Le fantasme d 'Henrianne
Le fesseur inconnu
Henrianne, vêtue de sa seule petite culotte blanche, interroge son reflet dans la glace.
Va-t-elle plaire à l'inconnu que, dans une heure à peine, elle doit rencontrer?
Elle n'a rien des femmes idéales décrites dans les récits de fantasmes masculins. Pas de longues jambes galbées, gainées de noir, qu'allongent encore des talons aiguille (elle a horreur du sport et se tord les chevilles sur plus de 10 cm de talons), pas de gros lolos lourds et ronds (une petite poitrine qui tient dans la main, plutôt), pas de peau dorée bronzée retour des îles lointaines (peau blanche marquée de rouge au moindre choc)...
Elle est pourtant assez jolie, jeune femme de 30 ans, mince et menue, avec de longs cheveux blonds et un ventre très légèrement arrondi, des yeux bleus et soucieux de myope et des hanches féminines. On la drague autant qu'une autre dans le métro et aux terrasses de café, on lui a déjà dit qu'elle était très belle (mais ces déclarations provenaient d'hommes amoureux d'elle!) mais non, elle n'a rien d'une top model ou d'une poupée barbie!
En outre, malgré ses efforts périodiques d'élégance, elle a un style physique empruntant plus à la bohème qu'à l'érotisme soft, les petits tailleurs prennent mystérieusement sur elle l'allure de tenues d'étudiante attardée. Peut-être parce qu'elle les décore de bijoux fantaisie, parce que ses fins cheveux flottants ont un petit air baba cool, parce que le tee-shirt qu'elle porte sous sa veste ouverte n'est pas repassé, parce qu'elle fume des cigarettes roulées qu'elle tient entre deux doigts fins au bout jauni par la nicotine?
- On verra bien... murmure-t-elle pour elle-même, avant d'enfiler une robe d'été qui moule son corps mince et sous laquelle on devine nettement sa petite poitrine sans soutien-gorge et ses fesses, qu'elle s'amuse un instant à cambrer.
A dire vrai, elle a peur. C'est un double baptême qu'elle va subir aujourd'hui. Première fois qu'elle rencontre un homme à la suite d'une annonce érotique, première fois qu'elle va recevoir une bonne fessée. A cette pensée, elle sent se crisper ses muscles fessiers, et un étrange petit noeud se nouer dans son ventre. Ce n'est pas désagréable, d'ailleurs, cette sensation physique d'angoisse. Ca ressemble fort à de l'excitation...
Elle n'est pas sûre du tout d'avoir vraiment envie d'aller à ce rendez-vous et s'interroge tout au long du chemin...Par courrier, l'inconnu qu'elle doit rejoindre lui a plu. Il ne s'est pas vraiment décrit, de lui elle sait seulement que c'est un intellectuel approchant la cinquantaine, plutôt musclé, au regard noir. Il aime dominer et soumettre momentanément mais les " femmes soumises " ne l'intéressent pas particulièrement. Il aime et sait donner de bonnes fessées dont, affirme-t-il, une jeune rebelle risque de se souvenir longtemps. Comme elle, il attache de l'importance aux mots, se méfie du ridicule et de l'excès. Contrairement à elle, il a, en matière de relations un peu violentes, une solide expérience.
Ils se sont mis d'accord, assez sobrement, sur un possible scénario. Celui-ci comporte une vraie fessée, et quelques possibles variations. Il évitera de lui laisser des marques caractéristiques trop durables et, si cette première expérience les satisfait tous les deux, lui fixera peut-être une nouvelle rencontre.
Elle doit se présenter chez lui, frapper à la porte, entrer, répondre aux quelques questions qu'il lui posera alors et, au bout de quelques minutes, à celle-ci :
- Vous me faites confiance et acceptez que, pour vous infliger la bonne correction que vous méritez, je ne tienne pas compte de vos protestations?
Henrianne sait, l'inconnu a été très ferme sur ce point, qu'il n'y aura aucun retour en arrière possible. Il n'est pas brutal, ne lui infligera nulle souffrance qui ne comporterait pas pour elle la gratification d'un plaisir, se comportera seulement en ami paternel qui sait mieux qu'elle ce dont elle a besoin pour corriger ses plus vilains défauts. Mais il ne tiendra aucun compte de ses protestations. Elle est prévenue. Et c'est bien ce qui l'inquiète...
Toute à ses angoisses, Henrianne a marché plus lentement qu'elle ne l'aurait cru dans les rues parisiennes mais, enfin, la voilà arrivée. Elle entre dans l'immeuble, monte l'escalier... Elle frappe à la porte, timidement, trois petits coups qui restent sans réponse. Ce n'est pas vraiment étonnant, car de l'intérieur de l'appartement échappent les notes joyeusement plaintives d'une musique de Bratsch. Que son inconnu aime le jazz tzigane lui fait plaisir, mais elle pense néanmoins à repartir sans insister. Il est encore temps de renoncer, il ne l'a pas entendue arriver, peut-être même pense-t-il qu'elle ne viendra plus puisqu'elle a déjà 10 mn de retard.
Mieux vaut s'en aller, vraiment!
Mais l'excitation qu'elle sent entre ses cuisses la pousse à faire preuve de plus de courage et, retenant son souffle, elle frappe de nouveau contre le bois dur de la porte, bien fermement cette fois, assez fort pour que la musique s'arrête et que, quelques instants plus tard, la porte s'ouvre en grand.
Son hôte est un homme de solide stature, vêtu d'un jean et d'un pull, avec un regard ironique braqué sur elle. Elle rougit instantanément et, sans même s'en rendre compte, commence à tripoter nerveusement le tissu de sa robe.
- Entrez, entrez... Vous êtes donc finalement venue... Mais après beaucoup d'hésitations, on dirait! 10 mn de retard à un premier rendez-vous... Vous avez besoin d'apprendre la discipline, jeune dame! Sachez que l'attente se paie toujours.
Ce flot de paroles, proférées d'une voix chaude dont un rire sous-jacent dément la sévérité, a quelque chose de rassurant. Comme est rassurante, immédiatement familière, la pièce dans laquelle Henrianne vient de pénétrer : moquette confortable, table basse, large bibliothèque croulant sous les livres, canapé et fauteuil couverts de coussins, reproductions de Klee et calligraphies arabes au mur... Moins rassurants, pourtant, les objets sur lesquels l'œil de la jeune femme
se porte malgré elle, discrètement posés sur le sol, à proximité d'un des fauteuils : deux martinets à lanières de cuir, une longue et fine baguette dont elle imagine déjà le bruit cinglant giflant l'air... L'homme repère la direction de son regard, et lui sourit franchement, avant d'expliquer :
- Je ne pensais pas avoir besoin de martinet ou de baguette avec vous. Pour une première rencontre, vos fautes ne sont pas telles qu'une fessée à main nue ne suffise à les punir... Seulement, vous êtes en retard. Et chez moi, tout retard se paie. Vous recevrez cinq coups de cette baguette, un coup pour 2 minutes de retard, mademoiselle. En plus de la fessée prévue, bien entendu... Mais, mettez vous à l'aise, voulez vous boire quelque chose?
Henrianne accepte un whisky avec une reconnaissance non dissimulée. Elle se sent bizarre et se raccroche bien naturellement aux éléments de normalité - boire un verre assise jambes croisées est " normal " - que l'homme veut bien lui accorder. Seulement, elle ne peut quitter des yeux la longue et souple baguette, sans savoir si elle aspire ou craint d'en sentir le contact sur ses fesses dénudées.
Elle se sent timide et poisseuse, entièrement dépendante du bon vouloir de cet homme qui, après avoir conservé le silence en la regardant attentivement, reprend la parole. Sa voix est chaleureuse mais, pourtant, inflexible.
- Vous savez pourquoi vous êtes là, n'est-ce pas? Alors, dites le moi, je vous prie.
Henrianne sait bien pourquoi elle est là, petite fille désobéissante qui va enfin recevoir une punition méritée, mais l'avouer à haute voix lui paraît maintenant insurmontable. Elle avale une grande gorgée d'alcool, tandis que, sans concession pour sa timidité, l'homme s'impatiente :
- Alors...? J'attends.
D'une petite voix timide et chevrotante, la jeune femme répond enfin :
- Je suis venue pour que vous me donniez la bonne fessée que je mérite.
- J'ai mal entendu?
Plus fort, la pauvre Henrianne, à bout de courage déjà, répète :
- Je suis venue pour que vous me donniez la bonne fessée que je mérite depuis longtemps.
Tandis qu'elle parle, la honte humidifie ses yeux et rougit ses joues. Elle a 30 ans, tout de même! Elle est une femme libre, pas idiote, adulte... De quel droit ce type la punirait-elle?! Pourtant, elle n'est pas vraiment étonnée, et ressent une étrange satisfaction lorsqu'elle l'entend constater :
- Une gamine insupportable qui attend de recevoir la bonne correction qu'elle mérite n'a pas l'attitude que vous avez. Vous vous comportez comme une insolente, jeune dame. Vous allez donc immédiatement poser ce verre et aller vous mettre au coin. Oui, au coin, là-bas, à genoux, le nez au mur. Si vous refusez de m'obéir, nous arrêterons ici la leçon, tant pis pour vous. Mais si vous allez bien sagement au piquet, vous acceptez ainsi la juste punition que je vais vous donner. Je vais vous corriger bien fermement, une bonne leçon qui va bien vous chauffer les fesses... Car vous me faites confiance, n'est-ce pas, et vous acceptez que, pour vous infliger la bonne correction que vous méritez, je ne tienne pas compte de vos protestations?
Henrianne a répondu " oui ", s'est levée et est allée s'agenouiller, à regret, dans le coin désigné.
Le jeu est commencé, désormais. Il n'y a plus d'échappatoire, et ce n'est plus tout à fait, dans l'esprit de la jeune femme, un jeu. Elle tremble et n'ose se retourner, malgré les bruits qu'elle entend - meubles qu'on déplace, objet qu'on pose sur la table (est-ce le manche du martinet qui fait ce bruit là?), léger sifflement d'une baguette de noisetier dont on essaie la souplesse... Ses bras commencent à lui faire mal car elle tient, comme l'homme le lui a demandé, les mains sur la tête. Elle a des crampes, des fourmis dans les jambes, la moquette lui paraît de moins en moins confortable au fur et à mesure que s'écoulent de longues minutes d'angoisse. Surtout, elle a honte. Elle se sent méprisable dans cette position soumise, attendant le bon vouloir de cet homme qui ne lui est rien et la traite en gamine mal élevée.
Soudain, elle sent une présence derrière elle, une main se pause sur son épaule.
- Viens.
La voix est très tendre, c'est une invitation amoureuse qui met fin à ces minutes de martyr honteux. La jeune femme oublie aussitôt pourquoi elle doit suivre l'homme, elle espère même qu'il s'agit de faire doucement l'amour.
Elle se lève, les jambes cotonneuses, elle tient à peine debout. Il l'aide gentiment à se redresser puis va s'asseoir et l'attend.L'homme est assis sur une chaise, il lui demande se venir se placer en travers de ses genoux.
Henrianne hésite. Obéir tout de suite, c'est accélérer le déroulement de cette désagréable cérémonie, en finir plus vite avec ce qu'elle regrette sincèrement d'avoir accepté. Mais elle a envie de refuser, il est peut être encore possible de renoncer?
- Non, je vous en prie...
Il semble n'avoir pas entendu.
- Je vous en prie, je ne veux plus... C'est une situation ridicule... Je n'ai plus l'âge pour recevoir la fessée!
Silence, encore, de la part de l'homme. Mais il ne bouge pas, et l'attend comme un fauve attend sa proie. Au bout de quelques instant, il reprend la parole, toujours très calme :
- Tu sais que tu mérites une bonne fessée déculottée, et que tu n'y échapperas pas. Ne rends pas les choses plus difficiles, viens de mettre gentiment sur mes genoux, comme une bonne petite fille.
Lentement, Henrianne traverse la pièce, les yeux baissés vers le sol, le rouge aux joues. Elle est terriblement humiliée de ne pas pouvoir changer le cours des événements, d'être confrontée à cet homme sûr de lui, qui a décidé que les ruses et fuites étaient finies, qu'elle allait désormais devoir aller au bout de ce qu'elle prétendait vouloir.
Elle se sent déjà punie avant même qu'il ne l'ait touchée.
Elle le déteste, et se déteste. En même temps, elle ne peut nier une sorte de curiosité cutanée, comme si le grain de sa peau, sur ses fesses, s'élargissait, s'ouvrait, palpitait dans l'attente d'une découverte. Et il y a aussi, indéniable, ce délicieux petit noeud dans le bas ventre, un durcissement joyeux de son clitoris, comme lorsqu'elle éprouve un grand désir...
Aussi lents et petits soient ses pas, elle est arrivée devant son fesseur.
- Regarde moi, exige-t-il d'un ton auquel on ne peut que se soumettre, et dis moi que tu as besoin d'une bonne fessée. Tu sais très bien pourquoi!
Courage de l'humiliation consentie.
Henrianne, qui sait que tout est perdu désormais, affirme :
- Je sais pourquoi je dois être punie. Je mérite une bonne fessée, et je vous remercie de me la donner.
Puis, très vite, sans réfléchir, elle se couche sur les genoux de l'homme, la tête pendant d'un côté, les mains sur le sol, les jambes allongées de l'autre côté, légèrement fléchies, pointes des pieds touchant la moquette. C'est la première fois qu'elle sent le corps de cet inconnu contre elle, et le renflement caractéristique de sa braguette (qui, en cet instant, la rassure car celà lui rappelle que tout ça est bien un amusement érotique). La situation le fait manifestement bander.
Il caresse négligemment les fesses offertes, encore protégées par la jupe et la culotte et tapote gentiment. Attente délicieusement angoissante. Soudain, un coup. Fort, puisqu'il fait sursauter Henrianne, malgré le tissu qui couvre encore son postérieur. Puis un autre, encore un autre, encore...
Ne serait la gêne, la jeune femme avouerait volontiers que c'est bon.
Ces claques amorties écrasent sa chatte contre l'homme et diffusent une légère chaleur. Ce n'est pas si terrible, finalement.Mais voilà qu'il lui relève doucement la jupe. Les fesses de la jeune femme, quoi qu'encore vêtues d'un triangle de tissu, sont désormais plus directement accessibles et la claque très sèche qu'elle reçoit au centre de son cul, pile au milieu, lui arrache un petit cri. Plus un cri de surprise qu'un cri de douleur, mais c'est à la limite.
- Une bonne fessée déculottée, dont tu vas te souvenir longtemps... commente-t-il, glissant son doigt dans l'élastique du slip et commençant à tirer celui-ci.
- Non, je vous en prie! proteste Henrianne, la pudeur soudain réveillée. Elle panique à l'idée d'exhiber ainsi ses fesses au regard, et la pensée de sa culotte baissée à demi, entravant ses jambes, est proprement insupportable.
- Tu vas recevoir une vraie fessée, jeune dame, c'est inutile de résister, commente l'inconnu, insistant sur l'élastique.
La jeune femme n'est pas vraiment en position de se défendre, mais elle tente pourtant d'interposer une main, suppliant :
- Je vous en prie, c'est trop humiliant, laissez moi mes sous vêtements...
Il saisit le poignet rebelle qu'il tient fermement, baissant lentement la petite culotte de l'autre main, jusqu'à ce que celle-ci ait glissé jusqu'en dessous des genoux d'Henrianne. Il commente en même temps ses gestes :
- De belles fesses offertes à la fessée... Tu voulais savoir ce que c'est qu'une bonne correction, et bien, tu vas le découvrir... Depuis combien de temps n'as tu pas reçu la fessée? 15 ans? 20 ans? Tu as oublié combien ça fait mal, n'est-ce pas? On a le temps... Toutes ces années où tu as fait n'importe quoi et qu'il faut enfin châtier...
Henrianne sent une main qui la tient bien fermement à la taille, l'autre posée sur ses fesses, en caressant la peau du bout des doigts. Elle tremble. Son cul est exposé, bombé, donné. Elle voudrait bien rire, mais elle n'y parvient pas. Que va-t-il se passer? Elle sent la main qui la caressait s'écarter, elle crispe les fesses, en serre bien la raie, bande sa volonté pour échapper à une douleur dont elle craint d'avance la vivacité et, soudain, reçoit une claque bien sonore au milieu du fessier. Elle saute nerveusement.
- Non...
Mais celà n'arrête pas le mouvement désormais régulier de la paume de son fesseur, qui claque sèchement chacun des deux lobes offerts, l'un après l'autre, imprimant comme un mouvement alternatif aux fesses qui chauffent, qui chauffent... C'est une chair faite pour les coups, deux joues charnues et rougissantes qui sentent des picotements de plus en plus vifs, se tortillent en vain pour dévier la punition méritée...
C'est chaud, c'est rouge, Henrianne s'est mise à sangloter sans pouvoir se retenir tandis que son bourreau poursuit imperturbablement, comme s'il n'entendait pas les gémissements, s'interrompant parfois quelques instants, espoir que c'est enfin fini, mais une nouvelle tape ailleurs, sur chaque centimètre carré de peau, légère celle ci, supportable, juste réveillant la chaleur préalablement accumulée, mais en voilà une autre, forte, écrasant le cul sous l'outrage, et une autre, comme une griffure, et...
Henrianne pleure et; toute honte bue, gigote comme un bébé. Elle se tortille, tente sans y croire d'échapper, bouge les fesses dans tous les sens, soulève puis repose les jambes... Bien inutile résistance! Ses tortillements, loin de la libérer, ont achevé de descendre sa culotte jusqu'aux chevilles, et, frottant son sexe au pantalon de l'homme, ajoutent l'humiliation d'une trop violente excitation clitoridienne à l'épanouissement douloureux de son cul mortifié.
- Arrête de te tortiller!
... Henrianne aurait dû tenir compte de l'avertissement et bander ses forces, sa faible volonté, pour rester immobile sous la fessée qui se poursuit. Comme elle n'a pas su obéir, l'homme s'interrompt et la remet en position, bien fermement, coinçant ses jambes entre les siennes, bloquant ses poignets en lui tirant bien les bras dans le dos, de telle façon que la jeune femme ne peut vraiment plus faire un seul mouvement.
Ainsi entravée, elle sent la fessée recommencer et atteindre des zones qu'elle avait cru jusqu'alors protégées, la peau douce de l'intérieur de ses cuisses et celle autour se son anus, sans que soit pour celà oublié l'espace principal, les deux fesses étalée déjà si mortifiées...
Elle ne peut échapper à aucun coup. Lorsqu'elle est ainsi retenue, l'impact de la mortification est maximum. Cette impression d'être absolument soumise, sans pouvoir réagir le moins du monde, contrainte de supporter les coups quelques minutes ou quelques heures, aussi longtemps que le voudra celui qui lui donne cette bonne leçon, c'est plus terrible encore que la brûlure diffuse qui lui mord désormais tout le postérieur...
Henrianne pleure, offerte à la fessée, sentant la jambe de l'homme qui lui coince les chevilles, et les claques qui tombent à un rythme régulier, inlassable, sur sa peau. De temps en temps, elle supplie, promet d'être plus sage, demande pardon, mais l'homme continue encore longtemps, longtemps... Seule variation, les claques parfois atteignent la motte de la jeune femme qui, malgré ou à cause de la chauffe inexorable de ses fesses, est luisante d'humidité...
Les coups, pourtant, s'arrêtent. De douces caresses leur succèdent, un léger massage en rond qui calme, ou qui réveille les sensations...
- Là, c'est fini maintenant... Calme toi... Tu as été une bonne fille...
Il a aidé Henrianne a se relever, lui a indiqué la salle de bain pour passer sous l'eau son visage baigné de larmes, et appelle joyeusement :
- Vous n'avez même pas fini votre verre, tout à l'heure!
Henrianne est assise du bout des fesses sur un gros coussin qu'il lui a offert, elle souffre de la cuisante correction diffusant encore une violente chaleur sur sa peau, mais elle se sent merveilleusement bien.
Il y a désormais entre eux une complicité amusée. Elle est très fière, finalement, d'avoir surmonté l'épreuve et, dans l'après coup, admet que c'était particulièrement jouissif, qu'elle n'avait jamais vécu d'émotion aussi forte. L'homme est un agréable causeur, il évite de revenir directement sur la fessée qu'il vient de lui infliger, mais traite légèrement d'érotisme, de fantasmes, des mille et une façons de vivre sa sexualité sans qu'on puisse jamais qualifier un comportement de " normal " ou " d'anormal ".
- La seule véritable perversion, ce serait de traiter son partenaire en objet, sans tenir compte de ses désirs, comme s'il n'était qu'une vulgaire poupée gonflable. Il ne faut jamais oublier qu'on est deux, et qu'un fantasme se partage...
La conversation est de plus en plus passionnante, Henrianne ferait presque des confidences à cet homme gentil et brillant. Ils ont parcouru ensemble quelques pages d'Aragon (période surréaliste), évoqué le cinéma d'Almodovar et la jeune femme a bien l'impression qu'elle est en train de séduire - idée qui ne l'avait pas jusqu'alors traversée - l'homme qui la reçoit. Le temps passe. Soudain, il regarde la pendule au mur et constate, d'un ton ennuyé :
- Vous n'allez pas tarder à partir, je crois. Il faut qu'on règle une dernière formalité. Voulez vous allez prendre position là bas, le buste appuyé sur le bureau, croupe bien soulevée et jambes légèrement écartées... sans culotte et robe relevée bien haut, évidemment!
Interloquée, Henrianne reste un instant sans répondre, puis :
- Pourquoi donc?
- Je vous ai promis cinq coups de cette baguette pour votre retard, et je ne vous les ai pas encore donnés. Il faut qu'on se dépêche, maintenant. Allez, mettez vous gentiment en position, que j'admire un moment votre petit cul bien écarlate avant de le cingler un peu...
- Non, non! Ce n'est plus la peine... Ecoutez, j'ai déjà les fesses rouges pour au moins 15 jours, ça me suffit bien. Une autre fois, peut-être, mais je n'ai pas du tout envie de remettre ça ce soir.
L'homme a saisi la baguette et joue avec elle, la faisant siffler dans l'air avec des gestes vifs qui fascinent Henrianne, bien malgré elle. Il n'a plus du tout l'air ennuyé, ni aimable. C'est d'une voix sévère, qui ne tolère aucune réplique, qu'il consent à préciser :
- Vous ne comprenez pas, je crois. Je me fous de savoir si vous en avez envie ou pas, je vous ai avertie que ce retard serait puni de cinq coups, et vous l'avez accepté tout à l'heure. Je ne tolère pas le retard, c'est clair, maintenant!?
Intimidée par ce brusque changement de ton, mais terrifiée à l'idée de se faire cingler les fesses déjà trop chaudes, Henrianne tente encore de le convaincre :
- La prochaine fois, si vous voulez... Mais là, c'est trop dur, monsieur. Vous ne tenez pas compte que je n'ai pas l'habitude d'être punie comme ça... Et puis, de toute façon, je ne veux pas!
Ce " je ne veux pas " était en trop, la jeune femme sent immédiatement qu'elle aurait mieux fait de se taire, et se mord les lèvres, dépitée.
Car l'homme s'est brusquement levé, il est très impressionnant, bien plus fort qu'elle et, si il veut quoi que ce soit, elle est bien incapable de s'y opposer.
- A partir de cet instant, chaque minute qui passe avant que vous ne preniez la position demandée sera considérée comme un retard supplémentaire, et vaudra un nouveau coup. Si vous ne voulez pas être fouettée au sang, mademoiselle l'insolente, vous auriez donc intérêt à vous dépêcher!
Henrianne s'écroule, alors. Elle pleure, le visage caché dans les mains, comprenant enfin quelle connerie elle a fait en venant à ce rendez-vous. Elle se doute bien que son bourreau n'en est pas vraiment un, qu'il s'amuse, qu'il pense lui donner du plaisir à elle aussi en la contraignant ainsi à aller un peu plus loin qu'elle ne s'en croit capable, mais la simple idée d'une zébrure sur son postérieur lui fait trop mal d'avance! Elle ne peut pas... Non, elle ne peut ni ne veut se
soumettre encore!
- Ne faites pas l'enfant! Trois minutes se sont déjà écoulées... Une minute commencée vaut pour une minute entière. Si vous prenez position maintenant, nous en sommes déjà à huit coups. Quatre sur chaque fesse. Je vais finir par croire que vous avez envie d'être fouettée pendant des heures...
Henrianne sent quelque chose céder en elle. Toute révolte l'a quittée. Elle ne doute pas que l'homme soit sérieux, et mettra ses menaces à exécution. Si elle veut atténuer la punition, elle doit s'y soumettre bravement, tout de suite.
Elle va donc se placer face au bureau de bois noir, écarte quelques papiers et carnets pour dégager la place nécessaire, fait glisser à regret sa culotte qu'elle enlève ensuite complètement, soulève le bas de sa robe et remonte la jupe afin d'être nue jusqu'à mi-corps, se penche sur le meuble, écrasant son ventre et sa poitrine sur le bois dur... Elle est agitée de tremblements nerveux qui excitent certainement l'homme, elle sent l'arrête du meuble juste contre sa chatte, elle est terrifiée...
- C'est bien... C'est un très joli spectacle de vous voir ainsi offerte! Consentante...
Il rit. Elle ne répond pas, lèvres serrées et poings fermés, tout le corps tendu dans l'attente de l'outrage.
- Ne t'inquiète pas, ma petite fille, je ne suis pas une brute...
Il caresse et masse le croupier bombé, provoquant une vague de désir et d'espoir dans le ventre d'Henrianne.
- Au total, je te dois neuf coups de baguette. Ca va te cingler, te chauffer le sang... Hum... Mais je vais te les donner très légers, tu vas voir, juste assez fort pour que tu te saches punie, mais pas bien violents. Je ne veux pas te déchirer la peau! Je vais aller doucement, lentement, que tu sentes bien la brûlure. Là... Ecarte mieux les jambes, que je puisse te toucher là où ce sera le meilleur...
Si elle n'était soutenue par le meuble, Henrianne tomberait au sol tant elle est crispée, émue aussi. La caresse sur ses fesses continue, la baguette remplace la main de l'homme, glisse et chatouille la peau rouge du cul féminin.
- Là, tu sens, ce n'est pas un instrument bien terrible, regarde combien il est doux à ton cul, hein... Je vais soulever la baguette, elle est très flexible, pas bien épaisse, c'est du bois tendre pour tes fesses tendres, et l'abattre bien gentiment sur ta fesse gauche. Un petit coup bref. Tu es prête?
Aille! Ouille! Une zébrure de feu vient de traverser la fesse gauche, effleurant au passage l'entrée de la chatte. Sursaut. Cri. Larmes aux yeux, déjà. Mais aussi, du plaisir devant, là où l'arrête du bureau est entrée un peu plus profondément dans la chair. Plaisir inavouable. Humiliation. Envie de protester. Déjà, un second coup, sur la fesse droite, bien ajusté, et un troisième, un quatrième...
On dirait que l'homme veut dessiner sur le postérieur dénudé comme le fin réseau d'une toile d'araignée, il change d'angle d'attaque, il imprime sa marque cinglante, ouille, zip, aille!
Au sixième coup, il s'interrompt.
- Plus que trois! affirme-t-il, encourageant.
Il aide Henrianne à reprendre position, caresse le bas de son dos, la chute des reins, la félicite, la gronde encore pour son retard, se recule pour admirer le spectacle et, sans prévenir, cingle soudain très violemment le haut encore vierge des cuisses, que la fessée première n'avait pas touché. C'est trop! Henrianne se relève brusquement, endolorie, criant et suppliant.
- Plus que deux... Et un de plus, puisque vous venez d'abandonner votre position, ce qui vaut pour un nouveau retard, évidemment! Vous cherchez vraiment à rendre les choses plus difficiles, jeune dame!
...
Cette rencontre n'était qu'un rêve.
Henrianne attend l'homme qui la rendra réelle...
Auteur:henrianne








