Une biere un peu trop fraiche
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A cause du climat qui règne a Tel-Aviv sans doute, nous buvons
rarement des
boissons alcoolisées, mais de temps a autre mon Maitre
aime boire une bonne
bière en rentrant du travail. Comme c’est assez
épisodique, il n’y a généralement
pas de bière a la maison, et mon
Maitre me téléphone donc alors a mon bureau
afin que je puisse, en
rentrant, m’arranger pour lui servir la boisson
en
question.
Cela ne pose pas de problème, car je commence a
travailler plus tôt que lui, et
termine donc plus tôt également, ce qui
me laisse au moins une heure pour
pouvoir me préparer avant son
retour.
Ce jour-la, Sir D. m’a donc fait part de son désir de trouver
une bière bien
fraiche prête a son arrivée. Mon Maitre aime ses bières
glacées, or dans ce cas
je vais devoir en acheter a la dernière minute,
et me débrouiller pour la lui
servir a la bonne
température.
Pas de problème, je suis habituée, je n’aurai qu’a faire
séjourner la bouteille
que je vais servir a mon Maitre pendant environ
une demi-heure dans le compartiment
surgélateur…et voila le
travail.
Mais il y a un problème justement…et c’est que je suis de
nature assez
distraite.
C’est parait-il propre aux
scientifiques d’être tête en l’air, et ma foi c’est
peut-être vrai, car
une fois sortie de mon labo cela m’est arrive bien des fois
de
commettre des gaffes incroyables tout simplement parce que j’ai la tête dans
les
nuages.
Je place donc cette fameuse bière dans le
surgélateur…et m’empresse de l’y
oublier! Je quitte mes vêtements de
travail, prends une douche, enfile une
blouse et une jupe que mon
Maitre aime me voir porter, et flâne en écoutant de la
musique puisque
nous avons prévu de sortir et que je n’ai pas de cuisine a
faire…sans
plus penser a la bouteille, qui doit a présent prendre une
température
intéressante…
Même au retour de mon Maitre, le déclic ne se fait pas
tout de suite. Ça n’est
que lorsque je me dirige vers la cuisine pour
lui servir sa boisson que je me fige
sur place: oh non! J’ai oublie
cette satanée bière dans le surgélateur, et ce depuis
près d’une heure
et demie! En ouvrant la porte du surgélateur, je me rends
compte de
l’étendue du désastre, la bouteille n’a pas seulement gelé, elle
a
explosé a l’intérieur du surgélateur, qui est plein de débris de
verre nageant dans un
espèce de sorbet jaunâtre. Inutile de chercher un
échappatoire, les autres
bouteilles qui sont dans le compartiment frigo
ne sont pas encore fraiches, et
mon Maitre ne pourra pas manquer de
faire la différence. D’ailleurs, j’ai déjà passé
trop de temps dans la
cuisine et un “Et alors?” impérieux se fait entendre dans
le salon…je
n’ai plus qu’a aller avouer ma faute et supporter les
conséquences!
C’est rouge de honte, le front bien bas et les mains
vides que je reviens vers
Sir D.
“Ahh Maitre…euuh…pardon…la
bouteille a gelé!”
-“La bouteille a gelé. Voyons donc. Et pourquoi ça,
ma petite?”
Mon Maitre ne se fâche jamais, ne crie jamais, n’élève
jamais la voix. Celle-ci
est simplement encore plus calme et douce que
d’ordinaire, un peu mielleuse même, et
ça me glace le sang bien plus
surement que s’il criait a plein poumons.
“Aheuuh…pardonnez-moi
Maitre…j’ai oublie!”
-“Oublie? Tu devais donc avoir une raison bien
sérieuse, pour être aussi distraite,
qu’as-tu donc fait en
m’attendant?”
“Ahh mais rien Maitre, j’ai pris une douche, et je me
suis habillée…”
-“Donc je dois conclure que te prelasser dans la salle
de bain est plus
important que de veiller au bien-être de ton
Maitre?”
“Ahh Non, Maitre, non…”
Bien sur a ce stade-ci je
m’enlise un peu plus a chaque mot…
-“Bien,” dit Sir D., “je suppose que
tu connais le tarif, apporte-moi le tuyau.”
“Le tuyau” est un autre des
produits de mes séances de bricolage. C’est un tuyau
de plastique
souple d’un centimètre et demi de diamètre; trente centimètres de
long,
et que j’ai découpé dans le sens de la longueur avec un scalpel, en
fines
lanières. Cela donne un martinet assez redoutable.
Je me
dirige vers notre placard a jouets et apporte l’objet en question a
mon
Maitre, puis me dirige dans un coin de la pièce ou je prends
position, debout
bien droite face au mur et mains sur la
tête.
“Non,” dit Sir D., “les fesses a l’air.” Je fais mine de relever
ma jupe sur mes
reins, mais mon Maitre m’ordonne de la baisser aux
chevilles, ainsi que ma
culotte.
Quelques minutes se passent
ainsi, dans le silence. Je suis tellement honteuse
d’avoir commis une
erreur aussi stupide que je suis deja au bord des larmes
avant que la
punition ne commence, et je m’insulte copieusement et en silence
d’avoir
été si étourdie.
C’est un soulagement presque
d’entendre mon Maitre dire:”Viens ici!”
Il est assis sur le sofa et je
trottine vers lui autant que ma jupe que j’ai aux
chevilles me le
permet. J’ai toujours les mains croisées sur la tête. Je suis
bien
consciente de ma posture humiliante et un peu ridicule, et j’ai beau vivre
avec
Sir D. depuis des années, je me sens vulnérable et un peu gênée de
sentir mon
bas-ventre nu et expose.
Sans un mot mon Maitre
tapote brièvement sa cuisse droite, ce qui signifie que
je n’ai plus
qu’a m’allonger en travers de ses genoux; ce que je fais
pleine
d’appréhension.
Car ceci n’est pas une scène, ni un jeu
érotique, c’est une punition.
Et en effet, il n’y a ni échauffement
progressif, ni jeux psychologiques. Le
premier coup tombe avec une bonne
vigueur, j’entends les lanières siffler et s’abattre
sur mes fesses
avec un claquement sec. Il n’y a pas eu de préparation, mon corps
n’a
pas encore eu le temps de réagir en fabriquant les hormones qui
atténueraient la
douleur, et ces fines lanières que j’ai moi-même
decoupé infligent une brulure
cuisante a chaque impact. Je pousse des
cris étouffés et me cabre malgré moi.
Mais mon Maitre me maintient
solidement sur ses genoux; et une quinzaine de
coups tombent ainsi sans
interruption, très rapidement. C’est très douloureux,
et j’ai vraiment
l’impression d’être assise sur une plaque chauffante. Enfin,
les
endorphines viennent a mon secours, et je cesse de me
débattre…c’est
exactement le moment ou mon Maitre décide d’interrompre
la correction. Eh oui,
il sait très bien qu'a ce stade je vais
commencer a trouver ça agréable, donc cela
doit s’arrêter la, sinon ce
ne sera plus une punition!
Je pleure évidemment a chaudes larmes, mais
mon Maitre me consolera bien vite.
C’est la beauté de ces punitions; le
châtiment est immédiat mais le pardon
aussi, et il n’y a pas de
rancune!
J’irai cependant au restaurant sans culotte ce soir-la, et en
cherchant
vainement une position confortable pour
m’asseoir...
Auteur:Rose noire








