Nuit de noces

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Elle m'a couché sur ses genoux. Elle a caressé mes fesses à travers la braguette du caleçon. Elle avait ordonné à Marie de me le faire mettre à l'envers. Je savais ce qu'elle allait faire, je savais que j'allais souffrir, je savais que je me laisserais faire, que j'irais jusqu'au bout de son désir. J'avais un peu peur, mais c'était la curiosité qui l'emportait. Enfin elle a baissé le caleçon et elle a commencé la fessée. Elle frappait sèchement, une fesse après l'autre; elle insistait surtout sur la base des fesses; j'essayais de rester stoïque mais je ne pouvais empêcher mon bassin de sauter sous les claques sans pourtant qu'aucune ne tombe à côté de la cible. Ensuite elle est passée aux cuisses, et là, c'était beaucoup plus douloureux. Je battais des pieds, je gigotais mais n'essayais pas de me sauver.

Enfin elle s'est arrêtée. J'avais les fesses et les cuisses en feu; elle m'a jeté au bas de ses genoux. Je suis resté par terre, à quatre pattes. J'étais déjà bien dressé. -Alors, que penses-tu du hors d'oeuvre ? , elle a dit. Je n'ai rien répondu. Bon, maintenant, le plat de résistance, elle a annoncé. Elle m'a enlevé totalement mon caleçon qui gisait mollement sur le bas de mes cuisses, puis elle m'a enjambé et s'est assise sur mon dos, la tête tournée vers mes fesses. Elle a appelé Marie, qui est arrivée avec le martinet. -Vas-y, marie, fouette-le ! elle a dit en riant. J'ai émis de véhémentes protestations, mais je n'ai pas fait un geste. Ma toute nouvelle épouse a ri aux éclats, elle a attrapé mon sexe érigé et l'a comprimé, m'interdisant par là-même tout éventuel mouvement pour me délivrer. Marie, qui subissait souvent le fouet, et l'avait déjà reçu devant moi, savait aussi le manier.

Je souffrais le martyre sous ses coups avisés. Elle fouettait des reins jusqu'au bas des cuisses et suivait scrupuleusement les indications de sa maîtresse : -Là, encore un peu, en bas, ce n'est pas assez... lève le martinet un peu plus haut, que ça cingle bien... fouette uniquement le dos... encore une dizaine... Je dérouillais, je commençais à regretter, j'ai commencé à vraiment gueuler et, enfin, après une dernière série plus violente encore que les précédentes et qui s'est terminée par de virulentes volées sur les mollets, elle a arrêté le bras de Marie, qui semblait infatigable.

- Alors, tu commences à comprendre que ça ne va pas être drôle tous les jours ? elle a demandé. Je n'ai pas répondu. Elle n'attendait pas de réponse. - Marie, apporte-moi du thé glacé, elle a demandé. Marie s'est exécutée, elle est sortie puis revenue aussitôt, portant un plateau qu'elle a posé sur mon dos, et elle est sortie. -Ne bouge pas, a dit ma femme, si tu renverses, tu as la cravache. Je me suis tenu le plus raide possible. J'avais autre chose qui se tenait raide aussi. Elle était dans le fauteuil derrière moi et je ne pouvais la voir. Le temps me semblait long. Je l'ai entendue s'agiter. Puis elle a enlevé le plateau de mon dos. J'ai respiré un peu mieux.

- Viens ici, sur tes genoux, elle a ordonné. Je me suis retourné. Elle était dans le fauteuil, seulement vêtue de la voilette blanche et de ses bas blancs. - Regarde ça, elle a dit en me montrant son sexe. Voilà le dessert ! tu aimes lécher ? Elle a encore ri aux éclats. Elle était magnifique. Je l'aimais. Je me suis approché et j'ai fourré mon visage dans sa chatte, je l'ai léchée, encore et encore, et le temps s'est effacé, et la douleur s'est effacée, elle a caressé mes cheveux et je l'ai léchée avec mon âme et elle a joui en serrant ma tête entre ses cuisses, comme pour m'étouffer, et j'ai bien cru que j'avais joui aussi. J'ai sorti mon visage de son sexe, j'étais à genoux à ses pieds, j'étais sa chose, j'étais son mari, j'étais éperdu d'amour.

Elle a enlevé sa chaussure, elle m'a caressé le sexe avec son pied, elle a encore failli me faire jouir, et pourtant elle disait d'une voix froide pleine de menaces : - Je t'interdis de jouir, je te défends d'éjaculer, je veux te contrôler en entier... Subitement, elle a cessé; elle s'est levée. - Lève-toi, elle m'a dit. Je me suis exécuté. Elle m'a poussé vers le lit avec rudesse. Je suis tombé sur le dos; elle m'a enjambé, elle m'a chevauché; j'ai posé mes mains sur ses fesses, je les ai caressées doucement, voluptueusement. - Enlève tes mains de là, je te défends de me toucher ! elle a crié. J'ai enlevé mes mains. Elle continuait de s'empaler sur moi, d'aller et venir doucement.

- Tu ne mérites pas de me caresser, elle a dit. dis-le ! répète-le ! - Je ne mérite pas de vous caresser, j'ai répété docilement. Tout à coup, elle m'a giflé, fort. - Encore, elle a dit. Dis-moi des paroles de dévotion. - Je ne mérite pas de vous caresser... je ne vous mérite pas... vous êtes trop bonne avec moi, je suis laid et vous êtes belle , trop belle... je suis un moins que rien, et vous êtes divine... vous êtes une déesse... ma déesse...

Elle s'est mise à jouir en criant, en vociférant, elle m'a encore giflé, elle m'a pincé le nez, elle m'a tiré les oreilles. - Vas-y, jouis ! elle m'a dit. tout de suite ! Comme par magie, j'ai obéi.



C'était divin. Je me suis pâmé, j'ai cru mourir. Je pouvais mourir. Si elle le voulait, je me laisserais faire.

Auteur:Inconnu