cela fait de nombreuses années déjà que je passe les quinze derniers jours d'août dans cet irrésistible petit port de pêche espagnol situé à quelques kilomètres de la frontière.

Mais cette fois, rien ne s'est passé comme d'habitude. Je l'avais remarquée presque immédiatement, le premier jour. Il faut dire que la plage n'était pas immense et qu'il eut été difficile de ne pas l'apercevoir, même avec la foule des vacanciers espagnols qui envahissaient les quelques mètres carrés de sable et de gravier léchés par les vagues. C'était assurément une des paires de petits pieds les plus irrésistibles que j'avais jamais contemplées : sa propriétaire était allongée sur le ventre, perdue dans la lecture d'un livre de poche tout en ne perdant pas un seul des rayons du soleil qui inondaient la peau délicieusement satinée de son dos superbe. Je m'étais installé à une distance stratégique, c'est à dire suffisamment près pour ne pas perdre une miette du spectacle, et suffisamment loin pour ne pas avoir l'air lourdaud. Ses plantes de pieds étaient vraiment merveilleuses : plutôt petites, leurs formes étaient réellement parfaites avec une plante délicieusement cambrée et une peau lisse couleur laiteuse sans la moindre rugosité. J'éprouvais un impérieux besoin de les toucher, et je crois bien que j'étais prêt à toutes les folies pour atteindre ce but.

La fille semblait être seule, mais il était encore trop tôt pour en être sûr. Elle devait avoir dans les vingt à vingt-cinq ans et portait ses cheveux blonds mi-longs attachés sobrement en une queue de cheval. Pour conserver une ligne aussi parfaite, elle devait à coup sûr fréquenter assidûment les salles de sport. Au moment où elle se retourna, j'observai qu'elle ne m'avait pas encore montré ce que son physique avait de plus agréable. Ma déception ne portait que sur un point : le livre qu'elle lisait était écrit en espagnol. Je passai presque toute l'après-midi allongé dans sa direction, le regard irrésistiblement fixé sur ses délicieux petits pieds nus. J'étais quasiment envoûté, et les pensées les plus folles m'assaillaient : rien d'autre n'avait d'importance à mes yeux que ces deux plantes de pieds que j'imaginais ligotées et vulnérables, prêtes pour une séance de chatouilles impitoyables durant laquelle pas un centimètre carré de leur peau nue et sensible ne serait épargné. Le lendemain, lorsque je descendais sur la plage vers midi (horaire espagnol oblige), elle était allongée au même endroit que le jour précédent.

Elle portait toujours un maillot de bain deux pièces qui ne me cachait rien de sa ravissante anatomie et surtout, elle était toujours seule. Je considérais donc ce fait comme acquis. Mû par une force impérieuse, j'allais m'installer à un mètre à peine de l'objet de mes convoitises. Passé maître dans l'art du " mine de rien ", je m'allongeais juste sous ses pieds, mon visage ne devant pas être éloigné de plus d'un mètre de cette peau nue qui me rendait fou. Camouflé derrière mes lunettes de soleil et faussement plongé dans la lecture d'un roman de SF, je ne détachais pas une seule seconde mon regard de ses plantes de pieds : de temps à autre, elle frétillait des orteils et je j'ai cru un moment que j'allais en devenir fou. Elle devait chausser du 37 ou du 38, et passait certainement beaucoup de temps dans sa salle de bains à passer sur l'objet de mes fantasmes des crèmes de soins diverses et variées, tant il est vrai que la douceur satinée de sa peau était celle d'un enfant. Dans le creux de ses plantes, la peau blanche était finement plissée et j'imaginais sans peine à quel point elle devait y être chatouilleuse (il ne pouvait en être autrement). Elle avait le pied grec, c'est à dire que le second orteil était plus long que le premier, et ses doigts de pieds semblaient avoir été dessinés par un artiste qui les aurait voulus tout simplement sans défaut. Ses ongles étaient soigneusement manucurés, et ne portaient aucun vernis (ma préférence personnelle). Tout n'était que courbes délicates, proportions graciles, douceur appelant irrésistiblement à la caresse, couleur d'alcôve.

C'est à ce moment qu'elle se retourna, et se releva pour s'asseoir juste face à moi. Son mouvement avait été d'une fluidité et d'une rapidité telles que je n'eus guère le temps de m'apercevoir de ce qu'elle faisait qu'il était trop tard. Elle retira ses lunettes de soleil, me fixa droit dans les yeux et me demanda dans un français impeccable si j'allais encore attendre longtemps avant de l'aborder. Perdu dans mes pensées secrètes, je suis d'abord resté quelques secondes sans réaction, et à cette seconde précise, l'éventualité qu'elle put parler sérieusement ne m'effleurait même pas. Puis, revenant brutalement à la réalité, je saisis la chance qu'elle me donnait et lui avouai tout simplement que je la trouvais tellement délicieuse que j'en étais (presque) intimidé. Et puis surtout, que je trouvais qu'elle avait des pieds absolument irrésistibles. Je ne me souviens plus exactement des mots que j'employai, mais je parvins à mettre suffisamment de détachement et de désintéressement dans ma voix pour qu'un large sourire vienne éclairer son visage. Ensuite, tout fut beaucoup plus facile. Elle s'appelait Isabel, était catalane (la nuance est d'importance) et habitait Girona. Elle était en vacances avec une dizaine d'amis dans la villa que possédaient ses parents. Ayant également aperçu mon livre de chevet, elle m'avait abordé en français, langue qu'elle maîtrisait parfaitement pour avoir fait ses études universitaires à Montpellier. Je tairai ici l'essentiel de nos conversations de l'après-midi, lequel ne présente que peu d'intérêt, sinon que nous nous découvrîmes un grand nombre de sujets d'intérêt communs, tant professionnels que personnels. Au moment où je me demandais comment m'arranger pour que la conversation glissât sur le seul sujet qui m'intéressait vraiment, elle revint d'elle-même à mon allusion à ses pieds. Tous les feux étaient au vert, et il me semblait réaliste de tenter de lui en parler. A ce moment précis, je pris conscience de l'importance que l'animation du site Internet avait prise dans mon quotidien. Même si je n'avais pas encore découvert de réelles opportunités grâce à lui, l'affirmation de mes fantasmes était devenue telle que le passage du rêve à la réalité semblait aujourd'hui une éventualité nouvelle. J'avais cessé de refouler mon fétichisme dans les recoins reculés de ma personnalité et j'avais envie, voire besoin, d'aller plus loin. Avec le recul, je suis absolument persuadé que sans ce site Internet et des mois de communication avec d'autres passionnés de chatouilles, je n'aurais jamais réagi comme suit. J'avouai donc à Isabel, avec les formes, que j'animais un site sur Internet, et je lui en décrivais sobrement le contenu. Elle m'écouta sans paraître plus étonnée. Elle me dit seulement que cela ne manquait d'originalité, sans pour autant me laisser entendre qu'elle partageait mes fantasmes, ou même qu'elle y était intéressée. Comme il y avait un micro-ordinateur dans la villa de ses parents (son père était directeur d'une société d'informatique à Barcelone), elle me promit toutefois d'aller jeter un coup d'œil. Le sort en était jeté, et je me sentis soudain libéré d'un poids énorme. Après tout, si cela ne lui plaisait pas, je ne pourrais pas au moins passer le reste de mon existence à me demander ce qu'elle aurait dit ou fait en allant surfer dans mon jardin secret.

Le lendemain, lorsque j'arrivais sur la plage, mon cœur devait battre aux alentours de 180 et mes jambes avaient du mal à me porter. Isabelle était allongée sur le sable, comme d'habitude. Je crois bien qu'elle a dû prendre son pied cette après-midi là car elle ne me parla du site qu'en fin de journée, et moi, j'étais bien trop impliqué pour oser aborder directement le sujet. Vers dix-huit heures, elle finit par me lâcher quelque chose comme : - Allez, je crois que je t'ai assez fait mariner. Tu sais, ton site, je l'ai trouvé pas mal du tout. Vraiment intéressant. Il m'est déjà arrivé quelquefois d'être chatouillée à la plante des pieds et sans doute aussi parce que je ne crois pas être très chatouilleuse, j'ai toujours été étonnée de ne pas avoir considéré ces expériences comme réellement désagréables. Je n'avais en tous cas jamais envisagé la chose sous ton angle. Elle me demanda alors de lui en dire plus. Je ne me fis pas prier pour satisfaire à sa demande, excité de pouvoir parler de fétichisme à quelqu'un qui pouvait se retrouver l'héroïne d'une de mes histoires. Isabelle m'étonna par son attitude ouverte sur ce sujet, sans doute parce que je m'attendais plutôt à une certaine réticence de sa part. Les aspects sexuels la dérangeaient un peu, mais je n'éprouvai guère de difficulté à la rassurer sur ce point. Elle était surtout intéressée par les sensations que pouvait éprouver une victime subissant une séance de torture, et m'interrogeai longuement sur ce point, me posant une foule de questions concernant les techniques de chatouille, de bondage, les accessoires utilisés et leurs effets, mes expériences passées. Je m'aperçus assez rapidement qu'elle se demandait si un bourreau adroit pouvait rendre un tel supplice réellement insoutenable sur quelqu'un comme elle, moyennement chatouilleuse. Aujourd'hui encore à l'heure où j'écris ces lignes, je ne parviens pas vraiment à réaliser mais il se passa tout simplement la chose suivante : juste avant de nous quitter ce soir là, Isabelle me demanda de lui faire partager une expérience fétichiste de chatouilles. Elle me précisa immédiatement, en insistant clairement pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté, qu'il n'y aurait ni connotation sexuelle ni même nudité. Je n'aurais bien évidemment décliné son offre pour tout l'or de la terre. La première question qui se posait alors concernait le lieu de ce qu'elle appela assez vite " son initiation " : la villa de ses parents étant trop fréquentée, elle me proposa de prendre le bateau de son père et d'aller pêcher dans les calanques. Cela nous permettrait de ne pas éveiller les soupçons de notre entourage et une fois à l'abri dans une crique discrète qu'elle connaissait bien pour aller y pêcher de temps à autre, nous pourrions procéder sans craindre d'être dérangés. Je l'interrogeais sur les détails : elle souhaitait être attachée (c'était son fantasme), mais pas bâillonnée. Je n'y voyais aucun inconvénient. Nous conviendrions le moment venu d'un mot de passe qu'elle pourrait utiliser pour interrompre le supplice momentanément, et un autre pour l'arrêter définitivement si la démangeaison lui paraissait trop insupportable. Elle ne désirait pas que son supplice dure plus de trente minutes. J'essayais de lui faire doubler ce temps mais elle semblait réticente pour que je n'insiste pas. Elle me demanda si je comptais utiliser des accessoires, et je lui proposai les incontournables brosse à dent et plume. Elle accepta. Je lui confiais également que je souhaitais tenter une première, dont je lui ferais la surprise. Elle trouva l'idée excitante. Restait alors la question de la date, et sur ce point, Isabelle me demanda de lui laisser un peu de temps car elle devait s'assurer de quelques détails importants pour elle.

Je passais une bien mauvaise nuit. Le lendemain, elle m'expliqua qu'elle avait ajouté une condition non négociable : étant donné qu'elle serait attachée, elle ne désirait pas être seule. Sa meilleure amie d'enfance s'appelait Cristina : un an de moins qu'elle, habitant également Girona. Cristina était actuellement en vacances à la villa et Isabelle lui avait à la fois parlé de son projet et navigué avec elle sur le site Internet. Même si elle ne maîtrisait pas le français aussi bien que son amie et malgré quelques réticences (" de principe " avait précisé Isabelle), elle n'était pas restée insensible aux arguments de son amie et avait fini par accepter l'idée de jouer un rôle de caution. Tout semblait donc arrangé, et l'initiation d'Isabelle était fixée pour le surlendemain.

Ce jour là, aux premiers rayons du soleil, j'arrivais sur la jetée du petit port de plaisance. J'étais à la fois excité par l'idée de pouvoir chatouiller Isabelle sans contraintes, et à la fois assez inquiet par les aspects de préméditation et le cérémonial de son initiation. Isabel était-elle assez chatouilleuse ? Comment allait se comporter son amie Cristina ? La séance ne serait-elle pas décevante, surtout par rapport à mes espérances et à mes fantasmes ? Toute cette histoire était-elle réelle, avec cette victime surprenante qui me tombait littéralement du ciel ? De toutes façons, je ne tarderais pas à être fixé. Et bien entendu, il n'était pas question de reculer. J'aperçus immédiatement Isabel qui m'attendait devant son bateau. Cristina était déjà à bord, et après des présentations sommaires et réservées, chacun restant sur la défensive, les amarres étaient larguées. Le bateau d'Isabel était un RIO 500 SOL, d'un constructeur local situé à Empuria Brava, et destiné au cabotage. Il était pourvu d'un moteur HONDA de 70 chevaux, déjà assez impressionnant pour le marin d'eau douce que j'étais, peu habitué à naviguer en mer. La configuration du bateau permettait à ses passagers de s'allonger à l'avant sur un matelas (d'où le nom de SOL m'expliqua Isabelle, alors que d'autres configurations existaient également). Après avoir traversé le petit port encore calme à cette heure matinale, Isabelle prenait résolument le chemin du large en libérant toute la puissance des 70 chevaux du moteur. Une fois éloignée du rivage, elle modifia la direction du bateau pour longer la côte vers le sud. Cristina s'était installée à l'avant du bateau tandis que je restais à côté d'Isabelle qui menait l'embarcation d'une main assurée. Les bruits conjugués du moteur et du vent étaient trop forts pour que nous puissions converser (sans parler des bonds assez inquiétants que faisait parfois le RIO sur la houle) et je dois bien avouer qu'à un moment, je me suis mis à me demander si tout cela n'était pas une mauvaise idée. Le sourire d'Isabelle me rassurait. J'attendais néanmoins avec impatience d'être arrivé à destination pour pouvoir réellement m'en convaincre. Le voyage dura un peu plus d'une demi-heure. Isabelle se rapprocha tout d'abord du rivage, dans une région particulièrement sauvage où la montagne tombait directement dans la mer et où il ne semblait pas exister d'autre accès à la côte que par le large. Le coin semblait désert, et Isabelle s'engagea bientôt dans une petite crique abritée. En réalité, je crois que j'aurais pu passer des centaines de fois à cet endroit sans même deviner l'existence de cette crique absolument paradisiaque : quelques rochers, une petite plage de galets et de sable gris, une végétation de pins et de cactus sauvages, et une eau transparente aux reflets scintillants dans le soleil. Cristina, qui semblait être une habituée des lieux, s'enquit d'attacher le bateau à un des pins qui poussaient presque au-dessus de l'eau. Isabelle proposa de commencer par se baigner et pêcher, vantant les mérites de l'endroit par rapport aux coins plus habituels que je fréquentais à proximité du village. Cinq minutes plus tard, nous étions dans les rochers à la recherche de mulets et de vieilles, cachés sous les pierres. Si l'endroit était assez poissonneux, j'éprouvais naturellement toutes les difficultés à me concentrer sur une autre idée que celle pour laquelle nous étions venus là. Il me fallait cependant trouver quelque chose d'indispensable au nouveau supplice que j'avais imaginé récemment, et je fus rassuré d'observer l'adresse de Cristina à la pêche au fusil à air comprimé. Elle attrapa rapidement un superbe mulet d'une trentaine de centimètres, qui répondait parfaitement à mes attentes.

Je regagnais le premier le bateau. Cristina me rejoint presque aussitôt. Elle profita de l'éloignement d'Isabelle pour me questionner sur la petite cérémonie qui allait se dérouler. Je m'aperçus assez rapidement qu'elle semblait davantage intéressée par les techniques que je projetais d'user que par son rôle de garante. Elle devint réellement amicale lorsque je lui promettais de l'initier à l'art délicat des chatouilles. Je ne saurai sans doute jamais le pourquoi de la chose, mais à posteriori, il est clair qu'elle n'avait jamais imaginé jouer un rôle de figuration et que c'était la seule vraie raison de sa présence. Ou bien envisageait-elle l'introduction des chatouilles dans ses propres fantasmes, étant comme Isabelle une fervente adepte des ligotages ? Lorsque Isabel remonta à son tour sur le bateau, je compris qu'elle nous avait laissés seuls sciemment. Elle se sécha sommairement, avant de se tourner vers moi, l'oil brillant d'une intensité nouvelle. Elle m'indiqua l'endroit où elle avait rangé les cordes, sous le siège du pilote, puis me demanda où je désirais l'attacher. Depuis notre départ, je n'avais jamais eu aucun doute à ce propos, tant la configuration du bateau semblait avoir été conçue dans ce seul but.

Je lui demandai de se coucher à l'avant du bateau, les pieds face à la poupe. L'enjambant prudemment, je rejoignais l'avant du bateau et lui ligotais soigneusement les poignets autour de l'armature métallique de la proue. Ils étaient d'une taille si mince et délicate qu'ils en paraissaient fragiles, et les cordes que j'utilisais pour les lier l'un à l'autre, puis au bastingage, accentuaient encore cette apparence. Je commençais à être très excité. Isabelle était d'une taille parfaite, car ses jambes vinrent l'allonger de part et d'autres du petit poste de pilotage exactement comme je l'avais imaginé. J'entrepris de lui immobilier les chevilles aussi parfaitement que si nous avions disposé d'une table de torture, ou de manière plus réaliste, d'un lit à barreaux. J'avais enfilé un short que j'avais choisi particulièrement large, mais je crois bien que ni Cristina, ni Isabelle ne furent naïves au point de ne s'apercevoir de rien. Comme pour ses poignets, je prenais soin d'enrouler consciencieusement les cordes plusieurs fois autour des chevilles de ma prisonnière afin de répartir au mieux la force de traction des mouvements irrépressibles prévisibles d'une victime chatouillée sans pitié. Il aurait en effet été à la fois dommage et indiscret qu'Isabelle sorte de son initiation la peau meurtrie par les liens qui l'auraient entravée. Pour terminer l'immobilisation de ma victime dans les règles de l'art, je sortis de ma poche deux cordelettes que j'utilisai pour lui attacher les orteils : je les avais choisies épaisses, présentant l'avantage d'être peu douloureuses lorsque Isabelle commencerait à vouloir fléchir les orteils pour atténuer les effets de son supplice. Je les lui liai délicatement autour des deux premiers orteils de chacun de ses pieds, avant de les étirer fortement vers l'arrière, la forçant à tendre ses plantes de pieds à l'extrême et à déplisser sa peau chatouilleuse. Je terminais en les nouant directement aux liens de ses chevilles. A un moment, je jetai furtivement un oil vers Cristina : elle ne perdait pas un détail du spectacle. Je convins avec Isabel des mots de passe prévus, et au comble de l'excitation, m'approchai enfin de son pied droit. Il était un peu bas et je considérai qu'il était préférable de m'asseoir sur la banquette latérale du bateau.. J'avais emporté mes accessoires et décidé qu'il me serait plus excitant d'annoncer à Isabelle à l'avance la technique que j'allais utiliser. Cela me semblait opportun, surtout parce que toute cette cérémonie avait un goût de démonstration souhaité par Isabelle.

Je lui annonçais donc que j'allais commencer par la chatouiller du bout des doigts, afin d'évaluer sa sensibilité et de découvrir ses points faibles. Je choisissais de commencer par la base des orteils, préférant laisser le creux de la plante pour plus tard car c'est souvent l'endroit le plus chatouilleux. Les premiers effleurements semblèrent n'avoir aucun effet. Je ne m'en inquiétai pas outre mesure car la première fois, la victime qui croit pouvoir résister à la démangeaison feint l'insensibilité. J'intensifiais progressivement les chatouilles et n'aventurais sur le haut de sa plante : Isabelle commença immédiatement à esquisser avec son pied des mouvements de retrait, et de petits gloussements commencèrent à se faire entendre. Je chatouillais toujours très légèrement, caressant la plante du pied du bout des doigts en petits mouvements circulaires. Puis, ne pouvant plus me retenir, je descendais dans le creux de sa plante. La réaction d'Isabelle fut immédiate : ne réussissant pas à cacher sa sensibilité plus longtemps, elle se mit à rire et à se tordre sous la démangeaison. J'en profitais pour intensifier soudain le supplice, et la chatouillais désormais sans retenue, laissant mes doigts courir sur sa peau nue aussi rapidement que possible tout en exerçant une pression optimale. Isabelle était sans doute moyennement chatouilleuse, mais son supplice lui parut suffisamment insupportable pour qu'elle se débatte violemment. Ses éclats de rire ne trahissaient également que trop bien les effets insupportables des chatouilles sur sa mignonne petite plante de pied. Au bout de quelques minutes, j'en savais assez sur son pied droit pour passer à l'étape suivante : l'usage des accessoires. Mes doigts s'écartèrent de sa peau nue, et ce court répit sembla grandement apprécié par l'intéressée. Je lui expliquai rapidement que parmi les instruments de torture incontournables, la brosse à dent et la plume s'imposaient pour une première expérience. Je commençais avec la brosse à dent (souple, poils longs), et lui appliquais le traitement classique en insistant sur les endroits les plus chatouilleux. La malheureuse victime n'en pouvait visiblement plus de supporter mes chatouilles et je savais que n'étant pas hyper chatouilleuse, son supplice ne devait connaître que peu ou pas d'interruption pour être réellement efficace. Lorsque ses réactions commencèrent à faiblir en intensité, je combinai la brosse à dents avec les doigts pour intensifier la torture. Une dizaine de minutes s'étaient écoulées depuis le début de la séance de torture, et ne disposant que d'une demi-heure, je savais que mon programme était minuté si je souhaitais le mener à terme. Pour son pied droit, il me restait encore à user de la plume mais je savais déjà que cette technique ne serait pas réellement efficace avec Isabelle : en effet, la plume est un instrument très souple, surtout à sa pointe, et lorsque la victime n'est pas très chatouilleuse, l'intensité de la pression n'est pas suffisante pour susciter des réactions satisfaisantes. J'annonçai néanmoins à Isabelle que je me devais au moins d'essayer sur elle les effets de cette technique, mais sans conviction comme je le confiais à Cristina sur le ton de professeur face à ses élèves. Comme prévu, Isabelle ne réagit pratiquement pas aux caresses de ma petite plume et j'arrêtais aussitôt, décidant de passer sans plus attendre à son pied gauche. Celui-ci subit les mêmes traitements que le droit, avec peut-être moins de précautions au début. Je profitais du temps gagné pour insister sur les endroits les plus chatouilleux. Était-ce cette approche moins nuancée ou bien Isabelle était-elle sensiblement plus chatouilleuse sous son pied gauche, quoi qu'il en fut les résultats du supplice semblèrent meilleurs et les rires comme les mouvements de ma victime pour tenter de se libérer s'intensifièrent manifestement. Cristina était toujours assise à l'arrière du bateau, jouissant visiblement du spectacle que je lui offrais. Isabelle quant à elle l'ignorait complètement, et je saisissais mieux à quel point ma victime considérait son supplice comme une expérience presque scientifique. Il me restait toutefois, pour que son initiation soit complète de mon point de vue, à la surprendre et à susciter chez elle comme chez sa complice, la considération des néophytes à l'égard de l'expert. Car jusqu'à présent, en réalité, rien de bien surprenant ne s'était passé, même si les techniques de bondage ou de chatouilles pouvaient receler quelques subtilités minimes. N'ayant pas pour habitude de travailler sans filet, je n'étais pas venu sans une idée qui ne manquerait pas de rendre cette séance de chatouilles très différentes des autres. Mon chronomètre indiquait presque vingt minutes depuis le début de l'initiation d'Isabelle. Je relâchais le pied gauche de ma prisonnière, dont les rires nerveux laissèrent aussitôt place à un halètement rapide qui me signifiait malgré tout que les sensations de démangeaison que j'avais réussi à lui procurer n'avaient pas été aussi insignifiantes que sa sensibilité moyenne l'aurait laissé supposer. Sans perdre de temps, je bondissais sur la plate forme avant du bateau et nouais un foulard autour des yeux de ma victime consentante. Isabelle se laissa faire sans prononcer un seul mot. L'ultime regard qu'elle me lança toutefois avant que ses yeux ne disparaissent derrière le bandeau était suffisamment explicite pour m'encourager à ne lui témoigner aucune pitié pour la fin de son initiation. L'objectif du bandeau est toujours le même : privant la victime d'un des deux seuls sens concernés par le supplice, la vue, on intensifie les sensations du second, le toucher. Cela ne fonctionne pas à tous les coups, mais le taux de réussite n'est pas négligeable. Avec une adresse qu'un petit entraînement préalable m'avait donnée, je m'emparais du gros mulet que Cristina avait pêché et le posai sur le bord du bateau. Au moyen d'un couteau de plongée, je lui coupais la queue juste à la naissance de la nageoire. Sortant dans la foulée un crayon de papier et un petit élastique que j'avais emmenés, j'enroulais la nageoire du poisson autour de l'extrémité du crayon avant de l'y attacher avec l'élastique. Quelques dizaines de secondes à peine s'étaient écoulées et je venais de créer devant les yeux de Cristina un instrument de torture parfaitement adapté à la sensibilité des plantes de pieds d'Isabelle. Je m'approchais alors à nouveau de la plante de pied droit d'Isabelle. J'imaginais sans peine l'inquiétude grandissante de ma victime qui attendait avec appréhension la reprise de son supplice, redoutant la surprise promise. Comme avec une plume, la technique de torture consiste à effleurer directement les endroits les plus chatouilleux de la plante du pied, et les seules variations possibles concernent la longueur des effleurements, tant il paraît plus difficile de nuancer leur intensité ou leur fréquence. Toutefois, comparé à celui de n'importe quelle plume, le caractère beaucoup plus rigide de la nageoire, surtout enroulée sur elle-même, assurait une pression de chatouille plus importante. Sans doute Isabelle a-t-elle eu de la chance, car si elle avait été vraiment très chatouilleuse, je crois que la dernière épreuve de son initiation lui aurait été absolument insupportable. Je commençais donc à lui effleurer le creux de sa plante de pied, surtout dans son quart supérieur plus sensible. Sans égaler les effets obtenus avec les doigts, ce nouveau supplice atteignit ses objectifs. Ma victime que sa cécité forcée avait rendue sensiblement plus chatouilleuse, se remit immédiatement à se tordre en riant nerveusement, ses orteils cherchant à fléchir sans y parvenir. C'était absolument divin et si j'avais pu filmer la scène, je crois que je la passerais en boucle jusqu'à usure complète de la cassette. J'alternais ensuite les attouchements dans le creux de sa plante avec d'autres, le long de la base de ses orteils, et cette technique se révéla redoutable. Une seule chose m'attristait : si Isabel riait aux éclats depuis presque le début de son supplice, elle n'avait prononcé aucun mot. Les habituels " Non pas ça ! ", ou bien encore " Assez, pitié ! Je n'en peux plus ! ", commençaient à me manquer et tout en continuant de la torturer de mon mieux, je me demandais comment je pouvais encore intensifier son supplice. L'idéal aurait été de pouvoir lui chatouiller simultanément les deux pieds, mais la position dans laquelle j'avais attaché ma victime rendait la chose difficile.

Cristina s'était approchée, son intérêt ayant crû à la hauteur de mes espérances. Elle observait mes gestes avec une attention qui était comme un aveu. Il ne me restait que cinq minutes avant de libérer Isabelle, et prêt à tout pour arracher les suppliques à ma prisonnière, je tendis l'instrument de torture à Cristina. Je lui demandais silencieusement par gestes si elle souhaitait chatouiller le pied droit de son amie avec la nageoire pendant que je continuais à lui torturer le gauche avec les doigts. Cristina hésita un instant, sans doute plus par principe que par conviction, puis s'empara du crayon-nageoire avec le sourire d'un enfant découvrant ses cadeaux au pied du sapin un 25 décembre. Je la laissais commencer, déclenchant instantanément chez Isabelle rires et contorsions. Les mouvements de Cristina étant un peu trop rapides, je m'approchai d'elle et lui tenant la main, lui montrai comment intensifier les effets du supplice. Isabelle se mit à rire plus fort. J'abandonnai ma complice à son ouvrage pour m'occuper à nouveau du pied droit d'Isabelle, prenant soin de ne lui toucher la plante du pied que d'une seule main afin de lui laisser croire qu'elle n'était confrontée qu'à un seul bourreau un peu contorsionniste. Si tout à l'heure, Cristina souhaitait dévoiler à son amie sa participation, elle en aurait la liberté mais au moins, elle n'y serait pas forcée par la nature des faits. Ce fut assurément pour Isabelle le moment le plus intense de son initiation, car Isabelle se mit aussitôt à crier, me suppliant d'arrêter. D'abord en espagnol, puis en français, sans toutefois prononcer le mot de passe qui l'aurait vraiment libérée de la démangeaison infernale. Je savourais chaque seconde avec une délectation infinie, me rappelant de mes premières réactions sur la plage lorsque je fixais ses plantes de pieds en rêvant de supplices imaginaires. Je me disais à chaque instant que je devais me souvenir de chacune de mes sensations pour pouvoir me les repasser ensuite indéfiniment dans la tête, même lorsque je serais bien loin de cette petite crique de la Costa Brava. Les trente minutes furent trop vite atteintes, et même légèrement dépassées. J'indiquais à Cristina qu'il était temps de libérer notre petite initiée. Cristina me rendit le crayon et alla s'asseoir à nouveau à l'arrière du bateau, comme si elle ne l'avait jamais quitté. Je crois bien qu'au moment où elle avait accepté de mettre au supplice le pied droit de son amie, elle avait été prête à ce qu'Isabelle sache qu'elle participait à son initiation. Mais qu'une fois qu'elle s'était aperçue que je lui en laissais (gracieusement) le choix, elle avait décidé qu'après tout, il valait mieux taire sa complicité. Une fois qu'elle fut libérée et ait recouvré son souffle, Isabelle nous avoua que son initiation ne l'avait pas déçue, et que cette expérience avait été enrichissante sur bien des points. Elle me questionna ensuite sur les techniques de chatouilles utilisées, les croisant avec ses sensations, puis s'attarda sur l'instrument de torture de l'épreuve finale. Nous avons ainsi encore parlé une bonne heure, avant de quitter la petite crique et rejoindre le port.

Un étrange et désagréable sentiment m'envahit à ce moment précis : sans rien enlever de mon excitation, j'avais soudain l'impression d'avoir été manipulé. Tout le monde connaît le mythe du bourreau et de sa victime, mais je ne l'avais jamais perçu avec autant d'acuité. Sans doute ce sentiment, aujourd'hui que j'écris ces lignes, est-il plus perceptible encore dans la mesure où je ne revis plus ni Isabelle ni Cristina les jours suivants. Il m'apparaît même aujourd'hui comme une tache sombre sur un vêtement clair. Juste avant de me quitter sur la jetée du petit port de plaisance, Isabelle me demanda si je comptais raconter son initiation sur Internet. Comme je lui répondais que cela paraissait évident, elle me demanda de respecter strictement son anonymat et de ne rien dévoiler qui permettrait de l'identifier, elle ou son amie. Elle me proposa même des prénoms. J'ose espérer qu'en lisant ces quelques lignes, elle verra que j'aurai respecté mes engagements jusqu'au dernier. Une chose est sûre, l'année prochaine, je la chercherai sur la plage. Même si je crois que j'ai peu d'espoir de l'y trouver.

www.linitiation.com

Auteur:Peheff Webmaster de l'Initiation