Juste pour l'adrénaline !
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Chèr(e)s internautes, chèr(e)s complices vous qui êtes déjà là à vous demander ce qu'il en est...prenez votre temps !. D'abord, comme convenu, nous avons déjeuné ensemble. Les deux étrangers que nous sommes (quelques mails et une seule rencontre) auraient dans une relation "normale" parlé de tout et de rien.. Nous parlons de nous. Sans fausse pudeur, sans circonvolution, simplement. Oh miracle de ces rencontres. ! Ayant d'emblée avoué le plus inavouable: "j'aime la fessée", tout ce qui mettrait des années à se dire, ou ne se dirait jamais, peut être dit. Oh danger de ces rencontres ! Et oui, comment ne pas céder à la tentation de trop se raconter ? C'est parfois si bon ! Mon partenaire et moi-même j'espère, nous ne faisons ni dans la pudibonderie, ni dans le grand déballage...
Par ailleurs, nous en avons bien convenu, une fessée c'est, pour l'un comme pour l'autre, une fantaisie à forte valeur ajoutée d'adrénaline mais rien d'autre. Et, entre nous, pour être intimement d'accord sur cette définition, il faut être bien dans ses pompes! L'aventure peut s'avérer déboussolante et être fortement déconseillée à quiconque n'y mettrait point sa part de frivolité et de second degré...
Ces précisions indispensables échangées au cours du déjeuner, nous parlons
aussi de... fessées ! Quand il prononce ce mot, il baisse les yeux, sa voix se
voile un peu et cela a un côté infiniment sensuel... Alors, je me dépêche de
changer de sujet, de peur que lui ou moi nous ne craquions... Dommage,
j'aimerais en parler davantage... Il a plein d'expériences et j'ai plein
d'envies...
A ce propos, cela me fait penser, avez-vous vu le film: Sade ? Le
marquis dit à un jeune homme qui veut draguer une fille : "parle-lui. Les
femmes, ça bande par les oreilles". J'aime cette phrase. Crue. Drue. Vraie.
Déjeuner fini, il s'en va. La porte à peine fermée, je pense, "Çà y est. Le compte à rebours a commencé. Fini de folâtrer dans l'imaginaire." Dans une semaine, nous re-déjeunons ensemble.
Le compte à rebours
Plus je me rapproche de ce jour, moins "l'aléa" induit par le jeu que nous avons initié, ne pèse lourd par rapport à la peur. Je pensais devoir affronter une peur enfantine, un truc du style "tu sais on joue, mais c'est pour du beurre..", mais c'est bien autre. Ce ne sont ni les souvenirs qui sont difficiles à gérer (pourtant je le croyais) ni la peur d'avoir mal (là je lui fais totalement confiance), mais quelque chose de plus dense, de plus fondamental. Quelque chose qui me mine et fait mal.
Je ne m'attendais pas du tout à cela. Alors je refais le point. Tenter cette expérience avec un inconnu, cela vous laisse, constamment, toute liberté... Moi qui râlais parce que mon mari ne partage point les mêmes envies, j'en suis aujourd'hui contente. Car je peux, à tout moment, sans aucune arrière pensée, dire non. Il me suffirait de lui expliquer que c'est trop déstructurant, que je ne pense pas pouvoir assumer.
Mais, décidément, j'en ai envie ! Bon, alors, au lieu de faire l'autruche, regardons les choses en face. Quelles sont vraiment les peurs ? Les petites peurs anodines et plutôt sympa et les plus fondamentales ?
Ben voilà, j'ai tout simplement peur :
- qu'il ne me trouve pas... jolie ! Et oui, je suis une femme et je ne peux m'empêcher d'avoir cette appréhension. Mais il a plusieurs fois exprimé sur son site que chaque popotin avait ses charmes... C'est donc une raison insuffisante pour reculer;
- de mal gérer mes réactions. Aïe, oui, là j'ai déjà plus peur. C'est un combat avec la pudeur. Pour palier à cela, autant le prévenir et lui demander gentiment d'excuser par avance toute réaction due à l'émotion du moment. Ce ne serait pas sympa de le prendre au dépourvu encore qu'avec l'expérience il doit être plus apte à comprendre...
- de ne pas aimer. Alors là, ça ça m'ennuierait au plus haut point ! Quoi, moi qui partage mes plus agréables moments de solitude (vous apprécierez....) avec ce fantasme, ne pas aimer ! Oh, mais ce serait un comble ! De toutes façons, faut tenter pour savoir... objection refusée !!!
- que cela dope les souvenirs d'enfance... Oui, c'est le risque, j'en ai plusieurs fois parlé, je n'y ai pas échappé. Bon, une fois cela admit, on réalise son fantasme ou on joue à la marelle ?
- d'avoir du mal à regarder les autres. Ou pire, à soutenir le regard de ceux que j'aime. Ouille. Là, on est dans le vif. L'expérience va à l'encontre de toutes mes valeurs. Honte ? Opprobre ? Décadence ? Déchéance ? Je ne sais plus... sinon que la morale, L'éducation, la religion, tout est bafoué et se révolte. Mais une petite voix me dit très sarcastique: "alors on a joué les grandes et on cale....Dommage ! "
Oh, mais pourquoi je vous raconte tout cela, chères petites internautes... puisque pour vous ce sera encore autre chose, différent... Et bien pour tout simplement vous dire une chose: ayant courageusement (oui, oui !) fait le point, je suis vraiment sûre d'une chose. Si je continue, c'est que j'en ai vraiment, vraiment envie. Et n'est-ce pas bien ainsi ?
Allez, je vous quitte. Je viens d'écrire ce texte, trop long, je m'en rends compte mais c'est la peur. Je vais le rejoindre pour déjeuner. Depuis hier je fais dans la pensée unique, incapable de me concentrer sur quoique ce soit. Oui, je ne suis plus qu'une boule de peur, à la limite de faseyer quand je marche, les entrailles nouées, oppressée, traquée, disloquée. Je lui avais bien dit que le seul vrai masochisme dans cette expérience, c'était de la tenter ! Mais je suis prête. Consentante. Volontaire. Et déjà succombante. Pourtant, allez, je vais vous le dire, cette nuit, j'ai rêvé (vous vous rendez compte jusqu'où ça va !) qu'il avait un empêchement. Et j'étais soulagée ! Mais d'ailleurs... s'il ne venait pas ?
Auteur:Inconnu








