La Chansonnette

Merci à Nina

La chansonnette Il y a des phases dans la vie où les interrogations qui tournent dans la tête se présentent souvent sous forme de bilans, pas toujours très positifs. Certes, j'étais l'heureuse mère d'une jeune fille ravissante et assez dégourdie pour mériter mon entière confiance, mais la seule relation mère-fille, pour si ouverte et chaleureuse qu'elle soit, ne saurait combler les besoins affectifs d'une femme qui vient d'entrer dans la quarantaine. Le père de Laeticia nous avait quittées voilà plusieurs années et depuis, ma vie sentimentale s'était limitée à quelques aventures sans lendemain, peut être même certaines de ces rencontres m'avaient elles laissé une légère amertume. Leaticia avait depuis quelques temps un copain attitré, un beau gosse gentil mais un peu mollasson, c'est à dire craquant, suivant les critères en vigueur de nos jours. C'est quand, de la chambre, me parvenaient les plaintes de leurs joutes amoureuses, que la morosité évoquée plus haut se transformait en véritable vague à l'âme, avec peut-être en plus, un zeste de jalousie. Les semaines passaient et les vacances arrivèrent. Leaticia m'annonça un jour qu'elle et Daniel allaient partir quelques jours en croisière sur le bateau de Gérard, le père de Daniel. Je n'avais vu Gérard qu'une fois, mais je savais qu'il vivait seul avec son fils et qu'il semblait avoir un certain talent pour faire la nounou. A bord, il ne ferait donc pas seulement le skipper mais aussi le cuistot. Deux jours avant le départ, Gérard me téléphona, à la recherche de son fils, et comme je le remerciais d'emmener Laeticia, en ajoutant qu'elle avait bien de la chance de pouvoir aller faire un petit tour en bateau, il me déclara : " Il y a de la place et il ne tient qu'à vous de nous accompagner. Je serais ravi de ne pas être seul à tenir la chandelle, mais peut-être préférez vous consulter Laeticia avant de me donner une réponse ?. Elle ne tient peut-être pas à être accompagnée par sa mère." Laeticia ayant donné son accord, après une légère hésitation il est vrai, nous nous retrouvâmes donc deux jours plus tard sur un embarcadère, entourés de sacs et colis divers. L'embarquement fut promptement expédié et cap sur le large. La croisière devait durer quatre jours et avait pour but la visite de deux îles. Je dégustai particulièrement l'instant magique où on arrête le moteur pour continuer à la voile. Le silence soudain, seulement troublé par le chuintement de l'eau sur la carène, avait quelque chose d'envoûtant. Le temps n'étant pas très beau, les dames n'eurent pas l'occasion de s'effeuiller pour profiter du soleil. Les tourtereaux s'étaient installés sur la plage avant et les 'vieux' dans le cockpit. Gérard avait mis une ligne à l'eau et ramena quelques maquereaux dans l'intention d'améliorer le repas du soir. Entre deux prises, nous faisions connaissance. Je crois que nous avons abordé tous les sujets possibles. J'ai surtout retenu qu'il était curieux de savoir comment je voyais la vie sentimentale et sexuelle de Laeticia."N'as tu pas peur qu'un débutant comme Daniel ne commette des maladresses un peu lourdes ? " me demanda-t-il. Il ajouta qu'il avait un jour entendu une mère de deux filles annoncer : "Avant de laisser un garçon coucher avec une de mes filles, je lui demanderai d'abord de me montrer ce qu'il sait faire." et il s'empressa d'ajouter: "J'ignore si elle a réellement mis cette belle théorie en pratique." Je crois lui avoir répondu que l'idée me paraissait très intéressante mais que je me voyais mal offrir des séances d'initiation à tous les prétendants de ma fille. Cette conversation eut pour résultat de créer entre nous une ambiance complice, une certaine connivence. C'est seulement en fin d'après midi que nous jetâmes l'ancre dans une crique de l'île, devant une belle plage abritée des vents d'ouest comme le souligna le skipper. La vie sur un bateau est passablement compliquée et il fallut d'abord ranger les voiles, puis gonfler l'annexe avant de pouvoir se rendre à terre. Gérard se montra très prévenant à mon égard, veillant à mon confort, c'est à dire à ce que je ne sois pas trop mouillée durant le transfert. A terre nous prîmes un pot tous ensemble puis les jeunes allèrent faire un tour tandis que Gérard et moi complétions les provisions du bord. Tout le monde se retrouva à bord pour le repas du soir qui fut assez joyeux peut être parce que bien arrosé. La soirée se termina par une partie de cartes avec beaucoup de triche. Puis les jeunes se retirèrent dans la cabine avant... et un ange passa. Gérard me prévint qu'il se lèverait plusieurs fois dans la nuit pour vérifier le mouillage, surtout si le vent tournait ce qui était probable. Là-dessus chacun disparut dans son sac de couchage. Dans la nuit je fus réveillée par des mouvements désordonnés du bateau. Effectivement, le vent avait tourné, levant un léger clapot dans la crique. J'entendis Gérard se lever et sortir sur le pont. Quand il revint, je me dressai sur ma couchette pour m'enquérir de la situation et ce que je vis alors me laissa d'abord muette: debout devant la descente, Gérard se tenait dans le clair de lune, vêtu d'un simple T-shirt. Il se tourna, offrant à mes regards le coté face après le coté pile. Je disparus aussitôt dans mon sac de couchage et il en fit de même sans se savoir observé. J'étais à la fois amusée et troublée. Un pénis se présente sous des aspects très différents suivant qu'il est au repos, en action, ou juste après l'action et je ne pus m'ôter de l'esprit l'idée que le membre que je venais de voir bénéficiait d'un début d'érection matinale. J'eus du mal à retrouver le sommeil. Sur le petit matin, je fus à nouveau réveillée par une agitation semblant provenir de l'avant du bateau. Ce que je craignais ne tarda pas à ce concrétiser: nos tourtereaux saluaient à leur manière le lever du jour. Les gémissements cadencés furent bientôt remplacés par des râles et des plaintes et le tout se termina par un "HAAAAAAA" retentissant. Je ne bougeais pas pensant que le fait que Laeticia avait la jouissance bruyante n'avait sûrement pas échappé à Gérard. Il se leva quelques minutes plus tard, me regarda et, toujours vêtu de son seul T-shirt, dit avec un sourire résigné: "Chez nous, on les entend jusqu'au fond du jardin." et il sortit arroser les vagues comme il appelait ça. J'en conclus qu'il était nettement plus cool qu'on aurait pu le supposer à priori. Il revint et se réinstalla pour un petit somme. C'est le soleil qui nous réveilla deux heures plus tard. Installés dans le cockpit nous avons savouré un petit déjeuner soigné, les hommes purent en plus savourer l'anatomie de Laeticia qui, profitant du soleil déjà assez haut, ne portait qu'un slip tanga. Je surpris plusieurs regards de Gérard vers ses seins qui avaient l'insolence de ses 18 ans. Ajouté à mes visions nocturnes cela ne fit que me troubler d'avantage et la question commença à monter au fond de moi: "pourquoi n'en fais-tu pas autant? Tu peux te le permettre!" Gérard mit fin à ma rêverie morose en me proposant de faire la randonnée du tour de l'île, ce qui prendrait une demi journée environ. J'acceptai avec enthousiasme, contente d'échapper à la tension que je sentais monter à bord et en moi-même. Tandis que Daniel nous conduisait à terre, assise sur le boudin du pneumatique contre Gérard, le contact de son corps me parut rassurant et même agréable. En débarquant, c'est avec un plaisir particulier que je pataugeais dans le sable mouillé et soudain, comme si ce contact était le dernier ingrédient d'une alchimie lancée depuis la veille, une vérité toute simple éclata dans ma tête: j'étais en chaleur! Tout mon corps et mon être réclamaient le mâle! Je vis aussi que cette prise de conscience soudaine ne resterait pas sans conséquences, j'avalai ma salive, mais maintenant que la situation était claire, il ne me restait plus qu'à agir en conséquence. Le sentier suivait la côte escarpée en faisant de nombreux zigzags. Chemin faisant, je gambergeais. Gérard était un type agréable et avait de surcroît, une manière discrète d'exprimer sa virilité, si l'on fait abstraction de son vêtement de nuit. J'avais avec lui l'occasion de mettre un terme à plusieurs années de tristesse. Ce soir décidai-je, je me promènerai aussi rien qu'avec un T-shirt ou même moins. Si ça ne suffit pas, je profiterai d'une de ses sorties nocturnes pour aller frotter mes fesses aux siennes. J'étais décidée, au fond de moi montait une chanson: "je veux baiser, je veux baiser..." C'est dire si je portais attention au paysage, pourtant fort beau. J'aperçus pourtant une petite plage encastrée entre les rochers et proposai à Gérard d'y faire une halte pour profiter du soleil. Après avoir descendu un sentier assez raide, nos pieds foulèrent bientôt le sable. Aussitôt je quittai mes chaussures et le contact de mes pieds nu avec le sable mouillé réveilla en moi à nouveau des sensations diffuses mais combien agréables. Mon espoir d'être sur une plage naturiste fut déçu car je découvris un autre couple parfaitement "correct". Je décidai donc de faire un compromis et quittant le top, le short et le soutien-gorge, je m'allongeai ainsi sur le sable. Gérard se mit en maillot et partit faire trempette. Quand il revint, j'étais sur le ventre, fantasmant à nouveau sur le moyen de faire évoluer les choses et je fus surprise de le sentir se pencher sur moi et déposer, sur chacune de mes fesses un gros bisou assez long pour me faire frissonner. " hm mm " dit-il,"que c'est bon". Là-dessus, il s'allongea sur le dos à côté de moi. Sans plus hésiter, je me redressai sur les coudes, me penchai sur lui et lui roulai un patin bien baveux qui trahissait ma faim sans aucune équivoque. Il m'enlaça et me serra contre lui. Je sentais la pointe de mes seins frotter délicieusement sur son torse velu, c'était déjà le sixième ciel. Hélas, des voix enfantines se rapprochant nous tirèrent de notre étreinte et nous nous rallongeâmes sagement, seules nos mains refusant de se séparer. Je jubilais, la petite chanson revenait : "je vais baiser, je vais baiser". Au bout d'un moment, il me proposa de continuer la randonnée et j'acquiesçai car la plage se peuplait de plus en plus et il était clair que nous n'avions plus rien à faire là. Alors qu'il allait fermer le sac à dos contenant nos affaires, je lui tendis le soutien-gorge en lui disant: "Il y a sûrement une petite place pour ça aussi, non?". Il sourit en murmurant : "Tu es vraiment adorable." Chemin faisant nous nous embrassions de temps en temps, échangeant des caresses appuyées. Je marchais sur un nuage, j'étais à nouveau capable d'admirer le paysage. Nous fîmes une nouvelle halte sur un cap très venté et pour me protéger, je m'assis entre ses jambes. De nouveau il m'embrassa et glissant ses mains sous le top, me caressa doucement les seins. Il était doux et cela me donnait confiance. La tension entre nous avait changé de nature, elle était plus subtile, moins lourde, nous nous sentions déjà proches, le contrat était signé. C'est vers le milieu de l'après-midi que nous retrouvâmes les jeunes sur la plage, face au bateau. Daniel semblait faire la sieste et Laeticia se baignait. Je convins avec elle que nous reviendrions les chercher en fin d'après-midi, ce qui nous laissait trois heures tranquilles et nous embarquâmes dans le pneumatique. Nous étions assis face à face et j'en profitai pour mélanger nos jambes. Arrivés à bord quelle ne fut pas ma surprise d'entendre Gérard me dire: "Que penses-tu d'un café?" et d'ajouter avec un sourire plein de tendresse malicieuse "pour prendre des forces". J'éclatai de rire et disparus dans le minuscule cabinet de toilette. Là, je me contentai de rafraîchir mon intimité et j'enfilai un slip brésilien et une chemise 'homme' qui ne m'arrivait qu'à mi-fesse et dont je ne fermai que deux boutons. En sortant dans le carré j'entendis l'eau qui chantait déjà dans la casserole. Je me glissai près de Gérard qui me jeta un coup d'oeil admiratif et m'attira contre lui pour échanger un baiser des plus sensuels. Voyant qu'il faisait mine de retourner vers son café, je montai les deux marches de la descente et m'installai là, la tête seule émergeant sur le pont. Cette position avait l'avantage décisif de placer mes fesses sous son nez. L'effet attendu ne tarda pas à se produire et je sentis ses mains parcourir mes cuisse tandis que ses lèvres se posaient sur mes fesses pour des baisers humides. Dehors je regardais les gens sur les bateaux, avec envie de leur dire: "j'ai l'air de me bronzer mais en réalité, je me fais astiquer le cul". Gérard semblait décidé à prendre son temps. Il me déclara d'ailleurs plus tard : " Une femme comme toi, ça se déguste." Pour mon bonheur, sous le pont, la dégustation continuait. Ses mains étaient remonté sur mon ventre et glissaient lentement vers mes seins. Il entrepris de les caresser lentement, se contentant parfois de les effleurer, puis titillant le bout des mamelons, sa bouche parcourant la limite du slip qu'il faisait descendre, millimètre par millimètre. Il me fit alors découvrir une manière que j'ignorais de provoquer l'érection des seins. La main bien à plat, il tournait la paume sur la pointe du mamelon ne frottant que celui-ci, c'était exquis. J'avais posé la tête sur les bras croisés sur le pont, je ne voyais plus ni les bateaux, ni la plage, je guettais seulement la montée des premiers frémissements de jouissance. Sa bouche était maintenant parvenue à mon pelvis que je n'avais que modérément épilé. Il prit alors le slip avec les mains et le fit lentement descendre, s'interrompant pour me masser légèrement le buisson du bout des doigts tandis que sa bouche partait à la découverte des zones qu'elle n'avait pu encore explorer. Alors que mon slip venait d'atterrir sur mes chevilles, d'un coup je sentis sa langue investir ma chatte et poussai un gémissement de bonheur. Je relevai la tête, et regardant autour de moi avec sans doute un air de défi, je levai la jambe, haut, pour remercier, pour encourager, pour me faire plaisir. Sur les bateaux et sur la plage, des centaines de gens allaient et venaient, et moi, visible ( en partie ) de tous, je me faisais lécher. Divin, extatique, transcendant. Gérard réagit aussitôt et enfouis son visage entre mes cuisses pour appliquer à mes lèvres brûlantes un long, long baiser, que je dus contribuer à rendre très humide. Puis il y eut une pause. N'en comprenant pas la raison, je me penchai vers l'intérieur : Gérard me tendait une tasse de café en disant :" Madame souhaite-t-elle prendre son café sur la terrasse ou préfère-t-elle dans le salon?". Son regard se voulait insolent mais ne pouvait cacher une immense tendresse. Je descendis les deux marches, vêtue de ma chemise entretemps grande ouverte. " Votre tenue laisse à désirer " lui dis-je et j'entrepris d'ouvrir son short que je fis tomber avec le slip à terre. Ma chemise les rejoignit dans l'instant." Maintenant prenons le café". Nous étions nus et son érection était tout à fait honorable. Il s'assit sur une banquette et m'invita à m'installer sur ses genoux. N'importe quel observateur confronté sans préavis à une telle scène l'eut trouvée surréaliste, voire grotesque, mais les deux personnages de ce charmant tableau l'appréciaient sans réserve. Lui, une tasse dans la main droite et caressant le bas de mon dos de la main gauche, moi assise sur ses genoux, la tasse dans la main gauche et la main droite serrant doucement son membre. Sa bouche allait de la tasse à mon sein qu'il suçait léchait et pinçait du bout des lèvres. J'eus alors un geste dont je fus la première surprise : je caressais le gland de l'index de ma main libre et lorsqu'il me parut bien mouillé, je le plongeai dans mon café. Après avoir répété cette manoeuvre plusieurs fois, je levai ma tasse et la vidai d'un trait. Pendant tout ce temps nos regards étaient restés soudés l'un à l'autre. Le café fini, Gérard en quelques instants déplia la couchette double, y installa les coussins et son sac de couchage grand ouvert et, assis sur les talons, me tendit les bras. Nous eûmes une longe étreinte, allongés, puis me mettant sur le ventre, Gérard s'assit sur mon dos, tourné vers mes pieds, et se penchant sur mes fesses les couvrit de baisers. Petit à petit, je sentis sa langue descendre entre mes rondeurs et s'attarder longuement sur mon petit trou. Jamais encore on ne m'avait honorée d'une telle attention et je sentis des larmes d'émotion m'inonder les yeux. Coincée sous lui, je ne pouvais que subir. Sa langue continuait de descendre et je la sentis bientôt qui s'insinuait dans mon vagin tandis qu'en même temps, un doigt prenait possession, mais sans trop insister, de mon petit trou. Un voluptueux mélange d'appréhension et de désir m'envahissait et je sentais des frissons parcourir tout mon corps. Je cambrais les reins et écartais les jambes autant que je pouvais. Sa langue tournait sur mes lèvres puis plongeait dans le puits avant de repartir vers le bouton rose qui, je le sentais, émergeait de plus en plus comme craignant d'être oublié. Un temps passa ainsi dont il m'est impossible d'apprécier la longueur puis Gérard roula sur le coté, j'en fis de même et nous nous retrouvâmes dans l'incomparable position du 69. Je ne résiste pas à la tentation d'ouvrir ici une parenthèse concernant cette position aussi mal comprise que souvent utilisée. Cette position m'a toujours fascinée car basée sur la réciprocité, chaque amant étant tributaire de l'activité de l'autre. Le 69 est à mon sens la voie royale vers l'orgasme, surtout quand les amants sont de même sexe. Si la chatte est la porte du puits d'amour, la langue est la clef de cette porte. A l'inverse, mesdames, est -il raisonnable de laisser un pénis investir votre intimité sans l'avoir examiné et préparé de manière approfondie. Là aussi la langue joue un rôle primordial. Je pense qu'aucune femme respectueuse d'elle-même ne devrait accepter de baiser sans avoir au préalable bénéficié d'un léchage de minou en règle. Ce qui bien sûr suppose qu'elle a, elle aussi, effectué son travail de bouche. Mais revenons sur notre bateau où nous étions justement sur le point de lancer notre 69. Je me mis donc à lui sucer le bout du gland, d'abord, puis tout le gland tandis qu'il recommençait à fouiller ma chatte avec sa langue et reprenait d'avant en arrière le travail dont il s'était si bien acquitté d'arrière en avant. Il m'avoua plus tard qu'il adorait mettre sa tête entre mes cuisses car ma peau était à cet endroit d'une douceur extrême. D'une main je lui caressais les fesses tandis que l'autre partait en exploration des accessoires. Lui se concentrait maintenant sur mon bouton rose. L'un et l'autre poussions des grognements de satisfaction. Nous formions un cercle délicieusement vicieux dans lequel l'énergie circulait en s'accélérant. Emportée dans ce tourbillon de caresses brûlantes, j'avais cessé d'exister, mon ego s'était dissout. Brusquement, il me repoussa et s'agenouilla, jetant sur moi des regards ardents de concupiscence. N'y tenant plus moi non plus, je roulai sur le dos, jambes bien écartées et lui tendant les bras je dis : " Viens!" Aussitôt il s'allongea sur moi et entrepris de me pénétrer. Après ma longue abstinence j'avais quelque appréhension et la chose ne fut pas aisée, mais par petit coups successifs, il poussa son membre jusqu'au fond de moi et la petite chanson résonna à nouveau dans ma tête: " Je baise, je baise...." Ce mantra inattendu eut l'effet miraculeux de changer ma douleur en jouissance. S'étant bien installé, Gérard passa un bras sous une de mes jambes faisant basculer mon cul vers le ciel et entrepris illico des va-et-vient qui ne manquèrent pas leur effet. Un grand spasme me secoua et j'éclatai dans un orgasme que je n'avais que trop attendu. Quand je revins, j'étais comme ivre et ce n'est que très vague et lointaine que je perçus sa voix me disant: "J'aimerais te prendre par derrière." Je me tournai donc et l'accueillis à nouveau avec délectation. Ses va-et-vients reprirent, glissant une main entre mes cuisses je caressais ses bijoux tandis que son ventre cognait de plus en plus fort sur mes fesses. Puis il s'arrêtait avant de reprendre tout doucement, augmentant à nouveau la cadence. J'étais en transe, je pense avoir même crié ( c'est sûrement de famille ). Il poussa un grognement, cogna deux fois encore plus fort et je sentis une explosion de chaleur envahir mon vagin. Je repartis en extase orgastique tandis que Gérard s'écroulait sur moi. Nous sommes restés longtemps ainsi, allongés, mélangés, n'osant pas bouger de crainte de rompre l'enchantement qui nous avait frappés. C'est la petite chanson qui de très loin, à peine audible, me ramena doucement à la réalité: "J'ai baisé, j'ai joui, j'ai baisé..." Mais rien n'arrête le temps et après nous être étreints et relèchés, Gérard s'habilla pour aller récupérer Laeticia et Daniel qui devaient commencer à s'impatienter. Je ne sais si c'était par provocation ou par fierté, mais je remis ma tenue d'allumeuse, brésilien et chemise. Quand Laeticia arriva elle ouvrit de grands yeux puis, se reprenant, elle me dit : "Maman, tu as rajeuni de dix ans." C'était exactement ce que je ressentais.

Auteur:Inconnu