Ma dernière fessée

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Je m'appelle Nathalie. J'ai 24 ans. Ma dernière fessée remonte à mes quinze ans. Je m'en souviens comme si c'était hier. Bien sûr, enfant j'avais reçu pas mal de corrections sur mon derrière grassouillet de fillette. Le plus souvent à la main, lorsque la bêtise que j'avais faite n'était pas trop grave. C'est Maman qui me couchait sur ses genoux, et me donnait quelques bonnes claques, tantôt sur ma culotte (dans ce cas ce n'était pas bien méchant), tantôt sur mes fesses nues, la culotte baissée aux genoux, pour m'entraver. Dans ce dernier cas les fesses me cuisaient, à la fin. Mais je supportais la punition sans me plaindre, mettant toute ma fierté à ne pas pleurer et à ne pas supplier Maman de cesser.

Si je m'étais vraiment mal conduite, c'est Papa qui officiait. Et lui utilisait uniquement le martinet. Un terrible martinet aux lanières de cuir courtes, épaisses, qui me faisaient un mal fou lorsqu'elles s'abattaient sur mon derrière tout nu, car c'est ainsi que je devais me présenter à Papa. Debout, la robe ou la jupe relevée au dessus de la taille, retenue par une ceinture, la culotte de coton blanc baissée jusqu'à mes pieds, je devais mettre mes mains sur ma tête et les y conserver jusqu'à la fin de la fessée. En me tenant bien cambrée pour m'offrir au maximum à la correction. Et gare si je tentais un geste de défense vers mes pauvres fesses martyrisées ! C'était au moins cinq coups de plus. J'étais partagée entre l'instinct de me protéger et la peur des coups supplémentaires.

Terrible ! Papa frappait fort, lentement comme pour faire durer le supplice et me laisser tout le temps d'avoir affreusement peur en attendant la prochaine volée des lanières. Ces minces bandes de cuir me faisaient un mal de chien. J'avais l'impression d'une brûlure, d'une morsure de mes pauvres chairs nues, exposées sans défense. Très vite je frémissais sous les coups, puis j'entamais une sorte de danse, du sur place qui me faisait sautiller d'un pied sur l'autre, gênée par ma culotte entortillée autour de mes chevilles. Malgré tous mes efforts, toute ma fierté à endurer sans me plaindre, je me mettais immanquablement à pleurer, de plus en plus fort. Enfin je suppliais Papa d'arrêter.

- Papa, non ! Assez ! J'ai trop mal. Arrête !

Il continuait encore quelques instants, pour bien imprimer la marque des lanières sur mes fesses. Puis il quittait ma chambre sans un mot, me laissant le derrière en feu, le visage baigné de larmes, n'osant remettre ma culotte par crainte d'aviver la douleur. Couchée sur le ventre je pleurais longtemps, seule, mortifiée et souffrante. Lorsque j'ai eu douze ans, les fessées de Papa ont brusquement cessé. D'abord je n'ai pas compris. Puis j'ai réalisé qu'il ne devait plus oser traiter la jeune fille que j'étais devenue comme la gamine d'hier. Pudeur, gêne, malaise ? Allez savoir. Maman elle aussi a fini par ne plus me fesser. Tout allait donc pour le mieux, jusqu'à ce soir fatidique de mes quinze ans. Mes parents étaient invités chez des amis. Moi je devais retrouver mon petit ami pour une soirée en boîte. J'avais prévu de quitter la maison en cachette et de le rejoindre pour la nuit. Seulement voilà, mes parents ont tenu absolument à ce que je les accompagne.

Catastrophe ! Que faire ? A la fin du repas, vers 10 heures, j'ai eu une idée géniale. J'ai prétexté un violent mal de tête pour demander à rentrer à la maison. Très contrariés mes parents ont quitté leurs amis et m'ont raccompagnée. De mauvaise humeur, pestant contre cette fille qui leur gâchait de si bons moments. Arrivés chez nous je me suis tout de suite enfermée dans ma chambre et j'ai attendu. Au bout d'un moment tous les bruits ont cessé. Les lumières se sont éteintes. Mes parents étaient couchés. Comme je ne m'étais pas déshabillée, j'ai été vite prête. Le temps d'ouvrir la porte de ma chambre, de traverser le long couloir obscur et de refermer la porte d'entrée, j'étais dehors. Le tout dans le silence le plus complet. J'avais l'habitude. La soirée a été super. Je me suis amusée comme une folle. Encore toute excitée de la nuit géniale que je venais de passer j'ai regagné ma chambre sans prendre sans doute assez de précautions.

Malheur ! A peine ma porte refermée, alors que j'allais m'affaler sur le lit, mon père est entré dans ma chambre, criant et gesticulant comme un fou.

- Ah c'est comme ça ! Mademoiselle se moque de nous ! Nous prend pour des idiots ! Ça, ma petite, tu ne vas pas l'emporter au paradis. Déshabille-toi… Entièrement… Et vite !

J'étais médusée. Terrorisée à l'idée de ce qui m'attendait et affreusement honteuse de devoir me mettre toute nue devant mon père. A mon âge. Mais j'ai compris qu'il ne servirait à rien de discuter. Je ne ferai qu'aggraver mon cas. La mort dans l'âme je me suis exécutée, traînant tellement à enlever mon soutien-gorge pour libérer mes seins bien ronds que Papa s'est encore emporté :

- Alors, tu te décides ? Ou tu veux que je t'aide ? Vous pouvez croire que j'ai eu vite fait de me débarrasser de ma culotte ! Les mains croisées sur mon pubis orné de ma jolie toison dorée, j'ai attendu, morte de honte et de peur.

- Couche-toi sur le lit. A plat ventre. Et ne t'avise pas de bouger ! J'ai obéi, une fois encore. Que pouvais-je faire d'autre ? Sottement j'ai caché mes yeux avec mes mains comme si cela dissimulait ma nudité. J'ai entendu quelque chose glisser sur du tissu. Qu'est-ce que ça pouvait bien être ? J'ai été vite fixée ! Le premier coup de ceinture, asséné avec une violence folle, m'a coupé le derrière en deux, en travers, me faisant bondir désespérément sur le lit.

- Je t'ai dit de ne pas bouger ! Tu as compris ? J'ai essayé de supporter les coups suivants. Mais ma résistance n'a pas duré. C'était trop douloureux. Rien à voir avec le martinet de mon enfance. J'avais l'impression que la lanière de cuir me marquait au fer rouge, écrasant mes chairs et les lacérant. Mais le pire était à venir. La terrible fessée se poursuivant, les coups tombaient maintenant sur des zones déjà meurtries. Alors là c'était horrible. Une véritable torture. Epouvantable. Intolérable. Le sifflement de la lanière dans l'air, le bruit mat du cuir qui s'écrase sur mes fesses et, une fraction de seconde plus tard, l'atroce brûlure, qui se prolonge en élancements vrillants jusqu'à la taille. A chaque contact du cuir souple je sentais la chair de mes pauvres fesses trembloter, avant de s'écraser sous la lanière. J'avais l'impression qu'elles se ratinaient, comme cuites.

Et pourtant il me fallait bien encaisser ! J'étais sûre de saigner. J'avais perdu la notion du temps, du nombre de coups reçus. Je ne pouvais même pas écouter les remontrances dont Papa accompagnait chaque volée. Uniquement concentrée sur ma douleur, perdue dans une bulle de souffrance. Je crois que je hurlais à chaque coup reçu, hoquetais de sanglots énormes dans l'intervalle. Je ne sais plus. C'était indescriptible. Enfin ça a cessé. Les coups de fouet. Pas la douleur. Mon calvaire n'était pas fini. Je n'osais même pas bouger. Le plus petit mouvement relançait les piqûres d'aiguilles rougies au feu sur mes fesses tuméfiées. M'arrachait des plaintes incontrôlées. Combien de temps suis-je restée ainsi, prostrée, boule de meurtrissure, effondrée ?

Bien plus tard, lorsque je me suis levée au prix de nouvelles douleurs, j'ai été horrifiée en découvrant mon derrière dans la glace. La ceinture y avait imprimé des marques profondes. Larges sillons violacés sur toute la surface, stries rouge vif aux endroits où les impacts avaient été particulièrement violents, avec ça et là des perles de sang séché. Vraiment il n'y était pas allé de main morte ! Quelle raclée j'avais reçue ! Pas question de pouvoir mettre une culotte ! Pendant deux jours je n'ai pu supporter qu'une robe ample, sans rien dessous. J'ai renoncé à m'asseoir, mortifiée par les regards entendus et ironiques de mes parents. Condamnée à demeurer debout ou couchée sur le ventre. Pendant tout ce temps là j'ai dû manquer le lycée.

Souffrant le martyre, lorsque j'y suis retourné, au contact du tissu du pantalon sur mes chairs encore terriblement sensibles. Impossible de mettre une jupe. J'aurais eu trop peur qu'un incident la relève et dévoile à tout le monde ce que je venais d'encaisser.

- Alors, m'a dit Papa ? Tu as compris ? Que ça te serve de leçon ! Je n'hésiterai pas à recommencer si tu t'avises de nous ridiculiser à nouveau, ta mère et moi. Oh oui !

J'avais compris la leçon. Pour ça oui ! J'ai été une fille exemplaire jusqu'à mon départ pour la faculté où j'ai pu mener ma vie comme je l'entendais. Le plus curieux c'est que je n'en ai jamais voulu à Papa pour cette ultime fessée qui m'a marquée physiquement pendant plus d'une quinzaine de jours et moralement pour de longues années.

Auteur:Inconnu