CINGLANTE TRAVERSEE 1

Retrouvailles

Je franchi le pont arrière, clignant des yeux et pu discerner la silhouette de la jeune fille.

Bleu, c’était son nom était un navire peu ordinaire, on aurait dit une jonque, quelque chose d’oriental, de mystérieux se dégageait des formes oblongues et ouvragées de la coque et des proportions massives de la poupe. Une sorte de navire médieval monté d’antennes paraboliques dont la présence rappelait que le vingtième siècle s’achevait.

Rien ne permettait de savoir l’origine exacte de l’embarcation, les documents les plus anciens soigneusement reliés et conservés sous la table à carte, laissaient penser que Bleu eut l’occasion de mouiller dans de nombreux ports d’Asie et du Moyen Orient.

C’est dans le port tranquille de Bratuc, petit village Croate du bord de l’adriatique qu’il reposait depuis un quart de siècle..

-Vous.., euh...Pascal ?

Corinne, à l’aube de ses 23 ans, resplendissait. Le son fluet et timide de sa voix ne trahissait pas l’impression générale de candeur qui émanait de son physique d’adolescente . Ses boucles blondes s’éparpillaient sur des épaules menues, le bleu de ses yeux et la finesse de ses traits avait quelque chose de virginal et d’émouvant.

-Corinne, tu as pu venir, c’est génial!!

Je lui tendit la main

-Bienvenue sur Bleu,... toujours aussi mignonne! tu n’as pas eu trop de mal à trouver ?

-Merci...oh non, tout le monde semble connaître ce bateau par ici, c’est vrai qu’il n’est pas commun, c’est le moins qu’on puisse dire. Je le trouve très beau en tous cas....et tu...

-attends, attends, avant toute choses, embarques, on va fêter ça! dis-je.

Pascal avait maintenant quelque chose de posé, de rassurant, pensa-t-elle, il avait lui bien changé. Le garçonnet qu’elle avait connu s’était transformé en un jeune homme solide à l’allure sereine bien que les traits fins de son visage et ses grands yeux noirs traduisaient toujours la sensibilité voire la fragilité du compagnon de jeux de son enfance.

Abrités du soleil de plomb, à l’ombre du cockpit, je débouchais une bouteille de champagne

-Ça fait combien..? huit ? dix ans ? dit-elle

-voyons, tu es arrivée je devais avoir dans les douze ans, non ? j’en ai vingt et un, ça fait donc pas loin de dix ans , confirmais-je, alors quoi de neuf ? qu’est ce que tu as fait de toutes ces années ??

-oh là là, il y en a eu des choses et pourtant ça ne parait pas si loin...tu te souviens ??

-je crois que je pourrais difficilement oublier, notamment un certain dimanche...

Corinne pouffa,

-hi hi , quelle histoire!! J’en rougi encore!

Son apparente timidité cachait en fait un caractère ouvert et enjoué, curieuse de tout et insouciante. Je ne regrettais pas ce jour ou nous étions croisés par hasard à Marseille sur le vieux port quelques semaines plus tôt. Nous n’avions eu que quelques minutes mais je lui avait proposé de me rejoindre la première semaine de juillet sur la côte adriatique.

Bleu, appartenait à la famille de Milena une Croate de vingt cinq ans qui avait été jeune fille au pair cinq, six ans plus tôt dans ma famille. Connaissant mon goût de la mer et mes compétences, elle m’avait demandé de convoyer le bateau jusqu’au port de Split ou il serait mis à quai et rénové.

Les images de mon enfance me revenaient désordonnées mais toujours un sentiment de profonde affection envers Corinne m’habitait. Je l’écoutai me raconter ses dernières années avec tendresse.

-Bon, c’est pas tout, mais il faut appareiller ce soir si on veut profiter un peu de cette côte sublime, dis-je, je vais te montrer ta couchette, après on fait quelques courses et on largue les amarres, qu’en penses-tu ?

-excellent programme! Acquiesça Corinne

Quelques heures plus tard, les constructions blanches de bratuc s’évanouissaient doucement dans la brume de chaleur, l’étrave écrasait le clapot projetant des embruns qui nous fouettaient le visage, nous étions seuls au monde, émerveillés par l’immensité et la lumière douce du couchant.

La soirée s’écoulait paisiblement, je m’affairais à régler les voiles faisant crisser les tangons, tandis que Corinne étendue sur le roof fixait l’horizon avec l’espoir de percevoir ce fameux rayon vert.

Nous ne fumes bientot éclairés que par les faibles lueurs de la lune et le scintillement des étoiles, le bouillonnement d’écume que traçait le sillage était iluminé de phosphorescence, un sentiment de bien être infini apaisait nos esprits.

-Brrr...Ca fraichi, il va être temps de mettre une petite laine! Dit Corinne, sautillant sur le pont

-tu as raison, couvre moi ce petit corps si charmant, il ne faut pas hésiter à protéger de tels joyaux!

Elle détourna son regard et d’un air soudain grave me demanda

-Pascal, dis...., tu me trouve jolie ?

-Toi ?, Jolie, euh non pas du tout! Je dirai plutôt TRES jolie mon coeur! Tu n’as fait qu’embellir toutes ces années, comment ais-je pu rater ça! plaisantais-je

Corinne baissa les yeux, un peu genée

-C’est vraiment gentil de me dire ça, tu sais

Elle leva ses grands yeux vers moi et quelques secondes s’écoulèrent dans le silence, je regardais son visage avec une grande tendresse, et m’approchant, l’enveloppa de mes mains. Corinne ferma ses jolis yeux et je posai un baiser du bout de mes lèvres sur sa bouche entrouverte. Elle avait le goût acidulé et frais d’un bonbon à la menthe, sa peau d’une grande douceur exhalait un parfum discret d’eau de rose. J’entourais ses épaules, posant une main sur sa nuque que je massais doucement tout en accuentuant la pression de mes lèvres.

Son petit corps frémissant de froid s’était blotti entre mes bras, je sentais le grain hérissé de sa peau contre la mienne qui la réchauffait doucement.

Je lui inclina légerement la tête pour baiser la naissance de son coup, juste derrière l’oreille m’enivrant de son parfum délicat.

-Embrasse moi encore, me dit-t-elle tout bas, frissonnante.

D’une main au niveau de ses reins, je plaquai son corps élastique contre moi. Je sentais la pointe de ses seins s’écrasant sur mon torse et elle comprit aussi certainement la force du désir qui montait en moi...

L’ayant de nouveau rendue muette d’un baiser, je palpai tendrement la naissance de ses fesses, glissant sur son maillot de bain jusqu’à l’ourlet de la jonction de ses cuisses. Corinne s’abandonnai, elle remuait lentement son bassin au grès de la houle, et ma virilité roulait sur son ventre plat manifestant une vigueur sans équivoque.

Je saisis alors l’élastique de son maillot et l’insinua dans le sillon profond de sa croupe, dénudant ainsi un des tendres globe. Je la caressai ainsi un long moment, descendant parfois entre ses cuisses ou le maillot plissait sur le renflement de son sexe. Je sentais l’humidité et la chaleur qui émanait de son entrejambe, Corinne gémissait frottant son corps tiède contre mon sexe tendu.

-Viens, lui dis-je tout bas en l’entrainant vers le carré arrière.

Je fit glisser son maillot et l’attira ainsi, nue entre mes bras, le clair-obscur de cette nuit étoilée atténuait ses reflexes de pudeur et de sa main glissant le long de mon ventre, elle mesura la puissance de mon désir au travers de mon short, respirant fortement.

-Prends moi, fais moi l’amour...me dit-elle dans un chuchotement

Elle s’allongea sur le teck, offrant son corps souple à la voûte celeste. Dans l’obscurité, elle était comme un reflet clair de la lune qui se détachait sur les planches sombres du pont.

Je caressai ses formes douces, frolant ses seins , agacant leus pointes tendues, glissant ensuite le long de ses flancs et de ses cuisses jusqu’à ses genoux encore sagement serrés. J’ouvris alors le compas de ses cuisses accédant en de longues carresses juqu’à la source humide de son plaisir. Son petit abricot orné de boucles soyeuses était doux et chaud, palpitant et plein de vie, la promesse d’un bohneur sans limite.

Je la caressai ainsi longtemps, lui arrachant des gémissements aigus, entrecoupés de tremblements voluptueux.

-Viens..., Viens, implora-t-elle

Nous fîmes l’amour lentement, puis intensément, assoiffés de plaisir, adressant aux étoiles des supplications langoureuses, des gémissement intenses, chantant la mélodie de l’amour..

le plaisir nous emporta ensemble, nous laissant épuisés, heureux et tendrement enlacés.

Auteur:huit.rouge