CINGLANTE TRAVERSEE 3

Souvenirs communs

Vers cinq heure Corinne prit son quart.

La nuit était douce et calme, l’aube éblouit ses yeux, détachant progressivement l’ombre massive des îles sur l’immensité de l’Océan. Des poissons volants filaient entre les vagues qu’ils parsemaient d’éclairs de lumière.

S’installant confortablement, elle contemplait émerveillée les lueurs du soleil levant qui embrasaient l’horizon. Les quelques heures s’écoulèrent rapidement, le souvenir des étreintes de la veille occupait son esprit, se mélangeant avec ceux troublants du fameux dimanche quand elle avait empoigné le jeune pascal de sa main, comment aurait-t-elle deviné à cette époque que ce petit garnement lui aurait donné tant de plaisir quelques années plus tard...?

-Alors, on rêve jeune fille ??

Corinne réalisa soudain que c’était un autre Pascal qui lui parlait à l’oreille, j’avais entouré ses épaules de mon bras, lui appliquant un baiser bruyant sur la joue.

-Bonjour, bien dormi ?

-Ca va, nécéssaire en tout cas, j’étais un peu épuisé...j’sais pas pourquoi...dis-je avec une pointe d’ironie et toi ? pas trop long ces quelques heures ?

-non, non, tu sais je pensais à un tas de choses, je n’ai pas vu le temps passer et puis ce lever de soleil...grandiose!

-et on peux savoir à quoi tu occupait tes rêves..?

-euh..et ben tu sais je pensais à Londres, justement à ce dimanche, qu’est ce que j’ai pris quand même!...dit-elle rougissante.

-Et moi alors, et tout ça par ta faute je te rappelle! Mais bon si tu savais combien en ont reçu mes deux jeunes soeurs...à croire que ça avait lancé la mode à la maison!, dis-je, mais je me demande bien ces deux là, si elles faisaient pas exprès parfois. Mais tu en as reçu bien d’autres, et des plus appuyées, il me semble, non ?

-Ah, ça c’est sur, et pas seulement d’Anne Marie, si tu veux tout savoir! Mais elle, elle n’a pas raté une occasion après ce fameux dimanche, je crois que je n’ai pas passé un séjour chez toi sans me faire rougir copieusement l’arrière train! Dit-elle en riant.

-Et alors, ça te fait quoi de repenser à tout ça ?

-euh ben rien, enfin si...parceque...mais bon c’est gênant quoi!

-Ecoute, on est comme les deux doigts de la main, non ? et puis c’est vieux tout ça, tu peux me dire maintenant, dis-je

-bon, écoute, c’est bien parceque c’est toi, mais après les fessées, Anne marie me faisait des massage réparateurs qui me mettait dans tout mes états, je ne rentre pas dans le détail.... et d’ailleurs c’était parfois si bon que j’en suis venue parfois moi aussi à les déclencher, comme tes soeurs, là, c’est dit, tu es content ?

-Ca alors, tu sais, justement je voulais savoir..parceque j’ai moi aussi ressenti des choses étranges depuis une certaine rencontre, il y a quelques années. Dis-je énigmatique, je crois que je peux comprendre vraiment ce que tu as ressenti.

Corinne leva la tête intéressée, elle n’avait jamais trop parlé de tout ça, mais tout paraissait si simple avec Pascal, elle eut soudain envie de se confier.

-Oh, tu sais, parfois c’est bizarre, mais il m’est arrivée de prendre un réel plaisir, rien qu’en étant déculottée, mis en travers des genoux et fessée, le derrière tout nu comme une gamine! C’est bizarre non ?

-Pas du tout, je peux te dire que j’ai vécu ça aussi...enfin pas ce fameux dimanche en tous cas, dis-je , mais il n’y a pas si longtemps! Rien de plus normal que de prendre du plaisir à s’abandonner entre les mains d’une personne qu’on aime, qui vous prend en charge de A à Z, de s’offrir totalement, et puis la douleur et le plaisir ne sont pas des sensations si éloignées...

-oui, mais il y a quand même quelque chose de paradoxal, non? Mes orgasmes les plus fort ont toujours été consécutif à de fortes claquées!

-En fait , c’est ton cerveau qui jouit! Peu lui importe que tes fesses soient cinglées ou non. Ce qui compte c’est qu’il l’accepte comme un événement de plaisir et non de douleur, comme une caresse d’un genre particulier. Dès lors la résistance tombe et la jouissance est multipliée. Mais je ne t’apprend rien il me semble

-C’est vrai et du vécu je peux te dire! Dit-elle, et mes fesses s’en souviennent, ça c’est sur ! mais si on parlait un peu des tiennes pour changer, hein, tu me semble bien connaître le sujet.

Le soleil brillait dans le ciel sans nuage, un vent frais faisait grincer l’accastillage. Bleu tanguait doucement dans l’eau noire

-Viens, lui dis-je, allons à l’abri du vent, je vais régler un peu les voiles et on va bien s’installer. Ensuite je te raconte.

Autour d’un thermos de café, j’entamais mon récit. L’atmosphère s’était chargée de sensualité, les yeux de Corinne brillaient d’impatience...

Auteur:Huit rouge