Souvenir d'adolescence

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Je n'ai reçu qu'une fessée dans ma vie, il y a plus de dix ans de cela mais je m'en souviens comme si c'était hier.

C'était l'été de mes seize ans et j'étais invitée chez une amie dont les parents possédaient une très belle propriété dans la Sarthe. C'était un superbe manoir, presque un château au milieu d'un parc immense. Il y avait un tennis, une piscine, des chevaux... J'étais folle de joie, persuadée que j'allais passer un séjour inoubliable. Et de fait il l'a été très au delà de ce que j'imaginais.
En plus de mon amie Nathalie, il y avait ses frères et soeurs et ses cousins, en tout une joyeuse bande d'une quinzaine d'enfants, de cinq à dix huit ans.

J'avais été frappée de voir à quel point le père de mon amie se faisait obéir vite et bien par ses enfants et ce sans jamais avoir à élever la voix. Un jour ou j'en faisais la remarque à Nathalie elle m'a dit que cela valait mieux car sinon ils étaient fessés. Quand je lui ai demandé si ça lui arrivais à elle aussi, elle a acquiescé avec une grimace puis a changé de sujet de conversation.

Nathalie et moi faisions souvent de longues promenades dans les forêts et la campagne environnantes. Un jour nous sommes passés à coté d'une maisonnette manifestement à l'abandon dont la moitié du toit était effondré. Nous y sommes rentrées par une des fenêtres brisées et après avoir exploré la maison totalement vide nous nous sommes amusées à faire tomber les tuiles de la partie de toit encore intact. Aujourd'hui encore je ne comprend toujours pas quelle mouche nous a piqué toutes les deux de nous livrer ainsi à ce vandalisme digne de voyous de dix ans.

Nous avions complètement oublié l'incident quand nous vîmes le surlendemain deux gendarmes sonner à la porte en tenant à la main plusieurs curieux paquets. Ces objets je l'ai su après étaient les moulages en plâtre des traces de nos chaussures. Le père de Nathalie les reçut une dizaine de minutes, puis ils repartirent. Peu de temps après il nous appela et nous demanda sans détours si c'était nous qui avions saccagés une centaine de tuiles dans une certaine maison inoccupée. Comprenant brusquement la raison de la venue des gendarmes, Nathalie devint toute pâle mais avouât la vérité en plaidant que nous n'y avions pas vu de mal étant donné que la maison était totalement à l'abandon et à moitié démolie. Son père lui rétorquât sèchement que ce n'était pas une raison pour saccager le bien d'autrui. Puis il lui dit d'un ton sans réplique de filer dans sa chambre, qu'il était inutile qu'elle se présente à table, mais qu'on l'attendrait dans le grand salon juste après le déjeuner, et elle savait pourquoi, n'est-ce pas ? Nathalie, blanche comme un drap acquieça sans mot dire tandis que se tournant vers moi, son père me dit qu'il ne pouvait pas me punir de la même façon que sa fille mais que j'aille faire mes valises tout de suite car il allait me renvoyer chez moi par le train après avoir prévenu mes parents.

Prise d'une brutale impulsion je luis répondis d'une voix mal assurée que j'étais autant responsable que Nathalie et que je devais être punie de la même manière. Qu'est-ce qui m'a pris de dire une chose pareille ? Je ne sais pas au juste. J'ai sans doute voulu éviter de me faire chasser honteusement de ce qui me paraissait être le Paradis sur terre. Ca a marché, d'ailleurs car je suis restée. De plus j'ai toujours eu un profond sentiment d'équité et je tenais à rester solidaire de mon amie. Et puis au fond je n'y croyais pas vraiment : nous étions des adolescentes de seize ans, presque des femmes, on ne pouvait plus nous fesser comme des gamines de dix ans... Son père a eu l'air surpris, puis il a eu un bref sourire et m'a demandé d'un ton ironique si j'étais bien sure de savoir à quoi je m'engageais. J'avais les jambes qui flageolaient un peu mais je l'ai regardé dans les yeux et j'ai dit oui.

Je dois dire que mon assurance a nettement faibli quand je me suis retrouvée avec Nathalie dans notre chambre à attendre qu'on nous appelle pendant que toute la maison allait déjeuner. Déjeuner qui ne m'a pas beaucoup manqué, d'ailleurs : j'avais l'estomac tellement noué que je ne crois pas que j'aurai pu manger grand chose. Nathalie ne m'a rien dit mais je crois qu'elle m'a été reconnaissante de mon geste de solidarité. Geste que je regrettais de plus en plus au fur et à mesure que le temps passait. Nous restions silencieuses toutes les deux, j'aurais voulu demander à Nathalie comment les choses allaient se passer, mais je n'arrivais pas à articuler un son. En plus de mes tripes nouées par l'angoisse, je sentais monter de mon bas-ventre ces sensations diffuses qui marquaient l'éveil de ma sexualité. Pas désagréable, mais un peu incongru en un tel moment. Puis au bout d'une heure un brouhaha dans la maison nous a appris que le déjeuner était fini : les plus jeunes partaient jouer dehors avec force cris, tandis que les plus grands se dirigeaient vers le grand salon pour y prendre le café. Enfin d'habitude c'était pour ça...

Puis il y a eu un bruit de pas dans le couloir et un des jeunes frères de Nathalie est venu nous dire "qu'on" nous attendait dans le salon. Nathalie qui était assise sur son lit est devenue encore plus pale, s'est levée sans mot dire et a quitté la chambre. Comme une automate, je l'ai suivie jusqu'au grand salon. Il y avait la outre les parents de Nathalie deux de ses oncles et leurs épouses ainsi que les plus grands des enfants, en tout une dizaine de personnes. Tous devaient savoir pourquoi nous étions la car les conversations s'arrêtèrent net à notre entrée.

Le père de Nathalie saisit alors un petit tabouret placé devant le piano, le mis un peu théâtralement au beau milieu de la pièce, s'y assit et fit signe à Nathalie d'approcher. Le scénario devait être bien rodé, car il n'y eut pas un mot d'échangé. Très pale et sans regarder personne, Nathalie dégrafa sa courte jupe et la laissa glisser à terre puis après une seconde d'hésitation elle saisit sa culotte et la baissa lentement dévoilant ses fesses aux assistants qui n'en perdaient pas une miette. Ses longues jambes, ses fesses rebondies et sa toison bouclée fascinaient toute l'assistance, moi y compris je l'avoue. Puis avec une résignation de martyre elle avança d'un pas pour s'allonger sur les genoux de son père qui attendit sadiquement quelques instant avant de commencer.

Puis les claques se sont abattues avec régularité sur les fesses offertes. Elles sonnaient avec un bruit clair sur les fesses nues de mon amie qui tressautaient et rougissaient à vue d'oeil. J'étais absolument fascinée, je n'arrivais pas à détacher mes yeux du spectacle que nous offrait, bien à contrecoeur, mon amie. J'étais tellement fascinée qu'en vérité j'avais complètement oublié que j'allais être à sa place dans quelques minutes. Vers la fin le rythme et l'intensité de la fessée ont brusquement augmentés. Nathalie qui était resté stoïque jusque la n'a plus pu retenir des gémissements déchirants. Elle n'a pas pu non plus retenir les mouvements spasmodiques de ses jambes qui se sont mises à ruer, s'écarter, s'ouvrir sur ses cuisses rondes... et sur tout le reste pour la plus grande joie je suppose des spectateurs masculins.

Puis son père a enfin cessé alors que les fesses de mon amie étaient d'un rouge impressionnant. Avec une douceur étonnante il l'a aidée à se relever et Nathalie est allée d'elle même et sans regarder personne vers le mur du fond de la pièce, abandonnant sa jupe et sa culotte par terre. La elle s'est mise à genoux face au mur, les mains sur la tête, exposant ses fesses martyrisées. Un grand silence s'est fait et je réalisais brusquement que tout le monde me regardait : c'était mon tour !

Quand le père de Nathalie m'a fait le même signe qu'à sa fille quelques minutes plus tôt, j'ai cru que mes jambes allaient cesser de me porter. Puis comme je ne bougeais pas plus qu'une statue, il a refait le même signe, d'une manière plus impérative. Comme dans un rêve, je me suis avancée vers lui, exactement à la même place que Nathalie. Je suis restée devant lui, un peu stupide, les bras ballants. Après quelques secondes il a eu un regard significatif vers la ceinture de ma jupe d'été avec un mouvement impératif du menton. Mes mains tremblaient tellement que je mis près d'une minute à en défaire la boucle. Quand ma jupe est tombée en corolle autour de mes chevilles je n'ai plus pu faire un geste de plus tant j'étais paralysée par la honte. A seize ans j'étais la, debout en petite culotte, devant un aréopage d'inconnus qui attendaient d'en voir plus avec une lueur d'impatience dans les yeux. Je sentais à quelque chose d'indéfinissable dans leur attitude que le spectacle dont j'allais être la vedette les émoustillait encore d'avantage que celui offert par Nathalie, car mes fesses à moi ils ne les avaient encore jamais vues, elles étaient vierges, en quelque sorte...

Me voyant incapable de faire un geste le père de Nathalie me pris la main et me couchât sur ses genoux, avec la même douceur surprenante que celle dont il avait fait preuve pour relever sa fille. Juste au moment ou je me disais avec un soulagement reconnaissant qu'en tant qu'invitée il m'épargnait le déculottage complet, je sentis avec horreur une main décidée saisir l'élastique de ma petite culotte et la faire glisser fermement le long de mes jambes jusqu'à l'ôter complètement. De toute ma vie je n'ai connu une telle sensation de honte. Avant même la première gifle, j'éclatais en sanglots. Puis les claques sont arrivées enfin, avec la même terrible régularité que pour Nathalie. Mon dieu ce que ça pouvait faire mal ! Une brûlure intense, totale, irradiante... Me souvenant du spectacle que Nathalie avait offert malgré elle, j'essayais de garder mes jambes serrées mais au fur et à mesure que la douleur s'accentuait je sentais mes jambes ruer et s'ouvrir malgré moi. Ils ont bien du se rincer l'oeil ces salauds-la !

Puis au bout d'un temps que je ne saurai évaluer cela s'arrêta enfin. Après m'avoir aidé à me relever, mon bourreau me fit signe d'aller rejoindre sa fille toujours à genoux face au mur. Comme une somnambule j'ai traversé ce salon, nue jusqu'à la taille, pour m'agenouiller à coté de Nathalie. Les conversations ont repris dans le salon, mais pendant le quart d'heure qu'a duré notre mise au piquet fesses nues et mains sur la tête, j'ai véritablement senti les regard gluants comme des limaces de certains convives sur nos fesses exposées. Puis ce fut la dernière humiliation, sur l'ordre du père de Nathalie, quand nous nous sommes relevées toutes les deux et que nous avons du aller au milieu du salon pour récupérer nos jupes et nos culottes et les remettre sous les yeux amusés de tous.

Voilà l'histoire de ma fessée. Je n'en ai jamais connu d'autre, mais je crois bien que je m'en souviendrai jusqu'à mon dernier jour.
Après cette aventure je pensais que je détesterais le père de Nathalie. A ma grande surprise, non seulement je ne l'ai pas détesté mais j'ai même été amoureuse de lui, d'un amour platonique et secret comme on peut en avoir à cet age.

Auteur:Caroline